‹ Traité d'électricité statique (volume 3)Chapitre 32 sur 168 · Expérienees de H. Thomson. — M. ThomSOn (^) a esSayé · texte numérisé non relu

Expérienees de H. Thomson. — M. ThomSOn (^) a esSayé

de mesurer la différence de potentiel nécessaire pour produire une étincelle dans l'air entre deux plateaux parallèles, à des distances différentes. Lorsque les plateaux entre lesquels on provoque ainsi des décharges sont bien plans et parallèles, les étincelles

(*) Reprint of papert, p. Î47.

DÉCHARGES DISRUPTIVES. 71

partent le plus souvent du pourtour et se déplacent constamment. Pour rendre le phénomène plus régulier, Tun des plateaux (^), rinférieur, qui restait fixe et en communication avec le sol, était légèrement bombé en calotte sphérique ; de cette façon^ les étincelles se produisaient toujours au milieu des plateaux en regard, et la convexité de la calotte était assez faible pour que la distribution des surfaces de niveau et la pression électrique fussent sensiblement les mêmes qu'entre deux plans conducteurs parallèles situés à la même distance, et maintenus à la même diflérence de potentiels.

Le plateau supérieur pouvait s'élever ou s'abaisser à l'aide d'une vis micrométrique dont le pas était de jj de pouce (environ 1 millimètre) et dont la tète était divisée en 40 parties, de sorte que l'on pouvait évaluer la distance explosive à j|^ de millimètre environ. Pour fixer exactement le moment où les deux plateaux étaient en contact sans pression, on avait recours au phénomène électrique lui-même : il suffisait de faire passer entre les deux plateaux une série continue d'étincelles et de rapprocher peu à peu le plateau supérieur jusqu'à ce que les étincelles fussent invisibles ; la position de la vis micrométrique indiquait alors le contact électrique.

La différence des potentiels était évaluée par un électromètre absolu (278), formé de deux plateaux dont l'un communiquait avec le sol, et dont l'autre, relié au plateau supérieur de l'appareil à décharges, était porté par un fléau de balance. Le poids nécessaire pour maintenir, dans chaque expérience, les deux plateaux à la même distance, malgré l'attraction électrique qui s'exerçait entre eux, était proportionnel au carré de la différence des potentiels. Dans d'autres expériences, on se servait d'un électromèlre de torsion, en déterminant la torsion totale nécessaire pour maintenir à la même distance deux conducteurs dont l'un communiquait avec le sol, et l'autre avec le plateau supérieur de l'appareil à décharges; la torsion était encore proportionnelle au carré de la différence des potentiels. Les deux méthodes ont donné des résultats parfaitement concordants, et on en a déduit le tableau suivant :

;*) Ces plateaax n'étaient pas Tefnis.

TRAITÉ OtLBGTRIGITÉ STATIQOE.

DISTANCE

DIFrÉBERCE

niusio!c

EXPLOSIVE

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