‹ Traité d'électricité statique (volume 4)Chapitre 114 sur 176 · Expériences de M. KohlrauKeh. — LcS métauX qUC ToU · texte numérisé non relu

Expériences de M. KohlrauKeh. — LcS métauX qUC ToU

veut étudier forment deux plateaux parallèles A et B (fig. 247) comme ceux d'un condensateur d'Œpinus. Les plateaux sont vissés à l'extrémité de tiges en métal a et 6 qui passent chacune dans l'axe d'un gros cylindre d'ébonite destiné à l'isoler; ces cylindres sont portés par des pieds en métal P et Q, lesquels peuvent glisser à Taide de coulisses sur une règle horizontale. Une vis V permet de donner au plateau A un petit déplacement autour d'un axe vertical, et une autre vis V fait basculer le plateau B aulour d'une horizonlale, de sorte que les deux plateaux étant amenés dans le voisinage l'un de l'autre peuvent être rendus absolument parallèles. Enfin une tige mobile T vissée dans le pied de l'un des plateaux vient buter contre une aulre lige B attachée à 1 autre plateau; il suffit d'amener ces deux tiges en contact dans différentes expériences pour être sur que la distance des plateaux n'est pas modifiée.

M. Kohlrausch s'est servi, comme appareil de mesures, d'un électromètre de Dellmann à fil de verre (295). Supposons, par

(*) Pogff. Ann, T. LXXXYH, p. 13 et LXXXVilI, p. 465.

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exemple, que les plateaux A et B sont l'un en zinc et l'autre en platine. On les amène à une certaine distance et, après avoir réglé le parallélisme, on fait les expériences suivantes :

1° Les deux plateaux étant isolés et éloignés, on les rapproche el on les fuit communiquer par un lil de métal. On les sépare ensuite et on met le plateau de zinc en communication avec l'électromètre. La charge électrique est proportionnelle à la racine carrée de la torsion nécessaire pour ramener l'aiguille mobile à sa direction primitive; mais, pour éviter la mesure de ces torsions qui est fastidieuse, on peut observer simplement l'arc d'impulsion initiale. Une table de graduation déterminée expérimen-

talement, s'il était nécessaire, permettrait de déduire la torsion d'équilibre de l'impulsion iniliale; en réalité, l'arc d'impulsion est trës-scnsiblemcnt pioportiunnel à la force électrique. Quel que soit d'ailleurs le mode d'observation, on obtient ainsi un nombre a proportionnel à la charge du plateau de zinc, et, par suite, proportionnel à la tension 'ln\?t; on peut donc écrire

ïn\Pt = \La,

en désignant par K un coefilcicnt constant qui disparaîtra dans la suite des expériences.

2" Les plateaux sont de nouveau rapprochés et mis en communication avec les deux pôles d'un couple Daniell formé d'une lame de zinc dans une dissolution de sulfate de zinc et d'une

DES SOURCES D^ËLEGTRIGITÉ. 355

cuivre dans une dissolution de sulfate de cuivre, les solutions étant séparées par un vase poreux. Soit F la ce des potentiels du cuivre et du zinc qui forment alors ( de cette pile. On met le plateau de zinc en communicac le pôle négatif (zinc) et le platine avec le pôle positif. lant alors les communications, puis séparant les plal réunissant ensuite le zinc à rélectromëti^e, on obtient rge négative proportionnelle à p.

résulte Téquation

P/lCti-hF = K3,

P/|Zn4-Zn|Cti-hF = Kp, F-hZn|Cti— Zn|P/ = Kp.

l'enverse les communications des plateaux avec le couple, tant la mémo expérience, on obtient une charge positive Dodant à Yi ce qui donne

Zn|Cti-t-F-hZn|P^ = KY.

la véritable différence de potentiel des pôles d*un couple ce qu'on appelle la force électromotrice de ce couple, e qui a lieu quand les deux pôles sont terminés par un nétal, cuivre, par exemple; c'est cette force électromoli intervient réellement dans les expériences, en particumd on ferme le circuit par un fil conducteur, puisqu'en ant alors les deux pôles on n'introduit plus de nouveau . Uésignons-la par D, elle est égale à F + Zn[Cti; on a s trois équations :

Zn|P/ = Ka, D — Zn|P^ = Kp, D-f-Zn|P/ = KY.

feduit des deux dernières

d=kI

556 'JRAIIÉ D'ÉLKCTKICITÊ STATlQUt:.

ce qui donne

nï-J

La première expérience fournit une équation de condition

L'intervention du couple Daniell n'est pas nécessaire en théorie, puisque l'on pourrait se servir seulement de la première expérience; mais il faudrait alors que pour tonales autres métaux la distance des plateaux fut exactement la même, ce qui est très-diffîcile à réaliser, et il suffit d'un petit changement dans la distance pour causer de grandes erreurs, parce que la force condensante de l'appareil serait considérablement modifiée.

Toutefois, on admet encore que la force électromotricc de la pile de Daniell reste constante dans toutes les expériences, mais on peut aussi éliminer cette cause d'erreur. Pour cela, on emploie toujours deux systèmes de plateaux, l'un formé de zinc et de cuivre, l'autre de deux autres métaux, zinc et platine, par exemple, et l'on fait deux expériences successives assez rapprochées pour que le couple Daniell n'ait pas varié dans l'intervalle d'une manière appréciable. On a ainsi, pour le second système, une équation telle que

Z;ilP/ = D^!^.

Le premier système donnant une autre équation semblable

on en déduit

ZniCw = DVrT/»

Y ft v' -4- fi'

IniVt = ZnlCu x i^^x V^'

Toutes les tensions sont ainsi rapportées à la tension du contact des deux métaux zinc et cuivre. En représentant encore cette tension par lOU, M. Kohlrausch a obtenu dans deux séries d'expériences les résultats suivants :

DES SOURCES DÉLECTRICITÉ.

MBTAUZ EX CONTACT

f* SÉRIB

t* SÉRIE

Zinc 1 Cuivre. .

Zinc 1 Or . . .

Zinc 1 Argent..

Zinc 1 Platine .

Zinc 1 Fer. . .

»ur la seconde série d'expériences, on avait eu soin de polir ue fois la surface du zinc, tandis que, dans la première li ce métal avait pu être un peu oxydé, ce qui suffit pour exler la différence des résultats. Les plateaux d'or et d'argent nt formés de couches déposées par la galvanoplastie. ^tes les tensions correspondent à un contact avec le zinc,

on peut en déduire la tension de deux métaux quelcon-

M etN à Taide de la relation

MiN = MlZn-hZn|N = ZnlN — ZnlM.

I trouve ainsi :

MiTADX EX COXTACT

CALCUL

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