DE M. E1E
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ou' An'
n In 3n 4/i
L'accord des nombres publiés par chaque observateur avec la formule qu'il en a déduite est très-satisfaisant, et les expériences de chacun de ces physiciens sont incompatibles avec la formule donnée par l'autre. La concordance des résultats obtenus par M. Riess paraît même moins satisfaisante, mais les formules qu'il a établies, tant pour le cas des cascades que pour les décharges complètes ou incomplètes, ont reçu plus tard la sanction de la théorie (190) et doivent être considérées comme la véritable représentation des phénomènes.
il.). Distribution 4e la chaleur dans les différentes parties du
conducteur. — Dans les expériences précédentes, le circuit traversé par le flux électrique était à peu près constant, l'accroissement de résistance causé par l'addition ou la soustraction de différentes bouteilles était insignifiant par rapport à la résistance du fil de platine, et la chaleur produite dans le thermomètre était toujours proportionnelle à la chaleur totale, ce qui suffit pour la vérification des lois. On peut se proposer de déterminer
comment celle chaleur totale se distribue dans les différentes parties du circuit. M. Marris (*) avait déjà constaté que le dégagement de chaleur dans le thermomètre est en raison inverse de la longueur du circuit, quand ce circuit est formé d'un fil métallique. Ainsi, il a obtenu une élévation de température de 10 degrés avec un circuit de 300 pieds de fil de cuivre, 5 ou 6 degrés seulement avec une longueur de 600 pieds et un peu plus de 3 degrés pour u. circuit de 900 pieds. Cette expérience se conçoit aisément, car une même quantité de chaleur se distribuant sur l'arc conducteur tout entier, il ne doit s'en dégager en chaque point qu'une fraction en raison inverse de la longueur totale.
414. Expériences de m. Riess. — M. Riess a employé pour étudier cette loi plusieurs procédés différents.
Dans une première série d'expériences, il interposait sur le trajet parcouru par la décharge deux fils de platine de môme diamètre, l'un placé dans l'intérieur du thermomètre, et l'autre en dehors, de façon que la somme des longueurs des deux fils fût constante; de cette manière, la nature du circuit total n'était pas modifiée. 11 paraît bien évident que, dans ces circonstances, la quantité de chaleur dégagée sur le fil entier doit être constante pour une môme charge, et que la chaleur dégagée dans le thermomètre sera proportionnelle à la longueur du fil qu'il renferme ; c'est ce que montrent les expériences.
De la formule
d = a — ou a^rtrrv n M2
qui représente la loi d'échauffement du thermomètre quand on fait varier seulement la charge et le nombre des bouteilles de la batterie, on déduit la valeur du coefficient a ou du déplacement de la colonne liquide pour une seule bouteille et une charge égale à l'unité. Dans le tableau suivant, la valeur de a est la moyenne d'un grand nombre d'observations dans lesquelles la batterie avait de 3 à 5 bouteilles, et le nombre d'étincelles a varié de 3 à 10.
(») Phil tram. (4834), p. '228.
DÉCHARGES C0NDUCT1VES.