SÉRU
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359. Mesure du rapport des charges des armatures. — M. Riess a cherché ensuite à évaluer la charge du collecteur à Taidc du coefficient m, et il a déterminé ce coefficient par la méthode suivante. Le plateau A étant chargé, isolé et soustrait à toute influence, on touche un point M avec le plan d'épreuve et on obtient une certaine torsion T dans la balance. Cette torsion est
pniportioiinellc à la dcnsitô du point touché ci à la charge totale a du plateau; on peut écrire
K étant un coefficient inconnu.
On approche ensuite, à la distance voulue, le plateau B communiquant avec le sol; ce plateau prendra une charge d'électricité contraire égale à — fr, et Ton a fr = ma.
On isole le condenseur B et on le relie au collecteur par un iil conducteur très-court, afin de pouvoir négliger Télectricité que prend ce fil ; la charge totale de Tensemble des deux plateaux est alors a — 6. On touche par le plan d'épreuve un point quelconque N de Tun des plateaux et Ton obtient dans la balance une torsion T'. Cette torsion est pro|K)rtionnclle à la charge totale et Ion peut écrire
T' = K'(o — 6) = K'fl(i — m),
le coenicient K' ayant une autre valeur <iue précédenunent. On déduit de là
T K I t'""k'" i'-'fn
doit
K Pour déterminer le rapport jt„ on recommence les mêmes
expériences, en ayant soin que le condenseur B reste isolé quand on Tapprochedu collecteur; la charge qu'il prendra alors |>ar influence s,era nulle. Si Ton désigne par a^ la charge primîti\e du plateau A, T^ et 1\ les torsions qui correspondent aux densités des deux points M et N, on aura encore
Un Cil déduit
et enfin
560. Cette manière de déterminer le coefficient m est exacte,
quoiqu'un peu compliquée. M. Riess en déduit la force conden-
santé par la formule habituelle =. Les nombres ainsi ob-
tenus sont en général un peu inférieurs à ceux qui ont été déduits du rapport des densités. Comme les deux méthodes donnent des résultats trop faibles, on peut en conclure que la détermination du rapport des densités conduit à des nombres plus voisins de la vérité, que la mesure du coefficient m et le calcul des électricités dissimulées.
Le premier tableau de la sixième série a été obtenu avec la même disposition expérimentale que pour la première série, et on a placé dans la troisième colonne la différence des résultats fournis par les deux méthodes.
Le second tableau correspond à la disposition expérimentale employée pour la seconde série, et la troisième colonne renferme aussi la différence des résultats.
On peut remarquer qu'il y a une certaine irrégularité dans la marche de ces différences, ce qui indique que les expériences ne comportaient pas une grande précision.
6* SÉRIIi.
DISTANCE