‹ Traité d'électricité statique (volume 4)Chapitre 149 sur 176 · Vérifications expérlmeatalen. — État permanent. — PoUf · texte numérisé non relu

Vérifications expérlmeatalen. — État permanent. — PoUf

ne pas interrompre la suite des raisonnements, nous avons indiqué toutes les lois théoriques avec les liens qui les rattachent, sans entrer dans le détail des vérifications expérimentales. Les lois relatives à Tintcnsité des courants, dans le cas le plus simple où le régime permanent est établi et où la déperdition par l'air est négligeable, ont été découvertes par Ohm lui-même en 1826, à Taide d'expériences sur les courants fournis par les couples thermoélectriques, avant qu'il fût parvenu à en donner une théorie mathématique.

Fechner, en 1831 (*), vérifia les mômes lois par remploi des piles hydroélectriques, mais ces travaux restaient ignorés et méconnus môme en Allemagne. Peu de temps après, Pouillet (*) retrouva ces lois de son côté, sans avoir eu connaissance des recherches de ses devanciers.

La vérification des lois d'Ohm relatives à l'état permanent a été faite le plus souvent à Taide du galvanomètre, et il serait trop long d'examiner ici les nombreux travaux publiés à ce sujet; nous nous bornerons à indiquer la méthode suivante employée par Pouillet. Pour établir la loi des longueurs, Pouillet se servait d'un couple Bismuth-Cuivre, dont il fermait le circuit par un fil de métal enroulé un certain nombre de fois sur le cadre d'un galvanomètre, et notait la déviation de l'aiguille. Doublant ensuite la longueur du fil, il doublait aussi le nombre des tours sur le cadre du galvanomètre et constatait la même déviation. Chacun des fils du cadre exerçait donc sur l'aiguille, dans le second cas, une action moitié moindre que dans le premier, et par conséquent l'intensité du courant était moitié moindre. La loi des sections se vérifiait de même en constatant que, pour obtenir une déviation constante avec un couple donné et des fils de même nature et de diamètres différents, il fallait que les longueurs des fils fussent proportionnelles à leurs sections. Enfin des expériences analogues permettent de déterminer le rapport des conductibilités de différents métaux.

•^ Si'hiveigger Journal^ t. LXIH, p. 249. \*) Comptes rendus île l'Àcailémie des scicnees^ t. IV, p. 267 (1837) .

Cette question des conductibilités ou des résistances des métaux joue un grand rôle dans les applications des courants, en particulier pour la télégraphie électrique. A ce point de vue, le classement des métaux est à peu près le môme que celui qui a été établi par M. Riess pour les décharges des batteries (419). Si les nombres obtenus par les deux méthodes ne sont pas tout à fait concordants, cela tient à ce que la détermination des résistances par les courants électriques comporte une grande précision , tandis que réchauffement des fils par les décharges de batteries est un phénomène moins facile à observer et comporte plusieurs causes d'erreur à peu près inévitables. La concordance approchée des résultats suffit donc pour démontrer que les deux genres de phénomènes sont entièrement comparables.

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