IV
T et T' désignant les températures absolues des deux contacts, comptées à partir de — STS*' centigrades au-dessous de zéro.
Il en résulterait, si l'on applique le théorème au cas de deux températures très-voisines,
dH dT II ~ T '
d'où l'on déduit
Si la tension de contact de deux métaux était proportionnelle à la température absolue, la différence des tensions H — H' pour deux températures différentes, ou la force électromotrice d'un couple thermoélectrique, serait alors exactement proportionnelle ù la différence des températures. Cette relation n'est vérifiée par expérience que dans des cas très-restreints ; on peut donc en conclure que le théorème de Carnot n'est pas applicable aux courants thermoélectriques. D'ailleurs^ ce théorème ne convient aux machines à feu elles-mêmes que si elles sont revcrsi-
bles, et les courants thermoélectriques ne présentent aucun caractère de réversibilité qui justifie le calcul de M. Clausius.