‹ Traité d'électricité statique (volume 3)Chapitre 139 sur 168 · AM1I · texte numérisé non relu

AM1I

A Taulre soudure, le niveau électrique baisse brusquement de la hauteur H'; la masse M, qui tombe de cette hauteur, produit un travail Mil' et dégage une quantité 7' de chaleur

laquelle est absorbée par les réfrigérants qui maintiennent constante la température de cette soudure. La diflerence de ces deux quantités représente la chaleur qui reste dans le circuit et se distribue dans toute son étendue proportionnellement aux résistances ; on a donc

y - U' = 0, d'où l'un déduit

AM(H— ir)=AMM>' + ft);

celle formule n'est autre que la loi d'Ohm.

11 résulte de là une conséquence importante. On voit que la soudure P, à la température T, absorbe une quantité de chaleur q proportionnelle h rinlensilé du courant qui la traverse el à la différence des potentiels II définie par la nature des soudurc^ et la température, et cela quelle que soit Torigiiie du counuit. Si la soudure n'est pas, comme dans le cas actuel, située dans un bain à lempéraluiv constante, elle empruntera cette chaleur aux corps voisins, en particulier aux métaux qui forment le contact. Si la quantité de chaleur absorbée est supérieure à celle que le courant dégage aux mêmes points en vertu de la loi do Joule, il s'y produira un abaissement de température. Comme Tune de ces quantités de chaleur est proportionnelle à rintensilé du courant el l'autre au carré de l'intensité, le refroidissemenl sera prédominant si le courant est faible, et il y aura un ri'ehauffement pour des courants dont l'intensité dépassera une certaine valeur. Pour l'autre soudure P', la résistance du con* ducteur el la chute de potentiel concourront pour produire toujours un dégagement de chaleur.

DES SOURCES D*ÉLEGTRiaiÉ. 4b3

En résumé, quand une soudure est traversée par un courant, elle se refroidit ou s'échauffe (abstraction faite du dégagement de chaleur dû à la résistance du conducteur), suivant que la direction du courant est de même sens que celui que produirait réchauflement direct de cette soudure, ou de sens opposé. Ce phénomène a été découvert par Peltier.

965. HTpoUièM de H. cumsiiis. — On voit, d'après cela, qu'il y a une certaine analogie entre les phénomènes calorifiques qui se produisent dans un circuit formé de deux métaux, dont les soudures sont maintenues à des températures différentes T et T', et le jeu d'une machine à feu fonctionnant entre les mêmes limites de température. M. Clausius, partant de cette analogie, a voulu appliquer le théorème deCarnot aux quantités de chaleur dégagées ou absorbées aux deux soudures, comme à celles qui sont empruntées au foyer d'une machine et cédées au réfrigérant. On devrait avoir, d'après le théorème de Carnot,

(f ~ IV ~ T

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