ACT105 MUTUELLE OU MAGNÉTISME ST DKS COL'R\MS
direction du courant indélini, en dnuï composanteâj l'une jée dans le plati qui unit le courant à son axe et perpendiàcel axe, l'autre perpendiculaire à ce plan, on voit que première est détruite par la résistance de Taxe, et que la seide seule fait mouvoir le courant, qui se place en conséquence lauiëre que son plan soit parallèle au courant indéfini et ru soit lui-même du côté de Test. Il est en équilibre dans position, car alors la composante qui le faisait mouvoir rient oulle. Si le courant est ascendant, c'est à l'ouest et non l'est qu'il est porté, et il reste également en équilibre quand plan qui Tunit à son axe est parallèle au courant indétini. Or, Icourant indéfini est situé à l'équateur magnétique; par conlenl, tout plan qui est parallèle à cet écpjaleur est perpen- [ilaire au méridien magnétique. L'axe doit éprouver dans kê deux cas d'équilil>re une traction provenant de la tendance
tÎB le courant de se porter toujours plus à Test s'il est descenni, et â rouesL s'il est ascendant; tendance en vertu de la- Délie, s'il était libre et isolé, il tournerait constamment autour H globe terrestre, de Touest à Test dans le premier cas, et de ■It à Fouest dans le second ; hypotbèse impossible à réaliser, Puisqu'il faut nécessairement que le fil métallique qui transmet icourani fasse partie d'un circuit voUiilque,
lieconde loi est une conséquence encore plus directe, pour
i dire» que la première, de l'action du courant équatoriaL
il que soit Tangle que le courant mobile horizontal fonne
le courant lise, que cet angle soit aigu, droit ou obtus,
l'il «ïDil même nul, comme cela a lieu quand les deux courants
It parallèles, il est évident que les deux portions du courant
que sépare le sommet de l'angle concourent à pousser le
i>ile du côté de celle de ces deux portions dont le courant est
igé dans le même sens relatif . Le mode de suspension peut
il arrêter le mouvement, Si le courant horizontal est mobile
^oar d'un axe qui lui est parallèle, mais situé au-dessus de
tm le voit se soulever et se placer dans le mèçne plan hori-
1 que son axe, lorsque celui-ci est dans le méridien magné-
i; il faut seulement rijouLer à Taxe un contre-poids, destiné
lulraliser le plus possible l'eft'et de la pesanteur sur le fil
260 MAGNÉTISME ET ÉLEGTRO-DYNÀMIQVE.
métallique qui transmet le courant. L*appareil qui nous a servi plus haut à démontrer qu*un circuit fermé peut se placer perpendiculairement à Taiguille d'inclinaison (fig. H3) est le meilleur pour faire cette expérience, pour>'u qu'on ait soin de le placer de façon que son axe ne soit plus perpendiculaire, mais bien parallèle au méridien magnétique. Au reste, cette position horizontale que prend le plan du courant est parfaitement d'accord avec la direction verticale qu affecte Taiguille d'inclinaison quand son axe est dans le méridien magnétique, ou, ce qui revient au même, quand le plan dans lequel elle se meut est perpendiculaire à ce méridien.
L'hypothèse d'Ampère sur la nature du magnétisme terrestre rend donc compte de la manière la plus satisfaisante de raction de la terre sur les courants mobiles. Peut-on en dire autant quant à l'action de la terre sur les aiguilles aimantées? Il semble qu'on peut répondre que oui, puisque tous les phénomènes magnétiques s'expliquent parfaitement bien, en supposant que les aimants ne sont qu'un assemblage de courants ; dès lors la seconde action rentre dans la première. Cependant ces courants sont moléculaires, et ceux avec lesquels nous avons opéré sont d'une grandeur finie. C'est vrai, mais à la distance à laquelle les courants terrestres se trouvent des courants mobiles, il n'y .'» pas une grande différence entre un courant de quelques centimètres de longueur et le courant moléculaire d'un aimant. Toutefois, nous ne dissimulerons pas qu'il n'y ait encore des expériences à faire pour bien établir, sur des bases solides, l'identité entre la cause qui détermine la direction des courants électriques et celle qui produit la direction des aimants.
11 nous resterait à examiner jusqu'à quel point l'existence de courants terrestres, dirigés de l'est à l'ouest, au-dessous de la surface de la terre, est probable ; à quelle cause on peut les attribuer ; s'ils sont conciliables avec les autres phénomènes de physique terrestre ; si enfin on peut les percevoir directement. Ce sont autant de questions intéressantes que nous traiterons dans le chapitre de la cinquième partie qui a pour objet Mélectricité ou le magnétisme terrestre. Kous verrons alors quelle est l'hypothèse sur la nature de ce magnétisme la plus propre à rendre
kCn&fi 51CTOELLI 00 MAGT^TTSME ET DES COLHANTS. 26f*
ipl^ à la fois de son action sur les eouraDU élec triques et mrraiguille aimantée.
$ e. LoN fies nellGnH ^If^ctro^il^nnnilques.
Il nous reste, comme nous T avons dit p. 256, à montrer, s ' mesures précises et par rapplicalion du calcul et des i méraniquH, comment Thypathèse d'Ampère ries confits muléculaires, peut rendre 'compte d*une manière rigou* euse lie tous les phénomènes électro-dynamiques, y canipris les ^nmgoi^tiqucs* Pour soumettre au calcul cette hypothèse et en lUdoire ainsi tous les effets de Faction mutuelle des aimants Lir les courants et des aimants les uns sur les antres^ il faut Icommenccr par calculer Taclion mutuelle de deux courants fliiiik^colaires seulement, ou, ce qui reAlent au même, de deux |tortions infiniment petites rie courants. Or ce calcul exige pour f>ints de départ, outre la loi genénde de Tattraction et de la IrepulsiiUJ suivant le sens des courants, que nous avons déjà [établie, certains principes fournis par l'expérience, et Texpé- Imoce ne peut se faire sur des portions infiniment petites de cotinintâ, îliuâ, au moyen d'un calcul aussi rigoureux qu'ingénieux, M. Ampère a pu ramener les principes nécessaires à [établir sur des courants infiniment petits à des câs d équilibre ûoriiis parraction mutuelle de courants finis. Ces cas d'êquiiihre, au nombre de quatre, permettent de déterminer les lois luxquelles Taction mutuelle des courants infiniment petits doit iiér^s5aii'ement obéir pour qu'ils puissent se réaliser. Ces lois me fois obtenues, le calcul conduit à des conséquences con- Lirraes à lexpérience sur les elfets que doit produire Tassemilage de ces courants, tel qu'il a heu dans les aimants et dans lesb^lices électriques*
ïoici les quatre cas d'équilibre, tournis par rexpénence, qui
ent de base aux calculs sur les courants inGnimeut petits. Premier cas d'équilibre, — Deux courants finis, égaux et con- Itraires, exercent sur un troisième, situé à la même distance des deux premiers, une action nulle, l'action attractive de Fun [étant égale à laclion répulsive de l'autre* Pour démontrer ce
262 MAGNÉTISia BT ÉLECTlU>-DTllAmyiIS.
principe, il faut se servir d*un fil de métal recouvert de soie qu'on replie à son milieu sur lui-même, de manière que ses deux moitiés parallèles Tune à Taulre soient en contact dans toute leur étendue ; les deux extrémités, qui se trouvent Vune i côté de l'autre, sont mises en communication Tune avec le pôle positif, l'autre avec le pôle négatif de la pile, de sorte que les deux moitiés sont parcourues par le même courant dans des sens contraires. On présente au courant asiatique vertical ou horizontal du flotteur ce double courant, qui se compose de deux courants égaux et contraires, situés à la même distance da courant mobile, et l'action est tout à fait nulle. On peut également ajuster ce double courant à l'appareil de la lig. 82 en lui donnant la forme de la iig. 1 16.
Fig. 116.
Second cas (ï équilibre, — L'action exercée par un conducteur rectiligne sur un courant mobile est exactement égale à celle qu'exerce sur le même courant un conducteur plié et conlouroé d'une manière quelconque, mais compris entre les mêmes limites, pourvu que les courants qui traversent les deux condu^ tcurs finis soient les mémos ou aient la même intensité.
On vérifie l'exactitude de ce principe au moyen de Tapparcil de la fig. 89, auquel on suspend le conducteur asiatique vertical. On place pour conducteur fixe un système de deux fils dont l'un est rectiligne et l'autre contourné en forme de languettei de zigzag ou de toute autre manière (fig. 117). On les arrange di façon que la branche verticale du conducteur asiatique mohik [|
^ ACTION lOmnLLB m MAGNÉTISIfE IT IffiS COURANTS. S68
mi située entre eux et que le couraat qui le parcourt successi- WfSùi ait la même direction dans chacun d'eux, mais en même tmps de manière que cette direction, qui leur est commune,
Fig. 447.
soit contraire à celle du courant dans la branche mobile. On voit alors celle-ci être repoussée également par les deux conducteurs fixes et se maintenir exactement au milieu entre eux, preuve que leur action est égale. 11 est important que les sinuosités du conducteur contourné, désigné par Ampère sous le nom de sinueux, ne soient pas trop grandes comparativement à la distance des conducteurs au courant mobile; elles peuvent cependant, pourvu que cette distance soit suffisamment considérable, se trouver les unes dans des plans différents de ceux où sont les autres. Ou peut également, en faisant tourner le commutateur *
< Noos appelons commutateur tout appareil destiné à changer la direction du courant dans un ou plusieurs cundiicteiire, sans qu'il soit nécessaire de déplacer les pùles de In pile. Celui dont nous faisons usage ici est le même que nous avons décrit à la page 222. 11 en existe plusieurs autres parmi lesquels il en est où Ton se dispense de mercure en se contentant du simple contact de deux parties métalliques mobiles à frottement juste Tune contre l'autre. Ils sont aussi plus ou moins compliqués selon qu'il s'agit de changer le sens du courant dans une partie du circuit sans le changer dans le reste, ou de le changer dana tool le fjrstème des conducteurs également, Noos aurons plus d^nne fols Tocc^ riOQ de lUre osege de» différentes espèces de commutateurs.
264 laCMÉTISME ET ÉLEGTBO-DTNAlUQDBi
de manière que la branche a d plonge dans la capsule c, et que la branche g réunisse les deux capsules a et 6» faire passer le courant dans le même sens dans les deux branches verticales fixes, la sinueuse et la rectiligne, et dans la mobile. Aussi si cette dernière est située bien exactement entre les deux autres ; elle reste parfaitement en équilibre, étant également attirée par chacune d'elles; seulement l'équilibre est instable dans ce casci, tandis qu'il était stable dans le premier. Ce second cas d'équilibre a servi à M. Ampère à montrer qu'on peut appliquer aux courants la loi de la décomposition et de la composition des forces ordinaires, soit la loi du parallélogramme des forces; ce qu'on ne pouvait conclure à priori^ vu la nature toute particulière des forces qui émanent des courants électriques, et qui ne sont point semblables aux forces ordinaires.
Troisième cas d'équilibre. — L'n circuit fermé, de forme quelconque, ne peut mettre en mouvement une portion quelconque d'un courant formant un arc de cercle dont le centre est sur un axe fixe autour duquel il peut tourner librement, axe (jui est perpendiculaire au plan du cercle auquel l'arc appartient. Dans cette expérience délicate, il faut que l'arc de cercle puisse se
Fig. 118.
mouvoir seul et sans les conducteurs qui le mettent dans le circuit; pour cela on se sert de deux canaux remplis d*une quan-
Acnoii larruuxK bu biagnétisbie et des courants. 265 e mercure telle que le niveau du liquide s'élève par la caité au-dessus des parois des canaux. Le conducteur en 3 d*arc de cercle, fixé par son milieu à Textrémité d'une horizontale comme lui, qui part de Taxe situé au centre îrcle dont l'arc fait partie, repose délicatement, par deux s points, sur la surface du mercure de chaque canal, de ère à être simplement en contact avec elle (fig. 118). Le positif de la pile communique avec le mercure de l'un des ux, et le négatif avec le mercure de l'autre; de cette façon, nducteur en arc de cercle sert à fermer le circuit, et il en 1 seule partie mobile. On lui présente à une certaine dis- ; un fil métallique formant un polygone ou une courbe ée, et de plus traversé par un courant. De quelque maî que l'on place ce conducteur fixe par rapport au mobile, ne action ne se fait apercevoir.
icUrième cas d'équilibre. — On a trois conducteurs circus situés dans un même plan, un plan horizontal par exemdisposés de façon que celui du milieu soit mobile autour axe situé en dehors de la circonférence et auquel il est lié jne branche horizontale soudée en un point de cette cirêrence, tandis que les deux extrêmes sont fixes (fig. 119).
Fig. 119.
îs trois conducteurs circulaires sont situés de façon que s centres soient sur la même ligne droite, si de plus les dis-
266 lUGNÉTISUE KT ÉLEGTBO-DTNAMIQUB.
tances de ces centres sont respectivement proportionnelles aai rayons des cercles, c'est-à-dire si le rapport du rayon du premier cercle au rayon du second et celui du rayon du second au rayon du troisième, sont entre eux comme la distance du premier centre au second est à la distance du second centre au troisième; le conducteur intermédiaire mobile sera en équilibre entre les deux extrêmes fixes, quand ils seront tous la trois traversés par un courant électrique dirigé chea toui dans le même sens et ayant la même intensité dans chacun. L*inspeotion seule de la figure ( fig. 1 19) suffit pour faire corn* prendre la manière dont on met les trois conducteurs circulaires dans le circuit électrique, tout en donnant une grande mobilité à celui du milieu.
Au moyeq de ces quatre cas d'équilibre, Ampère a réussi, non-seulement à déterminer la forme de Texpression mathématique de la force que deux éléments de courants voltalques exercent Tun sur Tautre, mais à trouver la valeur des quantitéf constantes qui entrent dans cette expression et à en déduire en particulier que la force elle-même est en raison inverse du carré de la distance entre les deux éléments. On se rappelle que los expériences de Biot et de Savart avaient conduit à la même loi pour Taclion d'un élément de courant sur un élément <raimant, co qui établit une analogie de plus entre un élément d'aimant et un élément <lc courant élcctri(iue *.
Tno fois parvenue à Toxpression mathématique de Taclion d<; deux élémonls do courant, Ampère en a déduit l'action de rassemblage de plusieurs courants élémentaires, soit sur un assemblage somhlablc, soit sur un courant fini ou indéfini. Les résultats du calcul se sont constamment trouvés d'accord a^ec ceux qu'avait fourni l'expérionce. Mais le cas le plus important est relui qui comprend l'action mutuelle de deux $olinoide$: Ampère désigne par ce nom un système de courants fermés Irès-petils, ayant leurs centres également espacés sur une ligne droite ou sur une courbe qu'il nomme directrice du solénoïdc.
1 Voyez la note finale F, pour les calculs relatifs à raction mutuelle des coorants électriques.
fcCTlPX MOTîmttI m MAri^ÉTîSME ET Î>1S COURANTS. 267
atalioD, en iinprimaiil dos dircr lions fixes aux courants Lâectricjues qui enveloppent le.-, molécules des corps, produit
^soléuolile^» de idlo isorle qii*uu solonûïdo e^t le squeleUe Rgnclique des substances aiumnlées, raimant étant un assemblage de courants fermés .
Ampère avait démoalré que Faction d'un solénoîde ne dépend que de la po&iliou de ses extrcniiteB et nullement de la îonm^ de son axe, mai^s il n^^ait pas réussi à déduire du calcul ippUqué aux couranls des golénoides, loulesles mêmes conséquences qu'il avait déduites de cette même application faite aux couranfs moléculaires qui, suivant lui, conslitueul les aimauiSj conséquences toutes parfaitement d*accord avec lee prcipriétés des aimants. M. Savary a comblé cette lacune ; il est parti du principe qur% si la formule d'Ampère est vraie quand elle s applique aux courants moléculaires, elle doit être juste paiement quand elle s^applique aux courants circulaires des lolénoldes , et que le calcul doit aussi donner des résultats identiques avec ceux de l'expérience* Cet habile physicien a trouvé que tel était le cas en elîet^ et il a montré de plus que Itsiolénoldesou cylindres électro-magnétiques d'un très*petit diamètre agissent à des distances très-grandes par rapport à ce diamètre, comme des aimants dont les pûles seraient situés aux axtrémiiés même de ces cylimlres» Ce résultat établit donc une identité complète entre un solénoldc et un filet magnétique, car celui-ci étant composé de courants moléculaires^ il est clair que, quelle que soit la distance à laquelle it agit, le diamètre de N^ courants est toujours intïniment petit par rapport à cette dtslnnce. Nous ne suivrons pas M* Savury dans les autres conséquences quHl a tirées de ses calculs ; nous nous bornerons à dire qu^elles s'accordent toutes avec les résultats qu'avait déjà fou mis rétude expérimentale du magnétisme, en sorte que, utm les conditions énoncées, un solénolde représente un vélitable aimant* Ainsi, en particulier, on établit par le calcul
idé uniquement sur les lois de l'électro-ilynamiqne que leS
' pftkii de deux solénoldes se repoussent s ils sont de même nom,
c*e^l-4-dire si les courants s'y meuvent dans le morne sens,
ei çatlirent §11$ sont de noms contraires, ce qui semble en
WS MAG?ÏÉTISMI ET ÊtlCTRO-Btl^ASilQCE*
coalradiclion avec la loi de Taction mutuelle de deux CDuranU, contradiclioD qui n*est qu'apparente et qui lient à ce qu icioe ne sont pas simplement deuï couranls élémenlaires, mak bien deux assemblages de courants qui agissent Tun sur Tautre* On parvient aussi à établir qu'un solénoïde n a aucune actioii si sa direction est une courbe fermée, résultai d*aceord avec ceM que fournit une lame d'acier aimantée qui, sous la forme d'au* neau fermé, ne présenle plus de trace de magnétiânie,
La ibéorie d'Ampère, quoique appuyée sur des calculs rigoureux, nianquaii eu certains points de démonstrations expérimentales quand en i848 M. ^\ cher entreprit d*en compléter les preuves par quelques expériences plus directes et plus précises* Abordaut la (fucslion direelemeut, il a réussi à construire un appareil qui permet de mesurer avec uuc grande précision ractioQ mutuelle de deux solénotdes ou plul6tde deux anueaui électro-dyu:ïmiques; puis comparant les résultats numériqyts de l'observation avec ceux que lui fournit le calcul appliqué à la formule d'Ampère pour ractiou de deux éléments de courant il a trouvé entre ces résultats raccord le plus parfait.
L'appareil de Weber se compose de deux anneaux formés fils de cuivre recouverts de soie, enroulés d'une manière paN faitement régulière. L'intérieur de Tun des anneaux reofenne un espace assez grand pour que Tautre puisse s y mouvoir librement. Quand on fait passer un courant électrique à \n\m le fil de cbacun des deux anneaux ^ le fixe qui est extérieur, tend à faire tourner le mobile tpji est iutérieur avec une force qui est à son maximum» lorsque leurs deux centres culuciilen* et que les plans de leurs couranls sont perpeudicnlairei> Tuu i Tautre, Le iliamètre des deux anneaux est Taxe de rotation; il a une direction verticale. L'anneau mobile est soutenu pir deux fils métalHqnes très-fins qui n'en supportent chacun < la moitié, de façon à être tendus également. Ces fils um communication par leur eitrérailé inférieure avec les d' bouts du fil de Tanncau mobile, servent à y transmettre le < rant au moyen de deux supports métalliques a»ixqtiels ils f attHchéê à leurs extrémités supérieures; rarrangouii^ot deis coih docteurs permet de mettre également dans te circuit le fil fis
270 ||AI>?J^;TISM£ IT ÉLECTRO-DTPîAHIQUE-
chapitre du magnétisme terrestre* L'aoneau mobile porte miroir qui sert à la mesure des pelits angles au moyen îYnt divjsiou tixe qui y est réttêchie et qu'on regarJe avec ut lunette* Les figures 120 et 121 représentenl deujt coupes ver efties à augle ilroil Tun de Tautre de rappureil de Weber, el 1 %• 122 une coupe horizontale de Tinst lu nient vu de haut
bas* Les deu^t lils de susp sîon parlant de labohioe] qu'Us supporlent, vienneri s'appuyer contre deux [teliti poulies de mêlai a el a* et j fixer autour de deux petitj liges à et A' iinplaniées si une poulie d'ivoire li- Oll poulie peut être abaissée i élevée au moyen de la vis < qui se meut dans réi'i Fîg. 4îf. fff de sorte quoo peul
amener l'anneau mobile dans la position la plus eoui nable par rapport au tixe au milieu duquel il est sti pendu et dont m tn représente une section transversal La poulie B mobile autour d*un pivot cenlral se lient ^n équilibre au moyen de raclion égale qu'exercent eu h el 6* les deux fils de métal qui portent Tanneau mobile, dont le poids est ainsi uniformément réparti entre les deux fils. Le miroir n ti et son contre-poids /j p font saillie hors du cadre ( Tanneau fixe» ce qui nécessite, pour éviter ragitatiuu de i'; que tout l'appareil soit recouvert d'une enveloppe de munie de deux larges ouvertures fermées par une plaque i verre pour qu'on puisse suivre les mouvements du miruirj dont la partie supérieure est égalemenl une glare de verre* laisse passer le tube où sont les deux fils de suspension, et met de voir la division circulaire, ainsi que I index li que ] l'anneau mobile (Voyez fig* 122l La seconde coupe vertic (fig. 121) permet de suivre très-bien la marche du cour les quatre boutons métalbques y, u\ z et sf fixés contre Vtmi loppe de bois servent à fermer le circuit; u et u' sont eo
àCnm MUTtTELtl DU MAOlfÉTISKIE ET DtS COUftiNTS. 27 1
Dtcatioo avec les deux exlréinilés du fil de T anneau fixe, ^Sorle que le courant parti de t* arrive en v\ ai>rès avoir traleraé c€ fil» monte k long du Ûl jrjf', arrive a Tccrou c c\ puis à h peiile poulie a\ d'où il descend par \è fil de su^îpen&îiofl diim l^aûueau mobile j puis passe au second fil de suspension d'où il parvient à la poulie a^ de là, par le second écrou e c au i jf f et au boutou z qui communic[ue avec le pAlent^alifdela pile. Eu combinant convenablement les conducteurs au moyen te ({uatre boutons, on peut Facilement changer le sens du counul dan* l'un des anneaux seulement, ou dans tous les deux, ^Ajuutons que le lil de Tanneau mobile a 200 mètres de lon- B^ur faisant 1,200 tours^ et celui du fixe 30U mètres faisant ^pleoient ÎKK> tours. Les deux fils de suspension, iiui sonttr^s- Hi, sont d argent et ont été rougis au feu; ils ont un deminSlre de longueur depuis l'anneau jusqu'aux ptudies a et a^ Au oiojeu de cet appareil qu'il a appelé fitjnamomèire , Wekr s'est d*abord assuré, en faisant sueressivement passer dans H fils des deux anneaux des courants d*unc intensité di Ile rente êl en observant simultam%ent les déviations du dynamomètre et relies d'un galvanomètre placé aussi dans le circuit^ que h forte èleetro'dynamique prvduiie par raciton réciproque de dtvx //f conducleurs qui tramvietiefii des couranis d'' égale intensité ^i proporiionneUe au carré de relie i?ttt^mi(é. C'est la démonstra- ■d eïpérimêulale du principe admis par Ampère, mais non prouvé directement, que raclion mutuelle de deux coumuts est proportionnelle au produit de leurs intensités respectives. L*infloence de la distance mutuelle des deux anneaux, mesurée par la distance de leurs centres respectifs* a été également déterminée par i*eipériencc directe suivant le même système applitjuè par tjâussaux aimants pour démontrer !a loi fondamentale de l'action du magnétisme, et a conduit Weber à Tune des couy'- - les plus générales et les plus importantes de rélectro- . me, savoir que ce sont lem mémm lois qm rétjisse7ii ks iions éfeclro-dijnarmques ti ies actions maffnéttqu&s à distance, Ue loi établit d'une manière directe et expérimentale 1 idenentre les aimants et les solénoides que M. Ampère, et après I. Savary, avaient démontrée seulement par des calculs
conducteur, découverte par M. Arago, fut un trait de lumière pour M. Ampère, et contribua sans aucun doute à lui suggérer plus tard sa théorie de la constitution des aimants. M. Arago réussit à aimanter une aiguille, aussi bien par la décharge d*une machine électrique et encore mieux par celle d'une bouteille de Leyde, qu'au moyen de ce courant.
Davy avait, de son côté, fait voir qu'on peut également aimanter une aiguille en la plaçant transversalement sur un fil de métal traversé par un courant voltalque ou par une décharge électrique.
On n'a pas tardé à démontrer que l'emploi des couraDts électriques, excellent pour aimanter du fer doux, dont la force coercitive est presque nulle, est insuffisant pour imprimer un magnétisme puissant à des aiguilles d'acier dont la force cocrcitive ne peut être complètement vaincue, surtout si elles sont trempées, que par la décharge d'une ou de plusieurs bouteilles de Leyde.
Nous allons donc successivement étudier l'aimantation de l'acier opérée essentiellement par des décharges électriques, celle du fer doux (|u'on produit surtout par les courants électriques, et les phénomènes divers, principalement moléculaires, que met en évidence l'aimantation développéepar l'électricité dynamique.
S 2. Almantatloii de l'acier par l'éleetrlelté dyDami^ae.
Quand on aimante une aiguille d'acier en faisant passer la décharge ouïe courant à travers le fil d'une hélice, il faut avoir soin de placer Faiguille dans un tube de verre, autour duquel le fil métallique est tourné, afin d'éviter que, par le contact de Tacier avec ce fil, rélcctriciié ne passe à travers l'aiguille au lieu de faire le tour des spires. Si Ton examine la position des pôles nord et sud, dans une aiguille ainsi aimantée, on trouve qu'elle indique, en admettant la théorie d'Ampère, que la décharge a déterminé dans l'acier des courants dirigés dans le même sens que celui qui a produit Taimantation , ce qui doit être dans cette théorie, puisque l'aimantation consiste à donner une direction uniforme aux courants électriques préexistaiils