‹ Traité d'électricité statique (volume 3)Chapitre 113 sur 168 · EAU · texte numérisé non relu

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Ces résultats de Péclet ne s'accordent pas en général avec ceux qui ont été observés par M. Becquerel, et il n'y a pas lieu de s'en étonner. Dans les deux cas, en effet, la communication des plateaux de l'éleclroscope se faisait par l'intermédiaire d'un coûducleur très-complexe, puisque le corps de robscrvatcur luimême faisait partie du circuit; l'humidité des mains intervenait ainsi dans le phénomène d'une manière inconnue, et l'on ne

(i) Annales de Chimie et de Physique, 3* série, t. H, p. ^38.

DES SOURCES D*ËLECTRiaTÉ. 363

pouvait en déduire aucune conséquence certaine relativement lu contact du métal et du liquide.

898. La méthode suivante, employée par M. Buff (*), est plus correcte, mais elle ne permet encore de déterminer que le sens do phénomène.

Le plateau inférieur d'un électroscope condensateur étant en anc, par exemple, on le recouvre d'une lame de verre vernie sur Ks deux faces et on verse à la partie supérieure une certaine quantité de liquide, de manière à former une nappe largement étalée. On relie ensuite par un fil de zinc le liquide supérieur avec le plateau inférieur, puis on supprime les communications et on enlève la lame de verre : les pailles divergent et sont chargées d'électricité positive ou négative, suivant que le zinc est positif ou négatif par rapport au liquide.

Si Ton veut étudier le contact d'un autre métal M avec le même liquide, on remplace d'abord le fil de zinc par un fil de ee métal et l'on répète la même expérience ; on obtient ainsi une déviation des pailles a proportionnelle à la somme des deux tensions du zinc par rapport au métal et du métal par rapport au liquide L.

Zn|MH-MlL = Ka.

On substitue ensuite à la goutte de liquide une lame du métal à étudier, et la nouvelle déviation ^ donne

Zn|M = Kp; on en déduit

MlL = K(a — p).

Cette relation ne serait absolument exacte que si le liquide et le métal que l'on compare avaient des surfaces absolument égales el situées à la même distance du plateau inférieur, pour que la capacité de l'électroscope soit constante dans toutes les expériences. Si cette condition n'est pas réalisée, on peut faire déserteurs considérables sur la valeur et même sur le signe des diflerences de potentiel.

Toici les principaux résultats observés par M. BufT :

(•) Atm.der Chemiewd Pharmacie, t. XUI, p. 5, et t. XLV» p. 137.

TRAITÉ DtLECTRICITÉ STATIQUE.

KATOnB DU LIQUIDE

HfTAUX

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