‹ Traité d'électricité statique (volume 4)Chapitre 119 sur 176 · NITRIQUE · texte numérisé non relu

NITRIQUE

DRIQUE

SELKAHia

Zinc

Mercure. . . .

Plomb

Étain

Fer

Antimoine. . .

Bismuth. . . .

Cuivre

Nickel

Argent

Platine. . . .

Or

Charbon.. . .

Ces résultats de Péclet ne s'accordent pas en général avec ceux qui ont été observés par M. Becquerel, et il n'y a pas lieu de s'en étonner. Dans les deux cas, en effet, la communication des plateaux de l'électroscope se faisait par l'intermédiaire d'un conducteur très-complexe, puisque le corps de l'observateur luimême faisait partie du circuit; l'humidité des mains intervenait ainsi dans le phénamène d'une manière inconnue, et l'on ne

(») Annales de Chimie et de Physique, 3* série, t. II, p. 238.

DES SOURGKS DtLECTRJCITÉ. S63

pouvait en déduire aucune conséquence certaine relativement au contact du métal et du liquide.

898. La méthode suivante, employée par M Bufr(*), est plus correcte, mais elle ne permet encore de déterminer que le sens du phénomène.

Le plateau inférieur d*un électroscopc condensateur étant en âne, par exemple, on le recouvre d'une lame de veixe vernie sur ses deux faces et on verse à la partie supérieure une certaine quantité de liquide, de manière à former une nappe largement étalée. On relie ensuite par un fil de zinc le liquide supérieur avec le plateau inférieur, puis on supprime les communications et on enlève la lame de verre : les pailles divergent et sont chargées d'électricité positive ou négative, suivant que le zinc est positif ou négatif par rapport au liquide.

Si l'on veut étudier le contact d*un autre métal M avec le même liquide, on remplace d'abord le fil de zinc par un fil de ce métal et Ton répète la même expérience ; on obtient ainsi une déviation des pailles a proportionnelle à la somme des deux tensions du zinc par rapport au métal et du métal par rapport au liquide L.

ZniM-hMiL = Ka.

On substitue ensuite à la goutte de liquide une lame du métal à étudier, et la nouvelle déviation ^ donne

ZniM = K^; on en déduit

MlL = K(a — P).

Cette relation ne serait absolument exacte que si le liquide et le métal que Ion compaœ avaient des surfaces absolument égales et situées à la même distance du plateau inférieur, pour que la capacité de Télectroscope soit constante dans toutes les expériences. Si cette condition n*est pas réalisée, on peut faire des erreurs considérables sur la valeur et même sur le signe des diflerences de potentiel.

Voici les principaux résultats observés par M. BufT :

(•) iiftfi. elrr Ckrmie umd Pharmmcie, t. XLII. p. 5, eti. XLT, p. 137.

TRAITÉ DtLECTRICITÉ STATIQUE.

KATORE DU LIQUIDE

MÉTAUX

Page 1