‹ Traité d'électricité statiqueChapitre 100 sur 123 · iHflacMe élMirl^M eatre «ewc pkitMu. — Yolta avait · texte numérisé non relu

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imaginé, pour graduer ses électromètres, un moyen très-simple de donner à un corps des charges électriques croissantes dans un rapport quelconque (^), et il appliqua les instruments ainsi gradués à Tétude de Fattraction entre deux plateaux. Les étincelles successives d'un électrophore s'afTaiblissent d'abord assez rapidement , mais à partir d'un certain ordre elles deviennent identiques entre elles; Volta s'en assurait, d'ailleurs, en constatant qu'une bouteille de Leyde, chargée par dix étincelles d'un électrophore, donnait toujours la même déviation aux pailles d'un électromètre, quand on répétait plusieurs fois l'expérience. D'autre part, la capacité d'une bouteille de Leyde ordinaire étant très-grande par rapport à celle d'un disque d'élcctrophore, on pouvait admettre que la chargç de la bouteille était proportionnelle au nombre d'étincelles qu'on lui avait données par ce disque.

(^) Colleùone tMV opère, t. I, part, il, p. 14.

TRAITÉ DÉLEGTRICITÊ STATIQUE.

Volta suspendit ensuite un disque conducteur au fléau d'une balance par des cordons de soie au-dessus d'une table, portant elle-même un plateau plus large non isolé, à une distance du pre< mier d'environ 2 pouces. Le disque isolé était électrisé par une bouteille de Leyde et on déterminait les poids qu'il fallait placer dans l'autre plateau de la balance pour équilibrer l'attraction électrique. Yolta a vérifié que, pour un même degré de Téleotrométre, c'est-à-dire pour un potentiel constant, l'attraction est proportionnelle à la surface du disque mobile et que cette attrac* tion est proportionnelle au carré du degré électrique, ou du po* tentiel.

Ainsi, dans une série d'expériences, les poids ayant été successivement 24, 12 ,6 et 3 grains, les déviations des pailles de Téleclroscope produites par la bouteille qui servait à charger le disque étaient 45 degrés, 35, 25 et de 17 à 18. La proportionnalité des déviations aux charges étant sensiblement exacte jusqu'à 55® et la table de graduation indiquant une charge de 50 pour la première expérience, on obtient ainsi :

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DIS BI8QDES

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337. Les mêmes lois ont été vérifiées par M. Harris ('), en employant pour faire varier le potentiel sur le corps électrisé un simple phénomène d'influence. Un plateau conducteur isolé A (fig. 155) est mis en communication par un fil avec Tun des disques attractifs a de la balance, l'autre disque b communiquant avec le sol. Un deuxième plateau B, isolé aussi, est porté par une vis micrométrique qui permet de l'amener à difTérentes distances du plateau A. Un met le plateau A en communication avec le sol.

(*) UçoM ^ électricité f p. 135 et suit.

■ *iiT

on charge le plateau B avec une bouteille de Leyde, de capacité assex grande pour qu'elle n'éprouve par ce contact qu'une pei*te inappréciable; puis on isole A, on enlève B, et on détermine Taction qui s'exerce entre les disques a et 6 à une certaine distance. On recommence ensuite la même opération pour une autre distance entre les plateaux A et B. M. Harris a ainsi reconnu que la force attractive entre les disques a et 6 est exactement Fig. iss.

en raison inverse du carré

de la distance des plateaux A et B. 11 en résulte que la quantité d'électricité produite par influence sur le plateau A est en raison inverse de la distance du plateau influent B, ce qui est une conséquence de la théorie (^8).

Si l'on charge le plateau A par la bouteille de Leyde, le plateau B étant en communication avec le sol puis enlevé, la force attractive des disques est encore en raison inverse du carré de la distance des plateaux. Cela devait être, puisque la capacité électrique du plateau A est sensiblement en raison inverse de sa distance au plateau B.

Enfin, si les deux disques de la balance a et 6 sont chargés d'électricités contraii^es et isolés, ils s'attirent en raison inverse de la distance qui les sépare. La loi constatée par M. Harris doit être exacte, au moins entre certaines limites qui dépendent des dimensions des disques attractifs, puisque l'action d'un plan électrisé sur un point extérieur est en raison inverse de la distance de ce point au plan.

La théorie de l'influence entre deux plans parallèles - a d'ailleurs été étudiée et vérifiée d'une manière complète par M. Thomson, à propos de la construction des électromètres absolus.

358. AcUca ém émmai, ■pMre». — M. Harris a déterminé aussi l'action de deux sphères égales, dont Tune est maintenue en communication avec une bouteille de Leyde, c'est-à-dire à un

TRAITÉ D*ÉLEGTRIGITË STATIQUE.

potentiel constant, et l'autre non isolée. Il a trouvé que l'attraction est sensiblement en raison inverse de la distance c des centres des deux sphères et de la distance (c — 2r) de leurs surfaces. En prenant le rayon des sphères pour unité, et désignant par F la force attractive, on a donc

Cette expression s'accorde parfaitement avec les résultats de M. Harris, mais elle ne peut être considérée, suivant aucune théorie, comme représentant la loi physique du phénomène. En effet, d'après cette formule, l'action à une grande distance deviendrait en raison inverse du carré de la distance des centres; mais, si les sphères sont très-éloignées, la charge de la sphère non isolée tend à devenir en raison inverse de la distance, la force attractive est proportionnelle au produit des charges des deux boules et en raison inverse du carré de la distance, de sorte que, finalement, l'action doit être en raison inverse de &, M. Thomson (') a appliqué au cas des expériences de M. Harris les formules qu'il a données pour l'attraction des sphères. Le tableau suivant montre que les résultats ainsi calculés diffèrent sensiblement de ceux de l'observation, mais les différences se manifestent dans le sens que l'on pouvait prévoir; et, d*aulre part, les expériences de M. Harris n'ont pas été faites avec assez de soin, pour que ce défaut de concordance puisse être considéré comme une objection à la théorie.

DISTANCE

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