AM^H
On en déduit
D*autrc part, les expériences de M. Ed. Becquerel donnent pour la force électromotrice de ce couple Bismulh-Cuivre, entre les températures de zéro et de 100**,
. comme cette force électromotrice est proportionnelle à la différence des températures, il en résulte
On déduit enfin des équations (1) et (2)
L*elTet Peltier devrait donc augmenter de * quand la température de la soudure passe de 25 à 1 OU degrés.
M. Le Roux a réalisé Texpérience avec des calorimètres à mercure portés à 100'' : il a obtenu, pour un même courant,
Le rapport de ces deux nombres est
L'accroissement de chaleur dégagée est à peu près double de celui que donnerait le calcul. L'expérience n'est donc pas très- .convainquante, mais l'effet observé est dans le sens prévu et Ton doit tenir compte des difficultés d*une telle expérience.
986. TnuMp€irt éleelriqve de la chaleor. — M. ThomsOU (^) (1) Annaleê de Chimie et de Phygique, 3* série, t. LIV, p. 105.
4de TRAITÉ Dtf.EGTRIGITÉ STATIQUE.
a annoncé Inexistence d'un phénomène thermique qui ne rentre pas dans les précédents et qu*il a désigné sous le nom de trans port électrique de la chaleur.
Considérons un circuit formé de deux métaux dont les soudures P et P' sont aux températures T et T', Si Ton fait passer dans ce circuit un courant de même sens que celui que produirait réchauffement de la soudure P, cette soudure absorbe de la chaleur et se refroidit. Comme, en général, le courant thermoélectrique augmente lorsque la différence des températures T — T va en croissant, il en résulte que le refroidissement de la soudure tend à diminuer le courant primitif. Mais, si cette température T est supérieure à celle qui produit la force électromotrice maximum, il faudra, pour que le courant primitif soit encore diminué, que la soudure P s'échaufle au lieu de se re« froidir, et que l'effet Peltier soit renversé. Si la température T est justement celle du maximum, il n'y aura ni échaufTemeot ni refroidissement, ce sera un point neutre.
Ce raisonnement de M. Thomson ne concorde pas avec la théorie du pliénoméne de Peltier. D'après ce que nous avons dit plus haut, le sens de Teffet Peltier dépond uniquement du signe de la différence des potentiels sur les métaux d'une même soudure et ce signe ne change pas à la température du maximum. Rien ne s'oppose même à ce que les températures des soudures soient telles, que les tensions aient le môme signe sur toutes deux par rapport au sens dans lequel on parcourt le circuit et, par conséquent, qu'un courant d'origine étrangère produise un échauffemcnt ou un refroidissement sur les deux soudures. 11 y aurait lieu, en particulier, de vérifier directement le signe de Tcffet Peltier sur une soudure dont la température serait supérieure à celle du maximum.
Quoi qu'il en soit, M. Thomson déduit do là que le passage d'un courant dans un fil dont la température n'est pas constante ne doit pas produire le même échaufîement suivant que le courant va des parties fix)ides aux parties chaudes, ou învei'seraent. Considérons, par exemple, un fil homogène AB (fig. 2^5) dont les extrémités A et B sont mainteiuies à une température /, el dont la partie moyenne Cl) est à une température plus élevée T. Les excès de température atix différents points de cette Iwrre
mYcnt être représentés par une courbe AC'D'B, composée une partie rectiligne CD' raccordée aux deux points A et B ir des fragments de courbes AC et D'B. Deux points M et N, paiement distants des extrémités, sont à des températures jales t H- MM' et / -h NN'. Si l'on fait parcourir ce barreau par n courant dans un certain sens , AB, par exemple, les deux
¥ig. S85.
oints M et N s'échaufferont, mais de quantités inégales M'M'' i N'N*^ ; la courbe des températures sera représentée alors par I ligne pointillée. Cet échauffement sera dû à la résistance u barreau et à un transport particulier de la chaleur causé ir le sens dans lequel varient les températures. En changeant ! sens du courant^ l'inégalité des échauffements se produira en îos contraire, et la différence des quantités de chaleur dégaiùs en un point correspondra au double de l'effet dû au transort électrique.
Après beaucoup de tâtonnements pour mettre ce phénomène 1 évidence, M. Thomson a fini par adopter la disposition livante. Un paquet de fils de fer (fig. 286) est ficelé en un cer-
Fig. 286.
lin nombre de points Ap A, C, D, B et B^ Les portions cxtrémes ^A et BBj sont plongées dans un courant d'eau froide et la poron intermédiaire CD dans un bain à 1 00''. Entre les points A t C« D et B, le paquet est à peu près cylindrique et renferme eux thermomètres a et b disposés symétriquement. En faisant ■averser ce paquet de fils par un courant énergique, il a observé
i9S TRAITfi D ÉLECTRICITÉ STATKKIK.
des températures difTérenles pour les deux thermomètres; les moyennes des expériences ont donné :