DE L*0RA6E
soldat Toutes les armes sont déchargées à la fois, toutes les détonations sont produites au même instant, mais elles arrivent sucœssivement à Tobservateur qui jDerçoit d'abord le bruit du premier fusil, puis celui du second, puis celui du troisième, etc. Et, comme le son ne parcourt que 3^0 mètres par seconde, il est évident que le bruit perçu par l'observateur à la suite de toutes ces détonations simultanées se prolongera pendant une seconde pour une file de 3^0 soldats, pendant deux secondes pour 680 soldats, et en général pendant un nombre n de secondes pour, une file composée de n fois 3^0 soldats.
La file de soldats restant rectiligne^ l'observateur peut se placer en un point quelconque de la perpendiculaire élevée sur son milieu. Le premier bruit qu'il percevra sera évidemment celui du fusil du soldat du milieu de la file. Il recevra ensuite, successivement et par couples^ les bruits des fusils de chaque groupe de deux soldats symétriquement placés par rapport au milieu. Ces détonations produiront donc un roulement d'une certaine durée qui se terminera par les bruits des fusils des deux soldats placés aux extrémités de la file. — Les soldats étant rangés circulairement, plaçons l'observateur au centre de la circonférence. Dans ce cas, l'observateur sera à égale distance de tous les soldats, il n'entendra plus de roulement, niais une seule détonation formée de la réunion des bruits de tous les fusils décharges en même temps,
A la suite de ces considérations, Ârago ajoute : « Âi-je
» besoin d'en dire davantage pour que chacun comprenne
» l'étroite liaison qu'il y a entre les éclats du tonnerre et
» les zigzags des éclairs ? Quand un éclair qui fuyait, si