‹ Traité d'électricité statiqueChapitre 21 sur 123 · POIDS D*EAU CONTENU DAKÏ · texte numérisé non relu

POIDS D*EAU CONTENU DAKÏ

UK PIED CUBB d'air

COEFPICIB.^T

DE DÉPERDinoX

HAUTEUR DU BABOMÈTRE

29 mai. . .

28 mai. .

2 juillet.. .

22 juin. . .

gmtiis

Si Ton cherche, d'après ce tableau, à établir une loi entre la quantité d'eau et le coefficient de déperdition, en écrivant par exemple que les coefficients m et m' dans deux expériences sont proportionnels à une puissance w des poids/; et ;/ de vapeur contenus dans un pied cube d'air,

on trouve pour celte puissance, en comparant deux â deux les différentes expériences :

Avecla !'• et la 2' n = 2,7(»

— 1" — .V n = 2jG

Moyenne. . . . =:^5,04

Le cocflicient de déperdilion serait donc à peu près proportionnel au cube du poids de vapeur d'eau qui existe dans un volume d'air déterminé. Toutefois, on ne doit pas accepter ce résultat comme démontré. Coulomb dit bien avoir constaté que la température n*a pas d'influence appréciable, mais dans les expériences que Ton vient de comparer, la pression atmosphérique a diminué d'une manière sensible à mesure que la quantité de vapeur d'eau allait en augmentant, et il n'est pas probable que ces variations de pression fussent sans eflet.

Le coefficient de déperdition varie d'ailleurs, d'après Coulomb, sous des influences qu'il est difficile de préciser; il arrive, par exemple, que l'on trouve des coefficients différents pour certains jours où l'hygromètre, le thermomèlrc et le baromètre donnent les mêmes indications. « On ne peut, dit-il (% expliquer ces variétés par une autre cause que la composition de l'air formé de différents éléments plus ou moins idio-électriques, dont la densité, les proportions varient presque continuellement, et qui ont des degrés d'affinité différents avec les vapeurs aqueuses. La seule observation qui m'a paru assez générale, c'est que lorsque le temps change subitement et que l'hygromètre varie sensiblement en quelques heures de l'humidité au sec, la perte d'électricité reste pendant quelque temps plus grande qu'elle ne devrait l'être, d'après le degré de sécheresse indiqué par l'hygromètre ; et vice versa lorsque l'hygromètre passe subitement du sec à Thumide. »

Il parait naturel en eflet de faire intervenir dans ce phénomène l'état électrique de l'air, mais probablement d'une autre manière que ne paraissait le comprendra Coulomb. 11 ajoute encore (*) :

« J'avais imaginé, pour compléter mon travail, de renfermer les corps électrisés dans différentes espèces d'air, de donner à cet air différents degrés d'humidité et de densité, de chercher ensuite dans chaque état des airs la loi de décroissement de l'électricité, etc. »

II fallait pour cela un ensemble d'appareils et des loisirs qui paraissent avoir manqué à Coulomb ; mais on voit que

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