‹ Traité d'électricitéChapitre 44 sur 57 · II · texte numérisé non relu

II

Avei: des pùles d'autimouie (Fi^. /|/|2), k spedre^l silbiiiié par des raies très brillantes^ beaucoup plus iiombitHises que dans les spectres des autres métaux.

lis. Ui.

Avec des pôles de plomb, le spectre est remarquable par retendue du violet, et jiar les raieg brillauli^s de telle couleur*

L'ctaiii, le 1er, le platine, aiiployes connue iKilus, Ibur-

EFFETS M Misnrx, 531

ni^'îrnt des spottres silloiiîiijs tie raies hrilUuilos qui ne lin''sent<'nt rien de bien remarqLiîihlc.

Avec des pAIes de bismuth (Fîg* 443), h vert pst traversé par une nmltitude de raies très brillantes.

Flf . 443,

IiïdépemlammeiU de-s raies particuliÈres <[ui les cftract^Visent, tous ces spectres contiennent un certain nombre de raies qui leur sont communes^ el dont Texistence mi complètement inflq>endan te dfi la natui^des pôles. Dans les Figures kki^ hl\2, 443, ces raies brillantes communes h tous les spectres sont indiquées par les lettres «, €, y, i.

Lorsque Vélincelle est produite dans un espace plein d'air raréli^, elle tend h prendre une couleur rouge jKïurpre. Dans cette circonstance, pour une même distance explosive, Tintensité des muleurs du spectre et des raies brillantes diminue ii mesure que la densité du gaz devient plus faible, mais la position des raies ne change pas.

Dans Thydrogène, k la pi-ession ordinaire, rétincelle a aussi une couleur rouge pourpi'e ; le s[.K^clre wxùi les mt^mes apparences que daiis Tair rarélie, et la position des raie-s brillantes reste toujours la mènje.

Are voicaïqae. — Le spectre de l'arc voltaïque présente la même composition que celui de Tétincelle du condensateur. Quand on fait varier la nature des pôles, on retrouve les principales raies lumineuses que nous avons déjà signalées avec leurs positions et leurs teintes caractéristiciues. Les spectres des divers arcs contiennent aussi les raies brillantes «, 6, y, i, communes aux spectres des étincelles du condensateur.

M. Masson a vérifié Texactitude de ce que SIM. Draper et L. Foucault avaient déjà dit relativement à Tabsencede toute raie dans le spectre de Ijsi lumière émise par le platine rougi par le passage d'un courant, et par les charbons polaires incandescents ; ce fait paraît devoir être généralisé, et étendu aux radiations lumineuses de tous les corps solides incandescents.

M. Masson s'est assuré encore que le spectre des étincelles produites dans un liquide, soit par un condensateur, soit par une pile à haute tension, ne présente pas de raie brillante. Cependant, dans un cas où le liquide était de l'alcool et où il avait employé des boules de laiton pour pôles, le spectre présenta de magnifiques raies brillantes; mais les boules polaires avaient perdu le tiers deleuv poids, le liquide tenait en suspension une matière noire qui était sans doute de Toxyde ou du métal très divisé. Il y avait donc eu transport de matière conductrice, et un arc véritable s'était établi d'un pôle à l'autre. M. Masson substitua du charbon au métal; le liquide resta parfaitement transparent, il n'y eut pas de matière transportée, l'arc ne s'établit pas, et la lumière électrique fournit un spectre sans raies brillantes.

EFFETS Ll MINErX. 53S

Décliarfc« de Tapparcll il*lndiictloii avec eoiiden- ■aleiir annexé au circuit induit. — QueHe que SOit la

nature des pôles, le spectre des décharges de Tappareil d'induction a la même composition que celui des étincelles d'un simple condensateur et des arcs voltaïques. M. Masson a constaté, en outre, que la nature des gaz et leur degré de raréfaction n'exercent d'influence que sur l'intensité du phénomène lumineux ; la couleur et la position des raies brillantes du spectre des décharges d'induction restent toujours les mêmes que dans l'air à la pression ordinaire. Ajoutons enfin que les raies communes «, Ç, y, 5, se retrouvent toujours dans le spectre des décharges d'induction, et à la même place que dans les spectres des étincelles du condensateur et des arcs voltaïques.

En résumé, l'ensemble de tous ces faits nous permet d'établir avec certitude que la composition des spectres électriquesest, pour une même substance employée comme pôles, indépendante de la nature et de l'intensité de la source électrique, de la nature et de la densité du milieu gazeux au sein duquel se produit le phénomène lumineux.

D'autre part, toutes les observations s'accordent pour montrer que la composition de la lumière électrique dépend de la nature des surfaces polaires; nous avons vu, en effet, que chaque substance employée comme pôles fournit son spectre propre, caractérisé par la couleur et la position des raies brillantes dont il est sillonné.

Il est donc incontestable que ces raies brillantes sont les radiations des particules matérielles arrachées par l'électricité, et entraînées à l'état d'incandescence à travers 1 'espace qui sépare les surfaces polaires.

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