‹ Traité d'électricitéChapitre 45 sur 57 · II · texte numérisé non relu

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Cependant M. L. Foucault a prouvé que la double raie brillante D se retrouve, constamment et à la môme place, dans le spectre de tous les arcs voltaïques ; de son côté, M. Hasson a signalé l'existence de quatre raies brillantes qui sont communes à tous les spectres électi'iques. Il y a donc des raies lumineuses qui, par leur couleur et leur position dans le spectre, restent complètement indépendantes de la nature de la source électrique et des surfaces polaires employées ; rappelons-nous en outre que, dans es expériences de Davy (page 488), le passage de la décharge électrique à travers une chambre barométrique refroidie à 29'' au-dessous de zéro, déterminait la manifestation de phénomènes lumineux appréciables. En présence de ces faits bien constatés, il est au moins permis de se demander si le flux électrique de l'étincelle et de l'arc n'est pas aussi, par lui-même, une véritable source de lumière ; si, en d'autres termes, le spectre d'un arc ou d'une étincelle ne serait pas constitué par la superposition de deux images, dont l'une serait le $/jectre propre du flux d'électricité, et l'autre le spectre de l'atmosphère des particules incandescentes incessamment transportées d'un pAle h l'autre.

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