‹ Traité d'électricité statique (volume 3)Chapitre 114 sur 168 · DD MÉTAL · texte numérisé non relu

DD MÉTAL

OBSERVATIORS

Eau pure.

Zinc.

Cuivre.

Platine.

Éleclrisalion forte.

Id. faible.

Potasse.

Tous les métaux.

Acide sulfurique étendu*

Zinc, fer, cuivre.

Or, platine.

Le tinc esl aussi flectrisé. et le cuivre l'est moins qu'avec l'eau.

Acide azotique étendu.

Zinc, fer.

Cuivre.

Or, platine.

Moins qu'avec Tac. salforiq.

Acide azotique ordinaire.

Zinc, fer.

Cuivre, or, platine.

Moins ou'avec l'acide étendu.

Acide azotique fumant.

Zinc.

Fer, cuivre, or, platine.

Tréft-faiblement

Solution concentrée de sulfate de zinc.

Zinc.

Cuivre.

Platine.

Charge forte.

> faible.

On voit, d*après ce tableau, que les effets sont à peu près les mômes avec l'eau ou Tacide sulfurique, et qu'au contact de l'acide azotique les métaux ont d'autant plus de tendance à s'électriser positivement que l'acide est plus concentré. Il est à remarquer surtout que le cuivre est neutre avec l'acide azotique étendu, bien que Taclion chimique qui a lieu entre ces deux corps soit très-énergique. C'est là une circonstance importante à signaler dans la discussion relative à l'origine de Télectricilé. Ainsi, on dit souvent que l'expérience de la double lame de Voila ne donne pas d'électricité quand on tient le cuivre à la main parce que l'action chimique est nulle, et que, si on mouille les doigts avec de l'acide nitrique, le cuivre étant attaqué prend de l'électricité négative qu'il communique au plateau correspondant. Les expériences de Péclet et de M. Buff montrent, au contraire, que la lame de cuivre est alors neutre ou même positive, si l'acide dont on a humecté les doigts est concentré.

DES SOURCES D*ÉLEGTRIGITÊ. 365

899. Expérience* 4e M. Hankei. — Ml Hankel a étudié la lême question par la méthode qu'il avait employée pour les tenions des métaux. Son appareil à contacts se compose principalelent d'un large entonnoir A (fig. 248) communiquant par un iibe avec un petit vase la- ^ral muni d'une pointe de aétal I qui sert à marquer e niveau du liquide dans les lifTérentes expériences. Dans « vase on plonge une lame M lu métal à étudier; c^tte ame peut être reliée par un il de platine p avec un plaeau de cuivre B disposé lorizontalement au-dessus de l'entonnoir. Un autre fil de plaine p' permet de relier le plateau à la feuille d'or de l'élcctro- Qètre. Enfin, on maintient aussi la lame de métal M en commulication permanente avec le sol par un fil de platine p".

Dans une première expérience, le plateau B et la lame M ommuniquent, Tentonnoir étant rempli d'un liquide L; on upprime la communication et, soulevant le plateau B, oh le relie la feuille d'or par le fil p\ Après avoir manœuvré le commuta- 'ur à la manière ordinaire, on obtient une double déviation a, ui correspond à la somme des contacts Cw j P^ -h P< 1 M -f- M [ L, s qui donne simplement, en vertu de la loi de Volta,

Figr. 248.

On vide l'entonnoir et on le recouvre d'une lame de métal M ue l'on fait communiquer avec le sol et avec le plateau supéeur par des fils de platine. En opérant à la même distance, on un déplacement p, qui correspond au contact des métaux,

Ct<|M = KP;

où l'on lire

On l'emplace enfin cette lame de métal par une lame de zinc,

et Ton obtient de même

Cti|Zn = KY; on en déduit

CttlM-.CttlZn = Zn|M = K(p — y)-

On a ainsi tous les éléments nécessaires pour comparer les tensions de contact Cti { M, Zn | M et M | L du métal considéré avec le zinc, le cuivre et le liquide.

900. L'électricité produite par le contact d'un liquide et d'un métal n'est pas le même au début de l'expérience qu'au bout d'un certain temps ; la surface immergée du métal s'altère peu à peu et s'entoure d'une couche liquide différente de la masse générale, de sorte que la tension de contact se modifie plus ou moins rapidement. On le démontre de la manière suivante.

On prend deux plateaux, l'inférieur A en cuivre, le supérieur B en cuivre aussi, mais couvert d'une feuille de platine sur sa face inférieure. Ces deux plateaux étant amenés à une certaine distance, réunis par un fil de platine qui communique avec le sol, puis isolés et séparés, on obtient, en reliant le plateau supérieur à rélcctromètre, une déviation a qui correspond au contact du cuivre et du platine

P/|C?i = Ka.

Dans une deuxième expérience, on met le plateau inférieur A en communication avec une lame de cuivre Cu^ plongeant dans l'eau où elle a séjourné quelque temps, et, au moment de faire l'observation, on plonge dans cette eau une autre lame de cuivre fraîche Cm, qui communique par des fils de platine avec le sol et avec le plateau supérieur B. On supprime immédiatement les communications et on obtient de même une déviation 3 dans l'électromètre. En suivant l'ordre des contacts, à partir du plateau supérieur, on voit que la charge électrique correspond aux tensions suivantes :

P/|C^/-^Cw|Ag4-A7|Ag^4-AyJCM,-hCîlJCM = K^,

kq^ et Cmj désignant l'eau et le cuivre modifiés par un contact prolongé. On en déduit, par différence.

DES SOURCES D^ÉLEGTRIGITÉ.

Comme les deux nombres a et 3 ne sont généralement pas égaux, le premier membre de Téquation n'est pas nul, ce qui démontre l'influence du contact prolongé.

L'état physique. du métal immergé a aussi une grande importance; le changement qui résulte de l'immersion prolongée, suivant que les métaux sont polis ou limés, se produit d'une manière plus ou moins rapide ; la tension peut même croître d'abord pour décroître ensuite, ou inversement.

De même, un métal oxydable, exposé d'abord à Tair hUmide avant d'être plongé dans l'eau, ne donnera pas le même résultat que si on l'avait immergé immédiatement après avoir décapé la surface ; il y aura alors un double contact entre le métal et la couche oxydée, puis entre l'oxyde et l'eau.

On voit que les causes d'erreur sont encore plus nombreuses que pour le contact des métaux entre eux, et combien il est difficile d'obtenir des résultats bien concordants ou même parfaitement définis. Nous emprunterons aux expériences de M. Hankel, comme exemples, quelques nombres qui indiquent la tension de contact de diflTérents métaux avec l'eau, en fonction de la tension du contact Zn | Cu représentée par 1 00. La série de points indique une modification graduelle de la tension.

MÉTAUX

Cuivre. . .

Platine. .

Argent. .

Or! . . .

Fer. • . .

Etain poli.

Ëtain limé.

Plomb. . .

Zinc poli.

Zinc amalgamé Morcure. . . «

AU MOIfEïlT

DE L'DfllERSIOIf

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