‹ Traité d'électricité statique (volume 4)Chapitre 28 sur 176 · Faslon et volaUUMitloii de Ois de métal. — On VOit par · texte numérisé non relu

Faslon et volaUUMitloii de Ois de métal. — On VOit par

cette formule qu'en choisissant d'une manière convenable les

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conditions de l'cxpéncnce, on pourra, à l'aiili; d'iiiio déchaigo électrique, 61ever la température d'un mêlai quelconque au point de le fondre ou même de le réduire en vapeurs.

Ges expériences, d'ailleurs très-anciennes, sont devenues classiques; on emploie habituellement, pour les répéter, l'excitateur universel de Henley. Entre les deux branches de cet appareil on lend un fil métallique F (fig. 165) que l'on fait traverser par

la décharge d'une bouteille de Loyde, comme l'indique la ligure ; l'échaulîement est d'autant plus grand que le fi) est plus lin et plus court. Un (il de fer peut élre transformé en gouttclctles qui sont formées presque exclusivement d'oxyde de fer. Les coulons « filet d'or, d'argent ou de cuivre conviennent très-bien pour cette expérience; il se dégage du fil, au moment de l'explosion, une fumée due aux vapeurs métalliques qui se condensent rapidement, et le métal disparaît complètement.

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On peut recueillir, au moins en partie, ces poussières métalliques en appliquant contre le fil une feuille de papier blanc (fig. 164): il s'y forme une couche brune plus ou moins abondante dont la teinte dépend de la nature du métal employé. *

Si Ton veut produire cet efTet plus en grand, on remplace la bouteille de Leyde par une batterie électrique. On prend, par exemple, une planchette couverte d'une feuille de papier et sur laquelle on tend parallèlement entre eux des fils métalliques différents, de platine, d'or, d'argent ou de cuivre. Ces fils sent attachés, d'une part, à une bande de métal fixée sur l'un des bords de la planchette et, d'autre part, sur le bord opposé, à des boules plantées dans une lame isolante en ébonite. On maintient la bande de métal en communication avec l'armature extérieure de la batterie et, quand cet appareil est chargé, on fait communiquer l'armature intérieure avec Tune des boules. On volatise ainsi, à clia ]ue décharge, l'un des métaux, et Fig. 164. le phénomène est accom-

' pagné d'une explosion plus ou moins violente. On reconnaît facilement que les vapeurs métalliques ont des couleurs très-distinctes et que les poussières ont aussi des teintes différentes.

434. Comme les batteries ordinaires ne peuvent supporter, sans danger de rupture, qu'une différence de potentiel assez faible entre les armatures, on ne peut augmenter l'énergie électrique d'une batterie qu'en multipliant les bouteilles; mais le débit des machines ordinaires est limité, le temps nécessaire pour charger la batterie jusqu'à refus est souvent très-long, et il peut même arriver que les fuites d'électricité ne permettent pas d'atteindre la charge maximum. D'autre part, le potentiel maximum des machines est généralement de beaucoup supérieur à celui que l'on peut établir sur la batterie et l'on peut profiter de cet avantage en disposant les batteries en cascade.

Supposons, par exemple, qu'on emploie la machine de Holtz et quatre batteries de 6 grandes jarres. On isole ces batteries

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sur des tabourets à pieds de verre et on les dispose en cascade, comme le sont les quatre bouteilles de la fig. 165 ; on réunît séparément, par des tringles R et B', les deux pftles de la machine avec les armatures intérieures A et E des batteries extrêmes, et l'on place le fil qu'on veut volatiliser sur le trajet d'une de ces communications. Ce fil est traversé lentement par l'électricité poidant que les batteries se chargent et ne s'échauffe pas d'une manière sensible. Les armatures extrêmes peuvent prendre alors une difTérence de potentiel 4 fois plus grande que s'il n'y avait, avec la m^me quantité d'électricité, qu'une seule batterie, ce qui

correspond à une énergie électrique 4 fois plus grande. Quand la charge est suffisante, on ferme la machine, le fil est traversé par la décharge. On peut ainsi volatiliser, avec une détonation pareille à un coup de pistolet, un fil de laiton de plus de 50 centimètres de longueur et de | de millimètre de diamètre.

L'expérience est très-remarquable avec le fer. La volatilisation du métal est très-faible, mais quand la température est suffisante, le fil est fondu violemment et projeté en tous sens sous forme de gouttelettes brillantes qui brûlent comme les étincelles que donne le fer forgé. La disposition qui précède permet de fondre aisément plus de 80 centimèircs d'un fil de fer ayant ! de millimètre de diamètre.

4Ô5. ExpéricMco de Im presM électrique. — Franklin (') paraît avoir observé pour la première fois la fusion et la volatilisation des métaux par l'étincelle électrique. 11 fait passer la décharge d'une bouteille de Lcyde par les filets dorés d'une reliure, el la dorure avait complètement disparu après la production de l'étincelle. 11 suffisait d'ailleurs de placer une feuille de papier blanc au-dessus du filet d'or pour obtenir une ti'alnèe noire due à la condensation des vapeurs métalliques. Franklin a remarqué aussi que, si l'on volatilise ainsi une feuille d'or battu comprise enlre deux lames de verre, le métal laisse sur le verre des empreintes qui ne peuvent plus être enlevées même par l'eau régale 1 il semble donc que l'or ait en partie pénétré dans l'itilérieur du verre. La secousse est d'ailleurs Irès-viotente, car les lames de verres étaient quelquefois brisées; ce résultat est facile à obtenir avec une décharge de batterie.

C'est h l'imitation des expériences de Franklin et en souvenir de ses travaux sur rélectricilé qu'a été construit un appareil classique appelé le portrait de Franklin oupreste électrique, dans lequel on utilise la volatilisation d'un métal par l'étincelle pour reproduire un dessin.

L'appareil se compose d'une feuille de carton mince h (flgure 166), dans lequel on a dessiné à jour un tracé quelconque, habituellement une figure représentant le portrait de Franklin. Ce carton portequatre prolongements latéraux dont deux F et F' sont formés de feuilles d'étain et deu x auti-es Aet C aussi en carton peuvent se rabattre sur la partie moyenne. On applique sur celte figure une feuille d'or assez large p our qu'elle empiète sur les deux lamesd'étain, on rabat les deux bouts A el C de façon à emprisonner la feuille d'or, et on met en dessous un morceau de soie blanche ou simplement du papier blanc. Le

(*) UUru lur l'èUetrUili. Opinions a conjectures, etc. (1740).

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tout est ensuite fortement serré entre deux planchettes P pour que le carton découpé s'applique exactement sur la feuille qui doit recevoir l'empreinte. Enfin on relie l'une des feuilles d'élain avec Tune des armatures d'une forte bouteille ou d'une batterie et on approche l'autre armature de la deuxième feuille d'étain. Quand la décharge a lieu, la feuille d'or se volatilise, la vapeur traverse les vides du carlon découpé et reproduit le dessin en noir sur la soie ou le papier blanc.

436. TorpiUe éiectriqnc. — Le bruit qui accompaguo la volatilisation brusque d'un fil métallique indique que les vapeurs exercent sur l'air une pression très-énergique. Si l'on produit le même phénomène dans les liquides, qui sont très-peu compressibleSy le choc se transmettra aux parois du vase et pourra le briser. Pour cela, il suffit de plonger dans un verre qui renferme de l'eau les deux branches de l'excitateur reliées par un fil de platine fin et court. Au moment où l'on fait traverser ce fil par la décharge d'une batterie, l'eau est projelée à quelques centimètres de hauteur, le vase tombe en morceaux et les fragments sont sillonnés de fentes nombreuses disposées en éventail. Cette expérience est assez ancienne ; on faisait autrefois éclater un canon de pistolet par la volatilisation d*un fil de métal plongé dans l'eau; Guillemin (^) a donc pu comparer la secousse ainsi produite à celle d'une torpille de guerre.

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