V:^ TRIITÉ IllLEirrKlClTÉ STlTHjCE
d'un [f'Af: à l'autre. Dan< les bijbine> ordinaire^, le til indail forrne plusieurs couchc-s sijcc0>5ives su|*erp.is^*< les unes ani aulrtr^ ot <ï^}par*}es par des substances isolantes. Avec cette dîspoi^ition, c/:i1aines portions du til dont les p«.itcnliels sont ti*ès-diflercnls V* tn^uvent ti-ês-rappi-o<:h»^es, et il peut s'y produire des dé^rhîirges au travers des niaticr**s isolantes interposées. Pour éviter ces décharges int«-rieures qui limitent bientôt les étincelles que l'on peut obtenir entre les |M*des. on a imagine depuis quelqur^s années de cloisonner la bobine induite. On divise celte iKibine dans sa louipieur en un certain nombre de parties par des cloisons en verre; chaque région est ivmplie par plusieurs couches successives du fil induit qui passe ensuite dans la i-ègm \oisine, de sorte qu'il nY'xiste entre les din'éixMits points des couches superposées qu*une difTérence de potentiel asseï faible, et Ton risque moins de percer les matières isolantes.
Ix*s grandes bobines que construit M. RuhmkorfT ont environ 60 œntimètrcs de longueur et 12U kilomètres de fil induit; elles peu\ent donner des étincelles de 45 centimètres. L'Institut polytr^chnique de Londi-es (') possède une bobine qui a 3 mètres de longueur ; le noyau en fil de fer pèse 46 kilogrammes, il est entouré d*un fil inducteur de 5430 mètres de longueur qui pèse l)i kilogniinnies. Le fil induit a 241 kilomètres de longueur sur un di<niiè(re de *^ de millimètre. Lii bobine est excitée par 40 couples Bunsen; elle donne des étincelles de 74 centimètres, qui panjissent avoir près de i centimètres de dianiètiH» et porrenl 127 millimètres de verre. Trois étincelJes suflisenl pour cliar^'er une b.ilteriede 40 pieds carrés.
HiW. CaraetAre* de» bobines d*lndncUoB. — NoUS a VOUS VU
(4;>6) (|U(î In décharge des bobines d*induction présente dcscanictèn*s particuliers. A Touverlureou à la fermeture du courant inducteur, les extrémilés du fil induit prennent d'aboitl une ililTérmce de potentiel croissante, qui passe par un maximum, diiniiinr. (*nsuite, piiis change de signe et éprouve, en définitive, uwr série d'oscillations sensiblement isochrones qui s'éteignent peu à p(îu. .M. H<'rstein a manifesté ces oscillations en fermant le circuit induit au bout d'intervalles de temps croissants, à partir
{*) l*tMftj. AnnalcH^ l. CXXXYJ, p. 630. — Annale» de Chimie et de Phyùijue, 4* selii'. t. VVU, p. MW.
t moment où k* râpra't inàiKlPizr fsa wirvir: ot fermi^ <c iiî»- DU aîasi de» courmoâs idlerubûvemtOi: of s-f^L^ :-ftiitrii.r^ M. Mouton r I a cdisiervt- le iiksxh- iiiitoiiiiiiisif fi r:-;ï.T; i?> mïinilùs du fil induit à un tritftnmstsrt^ idn ùt à^^it-JTL-iiK'* d.*- :tement les diflt-^MK•/ï^ 6t j9'.*\t!iiûi:L zil. :-.irr-:s:»:»iiâei.4 1'»:! ;-^;> ccessifs de TapfiareiJ. et «tn^Uîr iî> mriiK'^ >s:i-iiL? :•!.>. Iî; .j> is les cas, la j«rMiiit-re <tscill£tk4i ^< iTt^jt q-^: t \h p: j> ^rii-i:ensilé et qui e«t domiiutnle. sQri->tî k^rsçjr ie •:>•: -il t^^z i..- Tonipu ; mais la dciermin&ticiD oe h àii!tTcoc.e ûe> :«c»tfTitKJ> r les inétbodes ordinaires e^t imj^ratk-^^ ;*i^ir ks apf%jiral> s- puissants, et Ton ne jieul çuère reoc-nrîr £ d'autre miiven e la mesure des distances explosives.
On peut ainsi Ttrifier. f«ar expérience, que l'induction établît Lre les deux pôles une diflerence de {«Ltlentiel determinre, inpendante du potentiel absolu de chacun deux. Ainsi, avec une bine de petites dimensions. j*ai constaté, par exemple, que la ilance explosive maximum, entre une pointe positive et un plalu négatifs était de 5 centimètres. Celle distance explosive ni^t pas modifiée quand on mettait en communication avec le i la pointe ou le plateau, et même, dans ce dernier cas« elle raissaît un peu augmentée. Lorsque les deux pîdes étaient ternés en pointe, la communication de l'un d*eux avec le sol dinuait un peu la distance explosive maximum, mais d'une antitè insignifiante.
La même expérience ne réussirait pas avec les bobines de andes dimensions, parce que ces appareils ne sont pas suflimmcnt isolés. Quand on met Ton des pôles eu communication ec le sol, le potentiel de Tautre pôle tend à doubler ; il se pixw lit alors des étincelles de toutes parts enti*e lextrémité contasmdante de la bobine et les corps voisins. 867. AwMMiatkMi dte« boMiMs. — Ccttc propriété des décharges 'induction conduit à une application importante. Supposons ue différentes bobines soient disposées de telle façon que Tincmiption du courant inducteur se produise dans toutes siniulianëmcnt, et réunissons ces bobines en tension, c'est-à-dire le ptte positif de la première avec le pôle négatif de la seconde, lo
[^) Comptes rendu» de l'Académie dei âdence», t, LXXXU, p. 84.
pôle positif de celle-ci avec le négatif de la suivante, et ainsi jusqu'à la dernière. La différence des potentiels des pôles extrêmes sera alors égale à la somme des différences relatives à chacune des bobines et, par conséquent, proportionnelle au nombre des bobines réunies.
En fait, c'est la combinaison réalisée dans les bobines cloisonnées, où un même courant inducteur agit simultanément sur diverses bobines successives ajoutées bout à bout. Foucault (*) as^ sociait ainsi 4 bobines différentes alimentées par la même pik et commandées par le même interrupteur. Dans ce cas, on peut faire passer le courant de la pile successivement par les diverses bobines inductrices ; mais il parait plus avantageux, pour la pa^ faite simultanéité des effets, de diviser le courant principal en 4 dérivations qui se rendent séparément dans les différentes bobines et se réunissent ensuite en retournant à la pile. Si les bobines d'induction sont groupées en tension, on obtient avec le même débit d'électricité une différence de potentiel 4 fois plus grande. Au contraire, si Ton réunit ensemble tous les pôles de même nom, le débit deviendra 4 fois plus grand, sans que la différence de potentiel soit modifiée. C'est cette disposition qu'il faudra employer, par exemple, pour charger rapidement une batterie de grande surface.
868. Mesure du débit. — La détermination du débit ne présente pas de difficultés. Pour cela, on met les deux armatures d'une batterie isolée en communication avec un excitateur dont les branches sont séparées par une certaine distance d ; l'aiinaturc extérieure de la batterie communique en môme temps avec l'un des pôles de la bobine, et la communication de Tarmalure intérieure avec l'autre pôle est interrompue par une distance plus grande D, que les étincelles doivent franchir. Cette distance cxplosiblc est nécessaire à maintenir, sans quoi les deux courants induits de sens contraires passeraient également, et les arma-, tures de la batterie étant réunies par le fil induit ne pourraient conserver leurs charges. A chaque étincelle de la bobine, la batterie reçoit une certaine quantité d'électricité; au bout d'un ce^ tain temps, la batterie se décharge par l'excitateur. Le mômephé-
(«) GaTarrct, Traiié (Tilectriciti, t. U, p. 314.
DES MACHINES ÉLECTRIQUES. 3ii
noménc se reproduisant d'une manière continue, on peut déterminer la moyenne du nombre n des étincelles nécessaires pour provoquer la décharge de la ballcric. Cette expérience donne lieu à plusieurs observations. 1® La distance explosive D de la bobine doit toujoure être notablement plus grande que la distance d à laquelle se décharge la batterie. En effet, le passage de Tétincellc augmente beaucoup la conductibilité de la première interruption D et, si la distance des boules de l'excitateur n'est pas assez faible, il arrive un moment où la batterie se décharge par le fil induit lui-môme, en franchissant la distance explosive D au moment où se produit une étincelle de la bobine; on voit alors cette étincelle s'élargir et s'entourer d'une auréole lumineuse. Si un électromètre de Henley est installé sur l'armature intérieure de la batterie, le pendule s'abaisse immédiatement.
2* Les interruptions dû courant inducteur ne doivent pas se succéder trop rapidement, sans quoi la distance explosive est considérablement diminuée et la quantité d'électricité qui correspond à chacune des étincelles décroit aussi rapidement. Pour Une distance explosive donnée, il y a une vitesse d'interruption qui fournit le débit maximum pendant l'unité de temps, et une autre vitesse plus faible à partir de laquelle le débit relatif à chacune des étincelles reste constant. Si l'on maintient la vitesse d'interruption au-dessous de cette dernière limite, on vérifie que le nombre des étincelles nécessaires pour provoquer la décharge de la batterie à une distance constante est toujours le même; on vérifie aussi que ce nombre d'étincelles est proportionnel à la capacité de la batterie et à la distance des boules de l'excitateur, tant que cette distance, tout en restant très-faible par rapport à la distance explosive D de la bobine , est comprise entre les limites pour lesquelles elle est proportionnelle à la dif- ISrence des potentiels.
3* Quand on augmente la distance explosive D, le débit d'électricité pour chacune des étincelles diminue rapidement.
Voici quelques expériences d'après lesquelles on verra bien ^Ue est la marche du phénomène. La bobine était alimentée par 8 gi*ands éléments Bunsen et pouvait donner des étincelles 4ans l'air, à la distance de 37 centimètres, entre une pointe posi-
tive el un plateau négatif. La distance explosive D Mail produite entœ deux boules de 2 centimètres de diamètre, et les boules de lexcitateur étaient d'environ 5 centimètres; la batterie était formée par 6 grandes jarres ; enfin les interruptions étaient obtenues à la main, et assez lentement pour que Ton eilt à ce point de vue le débit maximum :
DISTANCES EXPLOSIVES
DE LA COBIÏCE
DE l'excitateur
NOMBRE DES DÉCIIARCES