‹ Traité d'électricité statique (volume 3)Chapitre 88 sur 168 · Machines doubles. — M. Poggcudorf (^) a indique tlil · texte numérisé non relu

Machines doubles. — M. Poggcudorf (^) a indique tlil

}) ^099' A^^'» ^* CXLIi p. 161. — Anhaleê de Chimie et de Phytiêue, 4* série, t. XXUI, p. 335.

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autre disposition qui conduit à peu près au mùinc résultat, au point de vue de la conservation de la cliarge, sans qu'il soit aussi facile d'en donner la raison : ce sont les machines doubles. La machine double que M. Poggendorf a fait construire, uniquement dans le but d'augmenter le débit, se compose de quatre plateaux dont deux mobiles portés par un même axe, et deux fixes placés de part et d'autre des premiers ; les plateaux fixes ont chacun deux fenêtres munies d'armures de papier dont les pointes sont dirigées de la môme manière. Entre les plateaux mobiles sont placés deux doubles peignes situés en face des armures de papier et communiquant avec les deux branches du conducteur. L'ensemble de l'appareil représente donc deux machines ordinaires réunies séparément par leurs pôles de même nom; la quantité d'électricité est en effet double de celle que l'on obtient avec un seul plateau mobile.

La machine double de M. Poggendorf est disposée d'une ma-* niëre incommode pour les ç^uggai^ications qu'il ost nécessaire d'établir entre les conducteurs; celle que ccmstruit M. Ruhmkorfr(%. 235) a une forme beaucoup plus avantageuse.

Les deux "plateaux fixes, munis de leurs armures de papier, sont sili|iés à l'intérieuri et les plateaux mobiles à l'extérieur. Les papiei*s< placés., ^0 regard Tun de l'autre sur les plateaux fixes s'électrisent de Ja même manière, les peignes correspondants sont portés paPAane mâchoire métallique analogue à celles des machines à frottemeqt.LjQS deux conducteui^ de métal qui portent ces mâchoires forment les piMcs de la machine et peuvent être réunis à leurs extrémités P et N par une branche mobile à poignée d*ébonite, qui constitue un excitateur; ces conduc* teurs communiquent, comme d'habitude, avec les armatures intérieures de deux bouteilles de Leyde K et H réunies en cascade. Deux tiges de métal P' et N', portées par des plaques d'ébonite, peuvent être élevées à voh)nlé par des tubes à coulisse jusqu'au contact des boules P et N ; ces liges sont souvent utiles pour établir d'une manière commode les communications des pôles de la machine avec des corps étrangers, et surtout pour ménager des distances explosives dans un circuit.

Quand on veut amorcer l'appareil, il suffit, pendant que les plateaux tournent dans un sens convenable et que l'excitateur

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S voisines soiil en cfl'cl dans le môme élut, par raison de [rie, el la couche d'air située entre elles se trouve mainle-

uii putciiticl constant égal à celui des armures (surtout si -ci ont de grandes dimensions et sont très-rapprochées), de

que la déperdition d'électricité qui peut avoir lieu par couclie d'iiir est considérablement diminuée; les pointes niiuixis sont d'ailleurs assez mousses pour ne pas causer dus une déperdition rapide.

ui qu'il en suit, la mucliinc double ainsi disposée dunne, ic il est facile de s'en assurer par une bouteille de Lanc, ]uantité d'éleclricilé deux fois aussi grande que les mais simples, lorsque la distance explosive est faible ; mais le >rt des débits est bientôt modifié, quand on augmente la leur des étincelles, et croit sans limites, puisque la ma- : simple cesse de functiuniier pour des distances auxquelles acliine double, à diamètre égal, continue de donner des elles. Nous indiquerons plus loin les l'ésuUats numériques Ite comparaison.

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