Expëricnccii de M. IWIedemnnn. — On obtient deS flgUrCS
plus régulières en saupoudrant d'abord la surface, avant d'y produire les décharges, d'une poussière fine et conductrice comme le lycopode ou le minium. M. Wiedemaim (*) a observé par ce moyen quelques faits intéressants, en fixant normalement à la surface une pointe fixe isolée, comme une aiguille à coudre, et lui communiquant l'électricité d'une bouteille de Leyde. Si, la plaque appartient à un corps isotrope, c'est-à-dire qui jouisse des mêmes propriétés dans toutes les directions, comme le verre, la gomme laque, la résine et le soufre fondus, ou un corps crislalisé dans le système cubique, les images sont des cercles parfaitement réguliers. Si le corps est anisotrope, c'est-à-dire cristallisé dans un autre système ou présentant une structure fibreuse comme le bois, les taches sont des ellipses, indiquant ainsi un maximum de conductibilité superficielle dans une certaine direction. Pour le gypsj en particulier, l'ellipse «[ui traduit
*) De nova methotlo, etc. p. 13.
* Annaleê de Chimie et de Physique, 5* série, t. XXIX, p. 22^.).
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la distribution des conductibilités électriques est trôs-allongée, car les axes sont dans le rapport de 2 pu 5 à 1 .
Ces expériences ne réussissent bien qu'avec l'électricité positive, la négative ne donne que des figures petites et mal dé6nies, et il est difficile de se procurer des échantillons de cristaux asseï étendus pour se prêter à ce genre de recherches. M. Wiedcmann a opéré sur les cristaux suivants : gypae, azotate de chaux et ie cuivre, strontiane sulfatée, ban/te sulfatée, aragonile^ quartz^ tourmaline, apatite, spath calcaire^ borax, épidole et feldspath. : Dans tous les cas , Taxe principal de cristallisation a coïncidé avec un des axes de conductibilité électrique , et rélectricitc parut se propager. |)lus rapidement dans la dii*ection suivant laquelle la propagation de la lumière est aussi plus rapide.