IV
Rappelons encore que, dans un circuit métallique fermé à température constante, la somme algébrique des tensions de contact est nulle de sorte que, si Ton parcourt le circuit dans un sens déterminé, on a
iMIM'
pour qu'il se manifeste un courant, il est nécessaire que deux soudures au moins du circuit ne soient pas à la même température.
DKS SOURCES D'ËLGCTRIGITÊ. 427
Les courants Ihermoélectriques sont soumis aux deux lois suivantes, qui ont été découvertes par M. Becquerel :
1** Loi des métaux intermédiaires, — Si deux métaux A et B, faisant partie d'un circuit, sont séparés par un ou plusieurs métaux intermédiaires, maintenus à une même température T, la force éleclromolrice est la même que si, les métaux intermédiaires n'existant .pas, le contact direct des métaux A et B était porté à la même température T.
Supposons, en effet, qu'il y ait un métal interposé M, on déduit immédiatement de la loi de Volta
AjB AjM MjB
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et la même i^lation aura lieu quel que soit le nombre des métaux interposés.
Il résulte de, là une conséquence pratique importante, c'est que, pour établir le contact de deux métaux, on peut les réunir par une soudure étrangère de nature quelconque, sans rien changer aux phénomènes.
Une autre conséquence est que la force électromotrice produite par réchauffement des soudures de deux métaux A et B, à des températures différentes Tet T', est la somme algébrique des forces électroraotrices produites pour les mêmes températures entre le métal A et un métal intermédiaire M, et entre celui-ci et le second métal B, de sorte que l'on a
AiB AIM iMIB
En effet, la loi de Volta donne les équations
AIB A M .MiB
A|B AIM MIB
En retranchant ces deux équations, membre à membre, on obtient immédiatement Téquation proposée.
2* Loi des températures successives. — La force électromo-
i28 TRAITÉ DtLECTRIClTÉ STATIQUE.
trice produite par réchauffement des soudures de deux métaux entre des températures T et T' est la somme des forces électromotrices produites, Tune entre la température T et une température intermédiaire 6 , l'autre entre les températures ô et T'.
Cette loi se traduit par Téqualion
AIB AIB AiB
T — T'~"T — 0 0 — r' (|ui est évidente, puisqu'elle se réduit à la suivante AJB^iA^AjJJ A|B AjB
laquelle est une identité.