FORCES ÉLGCTROMOTRICES ENTRE 0° ET
Cuivre — 1er. . .
Platine — Cuivre. .
Miiillechort — Cuivre Rismuth — Cuivre.
(') Annales de Chimie et de Physique, 4e série, t. XVIII, p. iC5 et t. XXIII, p. 559.
DES SOURCES D'ELECTIUCITE. 4<S;>
Les trois premiers nombres vérifient assez bien la loi de proportionnalité entre l'effet Peltier et la force électromotrice du couple correspondant à la soudure, mais la discordance pour le résultat relatif au couple Bismuth -Cuivre est manifeste. La théorie indique d'ailleurs que cette relation ne doit pas être générale. En effet, la force électromotrice E d'un couple entre deux températures T et T est égale à la différence des tensions de contact U et H' relatives à ces deux températures. La quantité de chaleur Q absorbée à la première soudure étant égale à AM1I, on peut écrire
Q = AMH = AM(II - H') jpij-jp = AME jJL-,.
Pour que le rapport de la quantité de chaleur Q, qui est absorbée à la température T, à la force électromotricc E entre les températures T et T' soit constant, il faudrait que le rapport q Tj,, ou simplement rp, fût indépendant de la nature
des métaux en contact. Or, pour deux métaux donnés, la tension de contact est une fonction de la température ; le rapport des tensions de contact II et H' devrait donc être, pour toutes les combinaisons possibles de métaux , égal au rapport de deux mêmes fonctions des températures T et T', et l'on aurait
ii'-/ en'
Rien n'indique la nécessité d'une pareille relation et l'expérience prouve qu'elle est inexacte. En effet, pour certains couples métalliques, comme le couple Bismuth-Cuivre, par exemple, la force éleclromotrice est proportionnelle à la différence des températures, ce qui donne
d'où l'on déduit, en désignant par 1I0 la tension de contact à la température de zéro,
Il en résulte
Il'~~a-+-T'
Si cette relation était constante pour tous les contacts métalliques, on voit que la force électromotrice de deux métaux quelconques satisferait à la condition
ir
a-hV
Par conséquent, la température T' de l'une des soudures étant constante, la force électromotrice serait toujours proportionnelle à la différence des températures, ce qui n'a pas lieu. Cette condition n'est même pas suffisante, car il faudrait encore que le coefficient a fût constant, c'est-à-dire que la tension de contact à zéro, pour deux métaux quelconques, devrait être proportionnelle au coefficient de variation de la force électromotrice. Les effets Peltier ne peuvent donc être proportionnels aux forces électromotrices que dans des cas très-particuliers.
984. M. Le Roux (*) avait déjà étudié ce phénomène avec beaucoup de soin. Les deux branches A et B d'un couple étaient plongées dans deux calorimètres aussi identiques que possible et à la même température. On faisait traverser ce couple pendant 15 minutes par le courant de deux éléments de Bunsen à grande surface et on notait l'élévation de température correspondante de chacun des calorimètres.
On a obtenu ainsi avec un couple Bismuth-Cuivre :
DUilÉE DU COUltANT