‹ Traité d'électricité statique (volume 3)Chapitre 89 sur 168 · acklae * dcnx rutmtlonH. — M. IIoliK (') a imaginé · texte numérisé non relu

acklae * dcnx rutmtlonH. — M. IIoliK (') a imaginé

i une disposition ingénieuse, dans laquelle il a supprimé les VÊX flics et les armures de papier. L'appareil (fig. 236) se

pose de deux plateaux de vcrm tournant autour d'un même mais en sens cuniraircs. Quatre peignes conducteurs sont hi : deux A et B au-dessus du plateau supérieur el aux cx-

Fugg. iMHol., l. UXXX, ji. tjj. — .liiiialet de Chimie cl de l'Iaiiiaue, l" siïric,

290 TRAITÉ D^LECTRIGITÉ STATIQUE.

trémités d'un même diamètre, les deux autres A' et B' au-dessous du plateau inférieur et à angle droit avec les premiers; ces peignes communiquent deux à deux par des tringles de métali comme on le voit sur la figure, et forment ainsi deux conducteurs que Ton peut réunir ou séparer à l'aide d'un excitateur à boules P et N. Ces conducteurs sont isolés par des pieds en ébonite. Pour charger la machine, l'excitateur étant fermé, on fait tourner les plateaux de telle façon que chacun d'eux, à partir de l'un des peignes A qui lui correspond, s'éloigne du peigne A' auquel celui-là est réuni, comme Pindiqucnt les flèches, et on approche de l'un des peignes une lame d'ébonite électrisée. H se produit bientôt un bruissement auquel on reconnaît que la machine est amorcée ; on enlève alors la lame influente et, en écartant les boules de l'excitateur, on obtient un jet continu d'aigrettes. Ces aigrettes se transforment en étincelles plus énergiques * et, moins fréquentes, si l'on réunit les deux conducteurs avec les armatures d'une sorte de bouteille de Leyde construite d'une manière très-simple : c'est un tube de verre L qui porte vers les extrémités des bandes d'étain circulaires collées sur les deux faces, et dont les feuilles intérieures sont réunies par un ruban d'étain, de façon à figurer les trois armatures de deux bouteilles réunies en cascade.

Pour expliquer le jeu de cet appareil, supposons encore que Ton remplace les plateaux par deux surface^ cylindriques C et C concentriques (fig. 257), et tournant en sens contraires, comme l'indiquent les flèches. Le peigne A du cylindre intérieur communique d'une manière permanente avec le peigne extérieur A', les peignes B et B' comnmniqucnt de môme entre eux, cl ces deux conducteurs peuvent être réunis par les deux branches de l'excitateur PN.

I/excitaleur étant fermé, supposons que par une cause quelconque, connue l'influence d'une plaque d'ébonite électiûsée placée en face du peigne A {)endant une demi-rotation, ce i)eignc ait versé de rélectricité positive sur la moitié inférieure du petit cylindre; le peigne opposé B aura versé en môme temps une (luantité égale d'éleclricité négative* On peut maintenant supprimer le corps influent et la machine s'entretiendra d'elle-même. Eu effet, les deux couches électriques» du cylindre intérieur agis*

5enl par influence sur les peignes extérieurs A' et B' qui versent i leur tour, le premier de rélcctricilé positive et le second de 'électricité négative, de sorte que le cylindre extérieur seraélecrisé positivement à gauche et négativement à droite; ces courbes réagiront à leur tour sur les peignes A et B pour provoquer m écoulement d'électricité de même signe que celui'qui s'était produit d'abord. Il est clair que le débit d'électricité croîtra l'abord en progression géonétrique, et atteindra bien- At un maximum où il sera ^luilibré par les pertes.

Comme les deux peignes A ît A' d'un même conducteur lébitent la même électricité, 'excitateur PN est traversé 3ar un flux électrique dans in sens déterminé. Si l'on sé- Mre les deux boules, le conluclcur P sera porté à un potentiel positif, l'auti^e à un potentiel négatif; oi) obtienira enti'c eux une série de lécbargcs en aigrettes contitiucs, si leur capacité électrique est très-faible, ou en

ilincelles intermittentes si on les met en communication avec i'autrcs conducteurs, comme les armatures extrêmes de deux twuteilics en cascade.

Si Ton faisait tourner les cylindres (ou les plateaux dans la naechinc réelle) dans le sens opposé, il est aisé de voir que la machine fonctionnerait encore ; mais alors les deux peignes A et V d'un même conducteur verseraient des électricités différentes, les deux conducteurs seraient constamment au môme potentiel (léi-o), cl le contact ou la séparation des branches de l'excitateur ne produiraient aucun effet; il serait impossible d'y obtenir des étincelles.

La machine porte quelquefois un cinquième peigne placé, par exemple, en face du peigne B' et communiquant avec lui,

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pour obleiiii' un ciTet analogue à celui du conducleur diamétral de la machine ordinaire. H ne semble pas loulefois que le rôle de ce cinquième peigne soit lrùs-ef(icacc.

A diamètre égal, la machine à deux rotations doit fournir deux fois autant d électricité que la machine ordinaire, puisqu'elle possède un nombre de peignes double, et le débit est encoix; proportionnel à la vitesse de rotation. Ouant à la différence des potentiels, elle est limitée aussi, s'il n'y a pas d'autres causes de fuites plus rapides, par la condition que les étincelles ne pui;^ sent éclater directement cntie deux peignes opposés, le long de la surface du verre.

Cette machine présente des dilTicultés de construction particulières, à cause des deux plateaux qui doivent tourner en sens contraires sur un même axe; on n'en a réalisé jusqu'à présoiil que des modèles assez petits, dans lesquels le diamètre des plateaux ne dépasse pas 40 centimètres, mais qui donnent d'excellents résultats.

^'50. Machine de Carré. — Le scul inconvénient des machines de Holtz est la nécessité de les amorcer par un corps étranger, el il arrive quelquefois que les circonstances atmosphériques sont assez désavantageuses, ou la lame d'ébonile en assez mauvais état, pour qu'on ait quehjue peine à provoquer les |uemiéres décharges. >J. Carré a construit un appareil (lig. '258)1 dans lequel le corps iniluent est un disque dont l'état électrique est entretenu par un frottement continu.

Ce disque A, en ébonite ou en verre, qui passe entre' deux coussins de cuir D, est porté directement sur Taxe de la niiinivelle M; un(î poulii^ jnonlée sur le même axe communique, â l'aide d'une corde, une rotation beaucoup plus rapide à un autre dis(|ue en ébonite IJ d'un grand diamètre. Kn face de ce <leu\icnie plateau bonl deux j)eignesE et F, dont le second est opposé à une lêuille d'ébonite fixe, nmnie d'aiinures terminées j>ar des pointes et destinée à servir de deuxième inducteur, comme dans la ina- {'\\i\ut (le lloltz. Le peigne supérieui' communique avec un conducten. i !il ' C et le peigne inlérieur est aussi isolé <mi connnunique avec le sol; une branche mobile T sert d'excilaleur. On peut augmenter encore l'énergie des étincelles en réunissant les deux conducteurs aux deux armatures d'une bouteille de Lcvdo

DKS «ACIIINKS l-LECimyilES. 205

L'C (l'un bnllon ii long col qiio l'on siispond à un nnncnu E e crochet de l'armature intérieurp. Cette machine est peu le ; plie se charge (relle-nn';me Ircs-rapiiicment, donne bean-

crôlcctrK'ilr et de longues élincelles. Son débit, sans èlie à celui des niaclitnes de Koltz de niènie diamètre, est supé-

â celui des appareils ii frottemctil simple, et elle est pnMe clionncr immédiatement par tous les temps. Cependant le : de l'ébonite pour Taii-c le grand plateau présente quelques ivénients, pîucc que cette substance perd pou à peu ses pro- És isolantes par l'action lenle des agents atmosphériques,

csl utile de renouveler de temps en temps les surfaces en ■otlant avec du papier d'émcri.

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