CHARGE OC COLLECTEUR
DDRiR DE LA CHARGE
hV COLLECTEUR
Fraction de seconde.
50 secondes.
2 minutes.
8 minutes.
La charge instantanée n'est pas la moitié de celle qu'on obtient au bout d'une heure, et alors le maximum n'est pas encore atteint.
De même, il faut plus d'un quart d'heure pour charger à.refus un condensateur à gâteau de gomme-laque, et aussi plus d'uit quart d'heure pour le décharger complètement. La charge que l'on obtient au bout de ce temps est au moins triple de celle que donne un contact instantané.
Ce phénomène est lié à une modification lente de l'état électrique du gâteau isolant. L'èlectrit ité ne quitte pa$ les armaturcs, parce que les potentiels ne sont pas assez élevés, mais le gâteau isolant se charge, sur chacune des deux faces, d'électricité contraire à celle de l'armature voisine. Les choses se passent
donc comme si le disque isolant était un corps conducteur, et que ce conducteur fût séparé des armatures par des lames très* minces formées d'une substance complètement isolante.
Pour constater Tétat électrique d'un disque isolant après qu'on a enlevé les armatures, on applique sur ses deux faces des ar* matures mobiles munieà de manches isolants; on touche simultanément ces armatures, puis on les sépare et Ton détermine, au moyen d'un électroscopc à feuilles d'or, la nature de l'électricité communiquée à chacune d'elles. Cette électricité développée par influence est de signe contraire à celle que possédait la face contiguê du gâteau isolant.
587. De la charge maximum, — Pour étudier la limite de charge, M. Gaugain employait des gâteaux isolants à surfaces bien planes et des armatures métalliques également planes. Mais, dan§ le plus grand nombre des cas, ces armatures métalliques n'ont pas été appliquées directement sur le gâteau, elles en ont été séparées par de petites lames d'air; on donnait à ces lames d'air une épaisseur constante, en collant sur la face interne de chaque armature trois pastilles de gomme-laque plus ou moins épaisses. Le milieu isolant était ainsi formé de deux couches d'air séparées par une lame solide.
Si la couche interposée entre les deux lames d*air est formée d'un corps conducteur, la charge limite est obtenue dans un temps inappréciable et elle est la même que si ce conducteur n'existait pas, autant du moins que l'épaisseur de ce conducteur reste petite par rapport au diamètre commun des disques et que la somme des épaisseurs d'air situées de part et d'autre de ce conducteur reste constante dans toutes les expériences. Si le corps interposé est un gâteau mauvais conducteur, la charge limite n'est atteinte qu'au bout d'un temps plus ou moins loi|g, mais elle est en général indépendante de la nature et de repaisseur du corps isolant avec lequel on opère.
588. Cette propriété s'est vérifiée pour des gâteaux de diverses substances dont l'épaisseur a varié de 5 millimètres à 59 millimètres, le plateau ayant 74 millimètres de diamètre. Voici quelques expériences :
PUMÈTRB DU PLATEACK ET DE LA LAME HfTERPOffée 74**.
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