SIC
DU UÉTAL
OBSERVATIÛNS
Eau pure.
Zinc.
Cuivre.
Platine.
Électhsation forte.
Id. faible.
Potasse.
Tous les métaux.
Acide sulfurique étendu.
Zinc, fer, cuivre.
Or, platine.
Le zinc esl aussi êlecirisé, et le cuivre l'est moins qu'avec l'eau.
Acide azotique étendu.
Zinc, fer.
Cuivre.
Or, platine.
Moins qu'avec Tac. sulfuriq.
Acide azotique ordinaire.
Zinc, fer.
Cuivre, or, platine.
Moins qu'avec l'acide étendu.
Acide azotique fumant.
Zinc.
Fer, cuivre, or, platine.
Très-faiblement.
Solution concentrée de sulfate de zinc.
Zinc.
Cuivre.
Platine.
Charge forte.
• faible.
On voit, d'après ce tableau, que les effets sont à peu près les mêmes avec Teau ou l'acide sulfurique, et qu'au contact de IV cide azotique les métaux ont d'autant plus de tendance à s'ëlectriser positivement que l'acide est plus concentré. Il est à remarquer surtout que le cuivre est neutre avec l'acide azotique étendu, bien que l'action chimique qui a lieu entre ces deux corps soit très-énergique. C'est là une circonstance importante à signaler dans la discussion relative à l'origine de l'électricité. Ainsi, on dit souvent que l'expérience de la double lame de Yolta ne donne pas d'électricité quand on tient le cuivre à la main parce que l'action chimique est nulle, et que, si on mouille les doigts avec de l'acide nitrique, le cuivre étant attaqué prend de réleclricité négative qu'il communique au plateau correspondant. Les expériences de Péclet et de M. Buff montrent, au contraire, que la lame de cuivre est alors neutre ou itième positive, si l'acide dont on a humecté les doigts est concentré.
Firr
DES SOUUCES D'ÉLECTRICITÉ. 505
899. expériences de M. iiankel. — M. Hankcl a étudié la même question par la méthode qu'il avait employée pour les tensions des métaux. Son appareil à contacts se compose principalement d'un large entonnoir A (fig. 248) communiquant par un tube avec un petit vase latéral muni d'une pointe de métal 1 qui sert à marquer le niveau du liquide dans les différentes expériences. Dans ce vase on plonge une lame M du métal à étudier; cette lame peut être reliée par un fil de platine p avec un plateau de cuivre B disposé
horizontalement au-dessus de l'entonnoir. Un autre (il de platine p' permet de relier le plateau à la feuille d'or de l'élcctromètre. Enfin, on maintient aussi la lame de métal M en communication permanente avec le sol par un fil de platine p".
Dans une première expérience, le plateau B et la lame M communiquent, l'entonnoir étant rempli d'un liquide L; on supprime la communication el, soulevant le plateau B, on le relie à la feuille d'or par le fil ;/. Après avoir manœuvré le commutateur à la manière ordinaire, on obtient une double déviation a, qui correspond à la somme des contacts Cu\lH-{' P/jM -4- MjL, ce qui donne simplement, en vertu de la loi de Volta,
On vide l'entonnoir et on le recouvre d'une lame de métal M que l'on fait communiquer avec le sol el avec le plateau supérieur par des fils de platine. En opérant à la même distance, on a un déplacement ^, qui correspond au contact des métaux.
Cî/|M = KP;
d'où Ton tire
MlL = K(a — ;â).
On remplace enfin cette lame de métal par une lame de zinc.
ci l'on obtient de même
on en déduit
CmIM — Cw|Zn = Zn|M = K(p — y)-
On a ainsi tous les éléments nécessaires pour comparer les tensions de contact Cu { M, Zn { M et M | L du métal considéré avec le zinc, le cuivre et le liquide.
900. L'électricité produite par le contact d'un liquide et d'un métal n'est pas le même au début de l'expérience qu'au bout d'un certain temps ; la surface immergée du métal s'altère peu à peu et s'entoure d'une couche liquide différente de la masse générale, de sorte que la tension de contact se modifie plus ou moins rapidement. On le démontre de la manière suivante.
On prend deux plateaux, l'inférieur A en cuivre, le supérieur B en cuivre aussi, mais couvert d'une feuille de platine sur sa face inférieure. Ces deux plateaux étant amenés à une certaine distance, réunis par un fil de platine qui communique avec le sol, puis isolés et séparés, on obtient, en reliant le plateau supérieur à 1 electromètre, une déviation a qui correspond au contact du cuivre et du platine
Dans une deuxième expérience, on met le plateau inférieur A en communication avec une lame de cuivre Cu^ plongeant dans l'eau où elle a séjourné quelque temps, et, au moment de faire l'observation, on plonge dans cette eau une autre lame de cuivre fraîche Cu, qui communique par des fils de platine avec le sol et avec le plateau supérieur B. On supprime immédiatement les communications et on obtient de même une déviation 0 dans l'électromètre. En suivant l'ordre des contacts, à partir du plateau supérieur, on voit que la charge électrique correspond aux tensions suivantes :
Pt\Cu-hCu\Xq-h \q \ ÈLq, 4- kq, \ Cw, H- Cm, | Cu = K^,
kq^ et Cuj désignant l'eau et le cuivre modifiés par un contact prolongé. On en déduit, par différence,
Cm \kq 4- A^ I A(/, 4- Ag, | Cm, 4- Cm, | Cm = K(g — a).
DES SOURCES DtLECTRIGITË.
tk)mme les deux nombres a et 3 ne sont généralement pas égaux, le priMnier n)embre de Téquation n*est pas nul, ce qui démontre rinfluence du contact prolongé.
L etnt physique du métal immergé a aussi une grande importance; le changement qui résulte de Timmersion prolongée, suivant que les métaux sont polis ou limés, se produit d*une manière plus ou moins rapide ; la tension peut même croître d*abord pour décroître ensuite, ou invei*sement.
De même, un métal oxydable, exposé d'abord à Fair humide avant d*étre plongé dans Peau, ne donnera pas le même résultat que si on Tavait immergé immédiatement après avoir décapé la surface; il y aura alors un double contact entre le métal et la couche oxydée, puis entiv l'oxyde et Teau.
On voit que les causes d'erreur sont encore plus nombreuses que pour le contact des métaux entre eux, et combien il est difficile d'obtenir des résultats bien concordants ou même parfaitement définis. Nous emprunterons aux expériences de M. Hankel, comme exemples, quelques nombres qui indiquent la tension de contact de diiTéreiits métaux avec l'eau, en fonction de la tension du contact In \ Cti représentée par iUU. La série de points indique une modification graduelle de la tension.
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