‹ Traité d'électricité statique (volume 4)Chapitre 147 sur 176 · AM1L · texte numérisé non relu

AM1L

A Tautre soudure, le niveau électrique baisse brusquement de la hauteur H'; la masse M, qui tombe de cette hauteur, produit un travail MU' et dégage une quantité q' de chaleur

r/ = AMir,

laquelle est absorbée par les réfrigérants qui maintiennent constante la température de cette soudure. La différence de ces deux quantités représente la chaleur qui reste dans le circuit et se distribue dans toute son étendue proportionnellement aux résistances ; on a donc

q - (f = U, d'où Ton déduit

AM(H-ir)=AM*(« + 6);

cette formule n'est autre que la loi d'Ohm.

11 résulte de là une conséquence importante. On voit que la soudure P, à la température T, absorbe une quantité de chaleur q proportionnelle à l'intensité du courant qui la traverse el à la différence des ixotentiels II définie par la nature des soudures et la température, el cela quelle que soit Torigine du courant. Si la soudure n'est pas, comme dans le cas actuel, située dans un bain à température constante, elle empruntera cette chaleur aux corps voisins, en particulier aux métaux qui forment le contact. Si la quantité de chaleur absorbée est supérieure à celle que le courant dégage aux mêmes points en vertu de la loi de Joule, il s'y produira un abaissement de température. Comme Tune de ces quantités de chaleur est proportionnelle à l'intensité du courant et l'autre au carré de l'intensité, le refroidissement sera prédominant si le courant est faible, et il y aura un n*chauffemcnl pour des courants dont l'intensité dépassera une certaine valeur. Pour l'autre soudure P', la résistance du conducteur et la chute de potentiel concourront pour produire toujours un dégagement de chaleur.

DES SOURCES D'ÉLECTRICIIÉ. 403

En résumé, quand une soudure est traversée par un courant, elle §e refroidit ou s'échauffe (abstraction faite du dégagement de chaleur dû à la résistance du conducteur), suivant que la direction du courant est de même sens que celui que produirait réchauffement direct de cette soudure, ou de sens opposé. Ce phénomène a été découvert par Peltier.

965. Hypothèse de H. ciaosius. — On voit, d'aprés ccla, qu'il y a une certaine analogie entre les phénomènes calorifiques qui se produisent dans un circuit formé de deux métaux, dont les soudures sont maintenues à des températures différentes Tet T', et le jeu d'une machine à feu fonctionnant entre les mêmes limites de température. M. Clausius, partant de cette analogie, a voulu appliquer le théorème deCarnot aux quantités de chaleur dégagées ou absorbées aux deux soudures, comme à celles qui sont empruntées au foyer d'une machine et cédées au réfrigérant. On devrait avoir, d'après le théorème de Carnot,

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