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LE SULFATE DE CUIVRE

CALCULÉES

Les mêmes relations ont été vérifiées par M. Gaugain pour le eas de deux plateaux parallèles maintenus à des distances dif-

férentes. Il résulte encore de là une conséquence importante, c'est que les lois de la propagation de l'électricité dans les corps très-mauvais conducteurs comme l'huile d'olive et, à plus forte raison, les fils de coton, sont les mêmes que pour les conducteurs ordinaires; les méthodes employées par M. Gaugain, pour la vérification des lois d'Ohm et l'étude de la propagation, se trouvent ainsi justifiées de nouveau.

980. Phénomènes calorifiques. — Les lois relatives à la chaleur dégagée par les courants dans les conducteurs sont identiques à celles que M. Riess a découvertes (407 et suiv.) pour les décharges de batteries ; mais on peut les vérifier dans le cas actuel avec une précision beaucoup plus grande, parce que la mesure de l'intensité des courants et de la résistance des conducteurs comporte plus d'exactitude et que l'on peut disposer d'une quantité de chaleur quelconque en prolongeant la durée des expériences. M. Joule (4) faisait passer un courant, dont l'intensité était mesurée au moyen d'une boussole des tangentes, par un fil de cuivre plongé dans un calorimètre contenant une certaine quantité d'eau, et comparait la quantité de chaleur dégagée pendant un certain temps à la valeur moyenne de l'intensité. Remplaçant ensuite le fil de cuivre par un fil de fer et une colonne de mercure, il a constaté que la quantité de chaleur dégagée pendant le même temps est proportionnelle à la résistance du conducteur et au carré de l'intensité du courant.

M. Ed. Recquerel (2) a vérifié peu de temps après la loi de Joule, en mesurant les intensités des courants par la décomposition de l'eau, et en apportant plus d'exactitude dans la détermination des quantités de chaleur. M. Ed. Becquerel a constaté aussi qu'il en est de même pour les liquides. « Dans la décomposition « de l'eau, par exemple, si l'on ajoute, à la chaleur dégagée « dans le liquide par le passage du courant, celle qui serait « produite par la recomposition de l'eau formée à l'aide des gaz « dégagés aux deux pôles, on a des nombres qui sont propor- « tionnels aux résistances à la conductibilité, et en raison di- « recte des carrés de la quantité d'électricité qui passe dans un « temps donné. »

(1) Phil. mag., t. XIX, p. l2G0.;1841). — Archives de Vélectricité, t. II, p. 54.

(2) Annales de Chimie et de Physique, 3e série, t. IX, p. 21 .

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