Comparniaon de» forces éleetrooiotrice*. — On pCUt
comparer les forces éleclromotrices de deux manières : en déterminant les tensions de tous les contacts qui interviennent dans la constitution du couple, ou en mesurant la différence de potentiel des métaux, supposés identiques, qui forment les deux extrémités ou les pôles du couple.
La force électromotrice joue un rôle important dans Tétude des courants électriques et on peut alors l'envisager sous un point de vue différent, mais sa détermination se ramène presque toujours à une question d'électricité statique et de différence de potentiel. Il en est ainsi, en particulier, quand on compare les forces éleclromotrices par la méthode dite d'opposition. Le principe de cette méthode consiste à constituer un circuit fermé, comprenant le couple que l'on veut étudier, et dans lequel on introduit en sens contraire une autre force électromolrice connue, que l'on fait varier de telle façon que le courant soit nul ; dans ce cas, la différence de potentiel de deux points d'un môme fil faisant partie du circuit est toujours nulle, et les deux forces électromotrices sont égales el de signes contraires. La méthode d'opposition plus ou moins directe et la détermination des différences de potentiel du couple non fermé doivent donc conduire aux mûmes nombres.
M. Kohlrausch (*), par exemple, électrisait un condensateur par le couple à étudier, puis évaluait la charge de Tun dos plateaux à l'aide de Télectromètre de Dellmann, ce qui déterminait la diflcrence de potentiel du couple ; il comparait ensuite les résultats ainsi obtenus aux forces électromotrices des mêmes couples mesurées par une méthode d'opposition. Dans le tableau qui suit, les liquides sont disposés dans Tordre suivant lequel ils seraient parcourus par le courant si le circuit élail fermé, de sorte que le dernier métal forme le pôle positif; les nombres compris entre parenthèses indiquent la densité des liquides. On a représenté par 100 la force électromolrice cl la différence de potentiel du couple Daniell.
(») Pogg Atw. T. LXXV, p. 220. — Annales de Chimie et de Physique, ."• série, t. XLI, p. 557.
DES SOURCES D'fiLECTRlClTÉ.
iATURE DU COUPLE
PORCR ÉI^KCrnONOTRICE
DIPPÊRBXCB DE POTENTIEL
— Sulfate de zinc — Acide ni- [ue (1,357) — Platine. . . .
— Sulfate de zinc — Acide ni- [ue( 1,213) — Plaline. . . .
— Sulfate de zinc — Acide ni- |ue (1,21 3) — Platine. . . .
— Sulfatede zinc— Sulfatede vre— Cuivre (Oanieli). . . .
nt — Cyannure de potassium Sel marin — Sulfale de cuivre
Cuivre. .
î couple, au bout de quelque
ips
; couple, au bout d*un temps s lonff
paraison des nombres est aussi satisfaisante que le la nature des phénomènes.
. Gerland a fait des expériences analogues en comparée éleclromotrice totale, dans un couple à un seul la somme des tensions des trois contacts qui consti- 3uple. Il a ainsi obtenu, en représentant par 100 la romotrice du couple de Voila :
iATURE DU COUPLE
FOBCE ÉLECTROXOTBICB