‹ Traité d'électricité statique (volume 2)Chapitre 137 sur 201 · I) — (III) = 218,75 — 208,25 = 10,5, (II) — (IV · texte numérisé non relu

I) — (III) = 218,75 — 208,25 = 10,5, (II) — (IV

Cette dernière vérification est satisfaisante, vu la petitesse des déviations.

Dans tous les cas, le liquide du vase extérieur n'intervient pas; on peut donc considérer ces expériences comme démontrant, non pas que la loi de Volta est applicable aux liquides, mais qu'elle n'est pas vraie pour les contacts des liquides avec les métaux.

908. Deux liquides et deux métaux. — Cette forme de couple est l'une des plus employées parce qu'elle donne une force électromotrice qui varie très peu. Les deux liquides peuvent être mis directement en contact l'un au-dessus de l'autre, mais le plus

souvent on les sépare soit par une membrane, soit par un vase en terre poreuse; le contact des liquides est ainsi assuré sans qu'ils puissent se mélanger. Tel est, par exemple, le couple de Daniell (fig.

251), formé par une lame de cuivre C plongeant dans une dissolution de sulfate de cuivre, et d'une dissolution de sulfate de zinc dans laquelle plonge une lame de zinc Z. La force électromotrice a pour expression

Fis- 251

E = Cu | CwO.SO3 H- CwO.SO3 1 ZnO.SO5 H- ZuO.SO3 1 In -h In | C«.

On dit habituellement, dans ce cas, que le cuivre forme le pôle positif du couple, c'est-à-dire l'extrémité qui est au potentiel le plus élevé ; cela est exact si l'on sous-entend que le zinc qui forme l'autre pôle sera terminé aussi par un bout de cuivre.

Fie:. 25°2.

Pour constituer une pile, il suffit de réunir un certain nombres de couples bout à bout en faisant communiquer le cuivre de chacun d'eux avec le zinc du suivant, en ayant soin que les métaux se succèdent toujours dans le même ordre d'une extrémité à l'autre (fig. 252).

On a imaginé un très-grand nombre de couples électriques,

de nature et de formes très-variées ; nous n'insisterons pas sur la description de ces différents appareils.

Page 1