‹ Traité d'électricité statique (volume 3)Chapitre 64 sur 168 · Cimposllioii de la lomiére électrique. — On sait qUC · texte numérisé non relu

Cimposllioii de la lomiére électrique. — On sait qUC

Wollaston (*),' en observant une fente étroite éclairée par la lumière soIaii*e au travers d'un prisme de flint privé de veines, découvrit dans le spectre quelques lignes obscures qui paraissaient être la séparation de couleurs différentes. De même, la lumière bleue de la flamme d'une bougie, au lieu de donner une série de couleurs réunies par des teintes continues, lui parut divi- S(x^ en cinq images de couleurs diflérentes, séparées les unes des autres par des intervalles obscurs. Enfin, « lorsque Tobjet examiné, dit-il, est une ligne bleue de lumière éleclrique, j'ai vu aussi le speclre séparé en plusieurs images, mais le phénomène l'st un peu différent du précédent. » Frauenhofer (*), qui ne parait pas avoir eu connaissance de la découverte de WoUaston, examina le spectre solaire avec une lunette et y aperçut un très- L'iand nombre de raies obscures plus ou moins intenses, dont il publia une belle table; il désigna quelques-unes des plus remarquables par des lettres, pour servir do points de repère dans la mesure dos indices de réfraction. En éclairant la fente de son appareil par la flamme d'une bougie ou d'une lampe, il ne vil plus qu'un spectre éclairé d'une manière continue, sauf dans le jaune où M? montrait une ligne double brillante, dont la position correspondait exactement à une double ligne noire du spectre solaire, qu'il avait désignée par la lettre D et qu'on sait maintenant

• Phil. trnnn. (1«02\ p. 565.

*". Schumacher ê asironomi»che Abhandlimgen, 2* parlio, p. 23 et i4.

appartenir au sodium. Mais « la lumière électrique est. dit-il, par rapport aux lignes et aux raies du spectre, très-dilTérenle de la lumière du soleil et d'une lampe. On rencontre, dans le spectre de cette lumière, plusieurs lignes en partie très-claires, dont Tune dans le vert, en comparaison avec les autres parties du spectre, paraît très-brillante. Une autre, qui n'est pas tout à fait si luisante, se trouve dans Torangé; elle paraît être de la même couleur que la ligne claire du spectre de la lampe, mais elle est beaucoup plus réfractée. Vers l'extrémité du spectre, on aperçoit dans le rouge une raie de peu de clarté. Dans le reste du spectre on peut encore distinguer facilement quatre raies asseï claires. »

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