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Juillet.
Août.
Septembre.
Uctolire.
. Novembre. ,
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’ Moyenne annuelle.
iUl RAPPORTS UE l'électricité ÀTEC LES PHÉNOMÈNES NATURELS.
ÉLECTRICITÉ DE LAIR DANS SES RAPPORTS AVEC l'ÉTAT DU UEL.
Ciel couvert.
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Les observalioDs fait€6 dans la vue de constater les variations annuelles de l'éleetricité de l’air ont eu lieu, chaque jour, vers l'heure de midi, et ont commencé en août 1844. Les résultats de chaque année s'accordent parfaitement, et peuvent se résumer de la manière suivante : 1° l’électricité atmosphérique, considérée d'uqe manière générale, atteint son maximum en janvier, puis décroît progressivement jusqu’au mois de juin, qui présente un minintuiii d’intensité ; elle augmente pendant les mois suivants jusqu’à la fin de l’année. 2° Le maximum et le minimum de l’année ont, pour valeurs respectives, 605 et 47 degrés ; en sorte que l’électricité, en janvier, est treize fois aussi énergique qu'au mois de juin. La valeur moyenne de l’année est représentée par Les valeurs que donnent les mois de mars et de novembre. 3° Les maxima et leà minima absolus de chaque mois suivent une marche absolument analogue à celle des moyennes mensuelles ; les moyennes de' ces termes extrêmes reproduisent également la variation annuelle, bien que d’une manière moins prononcée. Afin de déterminer l’intensité de l’électricité de l’air dans ses rapports avec l’état du ciel, M. Quételet a séparé, pour chaque mois de l’année, les nombres qui se rapportaient à un ciel entièrement couvert de ceux observés par un ciel serein, ou bien offrant assez peu de nuages pour que les huit ou neuf dixièmes au moins fussent entièrement découverts. Pour ne pas compliquer les résultats par des intluences étrangères, il a omis les observations faites pendant les orages, les neiges, les pluies eV le^
ÉLKCTRICnÉ ATU08PUÉH1UCE. ■>. iOS
brouillards. Le tableau ainsi formé a mis en évidence les résultats suivants : ' <
i° Quel que soit l’état du ciel, l’électricité de l’air présente un maximum en janvier, et un minimum vers le solstice d’été,
2* La différence entre le maximum et le minimum est beaucoup plus sensible par les temps sereins que par les temps couverts. Dans la dernière circonstance , ces nombres sont 268 et 36, dont le rapport est 7 environ. Dans des temps sereins, le maximum de janvier est de 1133°, et le minimum de juillet 35°; le rapport de ces nombres est 32, valeur considérable.
3° Pendant les différents mois, l'électricité de l’air est -plus forte quand le ciel est serein que quand il est couvert, excepté vers les mois de juin et de juillet, quand l’électricité atteint un maximum dont la valeur est à peu près la même, quel que soit l’état du ciel.
A partir de cette époque, l’électricité de l'air, par pn ciel serein, surpasse d'autant plus l’électricité observée par Un ciel couvert, qu’on se rapproche davantage de janvier; et; dans ce dernier mois, le rapport est de plus de 4 à 1. Cette forte intensité électrique par un ciel serein, eu hiver, est une circonstance très-remarquable, et avait été constatée déjà par tous les physiciens qui se sont occupés de l’électricité atmor sphérique, quoiqu’ils lui attribuassent une valeur relative bien moins grande.
M. Quételet a réuni dans un tableau particulier les observations faites pendant des circonstances extraordinaires, tels que des brouillards , des neiges ou des pluies, et qu'il n’avait pas employées dans le calcul des moyennes. Voici les résultats qu’il a obtenus : l’intensité électrique observée pendant les brouillards à, en moyenne, à peu près exactement la même -valeur que celle observée pendant les neiges ; cette valeur est très-élevée et corréspond aux maxima moyens observés pour les premiers et les derniers mois de l'année. Il ne semble pas, du reste, qu’elle subisse l'inilaence des saisons. Les valeurs observées pendant üne pluie tranquille s’éloignent peu des valeurs ordinaires que l’pn observe pendant le cours de l’année.
i06 RAPPORTS DK L'ÉlECTRtCITÉ AVEC LES PBAnOMÈNES NATDHEIS. Uans quelques circonslanees, une forte électricité, soit positive, soit négative, a été observée à l’approche de la pluie ou après la pluie. Pendant les quatre années qu’embrassent les observations de M. Quetelet, l’électricité n'a été observée négativement que vingt-trois fois, à riieiire ordinaire de ces observations ; et il fait feuiar(|uer qu’elle n’a été observée négativement qu’une seule fois pendant les quatre mois d’octobre, novembre, décembre et janvier. Ces électricités négatives précédaient ou suivaient, en général ^ des pluies et des orages ; voici comment elles se sont distribuées : l’électricité a été observée négativement six fois pendant la pluie, neuf fois avant la plaie, cinq fois après la pluie, deux fois pendant des pluies qui tombaient à des distances éloignées, une foisv sans cause apparente.
De l’-ensemble des observations faites pour vionstater. la va-riation diurne de l’électricité de l’air, M. Quetelet déduit les conclusions suivantes :
1° L’électricité de l’air, estimée à une hauteur toujours la même, subit une variation diurne qui présente généralement deux maiima et deux minime.
2° Les maxima et les minima se déplacent d’après lès différentes époques de l’année.
.3° Le premier maximnm arrive, en été, avant 8 heures du matin et vers 1D heures en hiver; le second maximum s’observe, après 9 heures du soir en été, et vers 6 heures en hiver. L’espace de temps qui sépare les deux maxima est donc, de plus de 13 heures à l'époque du solstice d'hiver;
4” Le minimum du jour se présente vers 3 heures en été et vers .1 heure en hiver. .Les Observations ont été insuffisautes pour établir la marche du minimum de la nuit<
Sè, L'inslaut qui présente le mieux l’état moyen électrique diè la journée dans les différentes saisons arrive vers 11 heures 4a malin.
^ Nous n'insisterons pas sur les observations de M. Lanront à Munich; quoiqu'elles soient faîtes avec l’électromètre de Pdtier et d’après la même méthode que celle de Bruxelles, elles en diffèrent assez nolablemenl quant aux résultats. On pourra
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ÉLECTRICITÉ XTH08PBÉRIQCE . i07
en juger d’après le tableau ci-joint dans lequel M. Quetelet a réuni les observations de Bruxelles, de Kew et de Munich faites à l'heure de midi, et qu’il a rendues comparables en prenant pour unité la moyenne mensuelle.