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Intensité lumineuse des étincelles. — Expériences de

Masson. — Masson (L) a cherché à déterminer suivant quelles lois varie l'intensité lumineuse des étincelles produites par les décharges de batteries. Pour cela, il lui fallut d'abord trouver un photomètre qui permît de comparer les intensités de deux lumières instantanées comme des étincelles électriques ; pour éviter ensuite la difficulté de produire deux décharges simultanées, Masson prit une lumière fixe comme terme de comparaison intermédiaire entre les étincelles successives. Le photomètre de Masson se composait d'un disque, à secteurs alternativement blancs et noirs, animé d'un mouvement rapide de rotation. Si ce disque est éclairé par une lumière continue, les secteurs disparaissent à cause de la persistance des impressions sur la rétine, et l'on aperçoit un cercle d'un éclairage uniforme. Si, le disque tournant dans l'obscurité, on l'éclairé subitement par une lumière instantanée comme une étincelle, les secteurs blancs et noirs apparaissent comme si l'appareil était immobile. Enfin, si le disque est éclairé par une lumière continue et si on l'éclairé en même

(*) Annales de Chimie et de Physique, 5e série, t. XIV, p. 129.

temps par une lumière instantanée, on pourra, suivant l'intensité ou la distance de cette dernière source, distinguer ou non la différence d'éclat des secteurs.

Masson fit quelques expériences préliminaires pour déterminer la sensibilité de l'œil à ce genre d'observations. Sur un disque blanc on dessine une portion de secteur noir n'allant pas jusqu'au centre et on fait tourner le disque avec rapidité. Si l'angle du secteur noir est assez grand, on verra un cercle central blanc entouré d'un anneau plus sombre correspondant au secteur; en changeant successivement l'angle de ce secteur, on pourra déterminer quelle est la largeur maximum qu'il puisse atteindre sans qu'il soit possible de distinguer l'anneau gris de la tache centrale. Si alors le secteur noir occupe ~ô de ^a circonférence, la différence d'éclat des deux zones sera de -~ ; on en conclura que l'œil peut évaluer à ~ô près l'égalité de deux éclairements ou juger une différence d'intensité de ~. L'expérience indique que les vues faibles n'apprécient pas une différence d'éclat inférieur à jj ou ^5, que la sensibilité des vues ordinaires est comprises entre j$ et j~, et qu'une très-bonne vue peut saisir des différences de ~ô e* mcme au delà.

Masson a constaté que la sensibilité d'une vue ne dépend pas de l'intensité de l'éclairage ni de la couleur, pourvu que la lumière ne soit pas trop faible, et qu'elle est aussi grande pour les lumières instantanées que pour les lumières fixes.

Il résulte de là que, si un disque à secteurs blancs et noirs est éclairé simultanément par une lumière fixe et par une lumière instantanée comme une étincelle électrique, et si l'on détermine la distance minimum à laquelle il faut éloigner cette dernière pour que les secteurs cessent d'être visibles, l'éclairement que produit l'étincelle est alors une fraction constante pour chaque œil, mais variable d'une vue à une autre, de l'éclairement de la lampe.

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