DMerlptlon d*vii exelUit«iir uaiverMl. — La distance à
caquelle peut se produire une décharge électrique entre deux londucteurs au travers du milieu qui les sépare, dépend d'un
Fig. 174.
grand nombre de circonstances. Comme nous aurons l'occasion d'étudier à ce propos la formation des étincelles dans des conditions très-variées, nous indiquerons ici un excitaleur universel complet, muni de pièces accessoires qui permettent de répéter la plupart des expériences.
Cet excitateur est représenté par la fig. 174, qui nous dispett-
DÉCHARGES DISRUPTIVËS. 67
sera d'une longue description. Les deux boules A et A' tournent à frottement dur autour de deux charnières 0 et 0', montées sur des pieds en verre. Ces boules sont traversées par deux branches BC, B'C, qu'on peut fixer par des boutons de pression a et a'. L'une des branches est formée d'un manchon renfermant une tige divisée en millimètres et mobile à l'aide d'une vis, de façon qu'on puisse l'allonger par un mouvement lent d'une quantité connue. Les boules B et B' sont elles-mêmes creuses et traversées par des tiges secondaires DE, D'E', termi* nées par des boules. Tous les pas de vis qui terminent les branches principales en B el B', ainsi que les branches secondaires^ sont identiques, de sorte que l'on peut adapter en ces différents points des pièces accessoires de formes très-variées, réunies sur une même planchette : des boules G plus ou moins grosses ; des plateaux P ; des pointes I ; des pinces Q pour tenir des fils métalliques; des charbons M taillés en cônes pour la lumière électrique ; des crochets K pour soutenir les tubes à gaz raréfiés ; des fourches F que l'on terminera elles-mêmes d'une manière quelconque pour les décharges dérivées ; des branches courbesLpour la production des étincelles dans les liquides, etc. Les branches de l'excitateur sont réunies aux appareils électrisés par des tringles métalliques ou par des fils que Ton attache à des bornes 6 et fc' ; ce dernier mode de communication doit être évité le plus possible quand on se sert des machines électriques ordinaires, parce qu'il donne lieu à des pertes d'électri- { ité considérables.
461. lulliience de la charge* — - Expériences de M. Harris. '—
M. Harris (*) a trouvé qu'entre deux boules reliées aux deux armatures d'un condensateur, la distance explosive est proportionnelle à la charge électrique. La disposition de sou appareil était la suivante : une petite bouteille de Lane d'une forme particulière, comme celle qui est représentée en L (fig. 125)^ était placée sur le trajet d*une machine électrique à l'armature intérieure d'une bouteille de grandes dimensions, dont l'armature extérieure communiquait avec le sol ; ces deux armatures communiquaient séparément avec les deux boules d'un excitateur* Le nombre des
.*) PkU. TVafif. (183i). p. I^y.
es TRAITÉ D'ÉLECTRICITÉ STATIQUE.
étincelles de la pelite bouteille de Lane était proportionnel à la charge de la grande, et Ton constatait que le nombre d'étincelles nécessaire pour provoquer la décharge entre les branches de l'excitateur était proportionnel à la distance explosive. En toute rigueur, il faudrait tenir compte du résidu sur la grande bouteille et de la déperdition. Celte dernière cause est, en généraly négligeable, mais le résidu ne l'est pas ; pour éviter Terreur qui en résulte , nous avons déjà dit qu'il faut continuer les expériences, et compter le nombre des étincelles comprises entre deux décharges successives : c'est ce nombre qui est proportionnel à la distance explosive.
Comme le déplacement des boules ne change pas sensiblement la forme du condensateur, on peut dire que la distance explosive entre deux conducteurs donnés, dont l'un communique avec le sol, est proportionnelle au potentiel du conducteur isolé. Toutefois, M. Uarris n'indique pas entre quelles limites cette proportionnalité a été vérifiée.
462. Expériences de M. Ries*. — Lcs expériences de M. Riess (') conduisent au même résultat. En opérant avec une batterie constituée par un nombre variable de bouteilles et chargée par l'intermédiaire d'une bouteille de Lane, M. Riess a constaté que la distance explosive, entre deux branches d'un micromètre à étincelles (314) mises en communication séparément avec les deux armatures, est proportionnelle à la densité électrique de la
M batterie, ou au quotient — de la charge M par le nombre n des
bouteilles.
Voici, par exemple, quelques-unes des expériences : l'une des boules du micromètre avait 5*, 7 (12"'",76) de diamètre, et communiquait avec l'armature intérieure de la batterie; l'autre boule, de 4', 4 (9 millimètres) de diamètre, communiquait avec l'armature extérieure et avec le sol ; la distance des boules a varié depuis^ ligne (1"°*,12) jusqu'à une valeur cinq fois plus grande ou S^^^ïÔO. Le tableau suivant donne les valeurs de la charge M observées et calculées dans les différents cas.
'*) BeibungscicktticUâtt Bd. I, p. 377.
DÉCHARGES DISRUPTiVES.
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