VL
Mz=
2 il.
La densité électrique y. sur le cylindre intérieur est
27uRtL 47U * R,
il suffit donc de déterminer par expérience la différence de potentiel nécessaire pour produire des étincelles entre les deux cylindres, et l'on en déduira aisément la densité.
Comme le calcul suppose la longueur des cylindres indéfinie, et que la densité électrique tend toujours à devenir plus grande aux extrémités des cylindres, nécessairement limités dans la pratique, il faut éliminer cette cause d'erreur. M. Gaugain a reconnu que, si le cylindre intérieur dépasse de 20 ou 25 centimètres le cylindre extérieur et si les bouts de ce dernier sont munis de bourrelets métalliques ou simplement de bourrelets de cire molle, les étincelles ne se produisent pas aux extrémités. D'autre part, l'expérience indique que la tension explosive diminue, en général, quand la longueur du cylindre extérieur augmente, mais, à partir d'une certaine limite, la tension devient constante : il suffit pour cela que la longueur soit au moins le double du diamètre. En prenant les précautions indiquées par ces essais préliminaires, on pourra donc considérer les formules comme applicables.
475. La disposition des expériences était la même que précédemment. Le cylindre extérieur du condensateur était relié avec le sol. Le cylindre intérieur communiquait, d'une part avec la machine, et, d'autre part, avec un plateau conducteur isolé, lequel agissait par influence sur un électroscope à feuilles d'or situé à une certaine distance. On faisait tourner la machine d'une ma-
DECHARGES DISRUPT1VES.
nière continue et assez rapidement pour que la divergence des feuilles de l'électroscope demeurât à peu près constante malgré les décharges qui se produisaient par intermittences entre les deux cylindres, soit en aigrettes, soit par des étincelles. La différence de potentiel est en effet sensiblement la même, comme nous le verrons plus loin, pour ces deux formes de la décharge. La déviation des pailles indiquait dans les différents cas le potentiel du cylindre intérieur.
M. Gaugain a constaté d'abord que l'épaisseur explosive, c'eslà-dire la densité électrique sur la surface du cylindre intérieur, nécessaire pour provoquer la décharge, est indépendante du diamètre du cylindre extérieur. Ainsi, on a obtenu dans deux séries d'expériences :