DE COUPLES
PROPORTIORRELLE
Ces deux tableaux montrent donc, avec un dcgi*é d'approiimation très-remarquable, que la racine carrée de la force répulsive et, par suite , la tension ou la force électromotrice de la pile, est proportionnelle au nombre des couples.
922. Dans un mémoire de M. Werner Siemens (*), on trquve des expériences intéressantes, qui ont été entreprises dans un but un peu différent, mais qui peuvent être considérées comme une vérification des propriétés de la pile électrique. La méthode de M. Siemens consiste à électriser un condensateur par les deux pôles d'une pile, et à déterminer la quantité d'électricité à l'aide d'un galvanomètre placé, soit sur la communication de la pile avec le condensateur pendant la charge, soit entre les deux armatures pendant la décharge. Si l'isolement des organes est suffisant et les communications établies pendant un temps assez long pour que l'équilibre soit atteint, il est clair que la charge du condensateur doit être égale à la décharge, indépendante de la résistance du circuit, proportionnelle à la force électromotrice de
,*J Poyy. Annal,, t. Cil, p. 66.
la pile déterminée par une méthode d'opposition, et proportionnelle aussi à la capacité du collecteur; enfin, les résultats ne doivent pas être modifiés quand les deux pôles de la pile sont isolés, ou que l'un d'eux est mis en communication, soit, avec le sol, soit avec un conducteur à un potentiel quelconque.
L'un des condensateurs était formé d'une lame de mica d'un décimètre carré environ et de j^ de millimètre d'épaisseur, couverte de feuilles d'étain sur ses deux faces. Comme chacune des charges ou décharges ne correspond qu'à une quantité d'électricité très-faible, M. Siemens employa une bascule à vibration qui produisait un grand nombre de charges et de décharges successives; il suffisait alors de faire passer ces courants successifs par le galvanomètre pour obtenir une déviation permanente de l'aiguille. Les figures suivantes donneront une idée de la disposition des expériences.
Dans la figure 256, les deux armatures A clB du condensateur
Fig. iîki.
sont mises en communication permanente avec les pôles de la pile P par l'intermédiaire du galvanomètre G. Si l'isolement est sutlisant, l'aiguille doit rester au zéro.
Dans la figure 257, L est une lame vibrante qui communique avec une des armatures A, et oscille entre deux pointes niétal-
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Fig. iii7.
tiques C et D ; ces pointes sont reliées toutes deux à l'armature opposée B, la première directement, la seconde par l'intermédiaire du galvanomètre et de la pile. On voit aisément que les courants de charge seuls agiront sur l'aiguille.
Wl TRAITÉ D'ÉLECTRICITÉ STATIQUE.
Enfin, avec la disposition de la figure 258, le galvanomètre M est plus traversé que par les courants de décharge.
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Kig. ïfâ8.
La pile élait formée avec des couples Daniell montés û neuf tous les deux jours.
liCs oscillations de l'interrupteur étant de 60 par seconde, la durée de chaque contact était inférieure k jj^ de seconde, mais cet intervalle était assez grand pour établir Téquilibre. La déviation de Taiguille resta la même quand on fit varier la résistance duiildel à 100.
L'intensité du courant (charge ou décharge) a été proportionnelle à la force électromotrice de la pile, et indépendante de la communication d'une des armatures avec le sol.
<Juand on modifiait les dimensions du condensateur, pour une même nature de milieu isolant, l'intensité du courant était toujours proportionnelle à la surface du condensateur et en raison inverse de la distance des armatures. Ces expériences donnent donc un moyen très-simple de comparer les capacités électri- (jues et de vérifier les lois de la condensation. On peut encon* employer la même méthode pour déterminer les pouvoirs indue* lcui*s spécifiques de différents milieux. M. Siemens a constaté ainsi que l'air et tous les gaz ont le même pouvoir inducteur spécifique, quelle que soit la pression ; il a obtenu le nombre (^78 comme pouvoir inducteur de la stéarine et 2,9 pour le soufre. II suflit de comparer ces résultats à ceux que nous avom indiqués plus haut (581), pour reconnaître l'influence du temp> signalée par M. Gaugain (384).
925. Nous citerons aussi quelques nombres déterminés par M. Branly. Une pile à tasses deVolta parfaitement isolée, comme flans les expériences de Peltier, fut réunie avec le sol par un de ses pôles et, par l'autre pôle, avec les deux houles d*unc balance de Coulomb à miroir, que l'on ramenait h une distance à
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peu |H*è$ constante par une torsion convenable. Les eipériences montrent que la force répulsive des boules à Tunité de distance est proportionnelle au carré du nombre des couples, c'est-à-dire au carré du potentiel du pôle isolé.
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Los propriétés de la pile non isolée ont d'ailleurs été vérifiées un grand nombre de fois et appliquées souvent à la graduation des électromètres.
924. nie Isolée. -^ Les mémoii*es de Pelticr renferment une série d*expériences très-remarquables (Solice^ p. 95), que ce physicien n'a pas interprétées, mais que l'on peut considéi*er comme une démonstration directe du principe de Volta, d'après lequel la différence des potentiels des métaux extrêmes d'un couple isolé est indépendante de la charge électrique que l'on peut y accumuler.
Un couple de pile sèche, formé d'une feuille de papier couverte de bioxyde de manganèse sur une des faces et d'étain sur Fautre face, était tenu par une mâchoire isolée; les deux faces furent reliées aux deux plateaux d'un électromètre condensateur. Les contacts étant maintenus pendant K)', parce que l'équilibre n'était pas atteint rapidement à cause de la faible conductibilité du couple, on rompait les comnmnications et, snulevant le plateau supérieur de lélectromètre, on observait la déviation. On ramenait ensuite le plateau supérieur à l'élat neutre en le touchant avec le doigt, puis on rétablissait les mêmes communications en laissant au couple et au plateau inférieur leurs charges primitives, et on faisait une nouvelle observation après lO* de contact. On déchargeait encore le plateau supéneur. puis on rétablissait les communications, et ainsi de suite.
i04 THAITÉ D'ÉLECTRICITÉ STATIQUE.
La déviation de rélectromètre allait en croissant à chaque opé* ration, comme on le voit dans le tableau suivant, et parut tendre vers une limite.
FOhCE
NOMBRE
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DÉVlATlMN
Pl(OPORTIOXNi!:iJ.F.