‹ Traité d'électricité statique (volume 4)Chapitre 108 sur 176 · DE FUSION · texte numérisé non relu

DE FUSION

DéCRAIlGE

mg.

Cuivre.. . .

Fer I. . . .

Fer 11.. . .

Aluminium. .

Argent. . .

riatine. . .

538 TRAITÉ D^ÉLECTRIGITÉ STATIQUE.

Malheureusement, les chaleurs de fusion sont dés nombres très-mal connus. La valeur relative à l'argent est empruntée au mémoire de Person (^). La chaleur de fusion du platine a été déterminé^B parMM. Deville etDebray. M. Grûner a communiqué à la Société d'Encouragement (') un travail sur la quantité de chaleur que possèdent les produits métallurgiques, où il évalue à 250 la chaleur de fusion pour les fontes de fer grises siliceuses renfermant 3 pour 100 de carbone, et à 165 au plus celle du cuivre rouge. On a pu ainsi calculer, d'une manière nécessairement approximative, les nombres de la dernière colonne qui sont exprimés en millionièmes de calorie.

Les résultats déduits de la fusion du fer et du platine sont assez concordants; les autres, celui de l'argent en particulieri paraissent beaucoup trop faibles.

880. Pour vérifier si les deux modes d'expérimentation conduisent à des nombres au moins de même ordre de grandeur, nous remarquerons que 7 tours de plateau établissent sur la batterie un potentiel égal à 18,5; 10 tours de plateau produiront donc un potentiel égal à 26,4.

L'énergie de la batterie, étant égale à la moitié du produit de la capacité électrique par le carré du potentiel, a pour valeur

X (26,4)» = il2 000 X 697 = 78 000 000 = 0^«",078.

En prenant pour équivalent mécanique de la chaleur le nombre 436 donné par M. Regnault, on voit que cette énergie co^ respond à une quantité de chaleur

c'est-à-dire le double du nombre obtenu par la fusion du platine ou du fer. Toutefois, le résidu de la Satterie (|) n'a pas été éliminé dans les expériences de fusion, de sorte qu'en dépensant toute Télectricité, on aurait dû dégager par le fer et le platine, pour 10 tours de plateau, une quantité de chaleur égale à

(') AnnaUi de Chimie et de Phytique, 3* série, t. XXIV, p. 265. (*) Séance du 12 noTembre 1875.

DES MAGIIINES ÉLECTRIQUES.

On serait lente d'attribuer le désaccord de ces résultats à l'incertitude qui existe sur les valeurs des capacités électriques ou des potentiels, mais il y a d'autres causes d'erreur plus graves. On a supposé que toute la chaleur de la décharge était employée uniquement à fondre le fil, mais l'expérience indique que le phénomène est loin d'être aussi simple. Quand un fil de fer est traversé par une décharge insuffisante pour produire la fusion jcomplèle, on remarque souvent qu'il €st fondu superficiellement; de même, si Ton fait passer une décharge convenable par un fil de cuivre argenté, l'argent est entièrement volatilisé, le cuivre restant intact (M. Melsens). Ces expériences et d'autres analogues semblent démontrer que la décharge électrique s'effectue surtout par la surface des conducteurs ; on conçoit aloi^ qu'une grande partie de la chaleur correspondante se dissipe dans l'air, et que la fusion ne s'opère qu'avec un excès notable de la chaleur strictement nécessaire. Si ce raisonnement est exact, la fusion doit être relativement plus facile pour des fils fins que pour des fils plus gros, parce que le rapport de la surface au poids esl alors plus grand. Voici quelques expériences de Van Marum sur des fils de fer, qui semblent confirmer cette conséquence; la batterie, de 45 pieds de surface, était toujours chargée de la même manière.

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