‹ Traité d'électricité statique (volume 2)Chapitre 43 sur 201 · B ET B · texte numérisé non relu

B ET B

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Le rapport des distances équivalentes n'étant pas constant, il en résulte que ce rapport ne peut pas d'une manière générale être une mesure du rapport des potentiels.

470. M. Gaugain a fait aussi quelques expériences à des distances très-faibles. Nous avons déjà dit que, dans une pile électrique ouverte, les deux pôles ont une différence de potentiel constante, et que cette différence de potentiel se rétablit en un temps très-court, aussitôt qu'après avoir fermé la pile ou produit une étincelle entre les pôles, on mainlienl de nouveau la pile ouverte. Cette différence de potentiel est d'ailleurs exactement proportionnelle au nombre des éléments qui constituent la pile. M. Gaugain s'est servi d'une pile de Pulvermacher, dont l'un des pôles communiquait avec le sol et l'autre avec un disque de métal situé en regard d'une pointe conductrice non isolée que l'on pouvait éloigner ou rapprocher à l'aide d'une vis micromé-

DÉCHARGES DISRIPTIVES.

trique. Comme les étincelles qui se produisent dans ces conditions ne sont pas visibles, il mettait le disque en communication conductrice avec un électroscope à feuilles d'or, et les décharges se manifestaient par une agitation particulière des feuilles.

On pouvait les rendre plus distinctes encore en ralentissant le mouvement de l'électricité ; il suffit de relier le pôle isolé de la pile avec l'électroscope par un fil de coton, et rôlectroscope au disque par un conducteur. Avec cette disposition, la divergence des feuilles d'or diminue subitement au moment de la décharge, puis augmente lentement, jusqu'à ce qu'elle ait repris sa valeur primitive et qu'elle éprouve une nouvelle chute. On éloigne alors la pointe jusqu'à ce que les feuilles d'or soient absolument immobiles : à ce moment des étincelles cessent de se produire. Voici quelques expériences :

nombre d'éléments

DISTANCE EXPLOSIVE

mm.

Avec la pile de 540 éléments il n'y eut pas d'étincelles, même à la distance d'un millième de millimètre. Ici encore, comme dans les expériences de M. Thomson (465), le rapport de la différence des potentiels à la distance explosive augmente très-rapidement quand la distance devient très-faible.

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