CHAPITRE IV
GALVANOMÈTRES MULTIPLICATEURS.
3US avoDS indiqué, dans la première partie de cet ouvrage, D pouvait se servir des propriétés calorifiques et chimiques ourant voltalque pour mesurer son intensité, et nous avons le donné quelques détails sur les voltamètres fondés sur ces irïétés. Mais Taction qu^exerce un courant sur une aiguille mtée a fourni un moyen à tous égards bien supérieur aux édents pour constater Texistence et apprécier la force d*un xiDt électrique. Cette action, en effet, est la seule qui soit Taie, c* est-à-dire qui accompagne toujours et dans tous les a présence de Télectricité dynamique, quelles que soient la ire du circuit et la faiblesse de cette électricité, tandis que lutres actions n*ont lieu que lorsque le circuit renferme un lucteur susceptible de les manifester et que le courant est h d'une certaine énergie. Il y a plus : l'effet électro-magnée du courant est instantané, tandis que l'effet éIectro-<ïhiue doit oécessairemcnt durer un certain temps pour être :^cic; et si l'action calorifique est également instantanée, à riiiconvénient de ne pas donner la direction du courant, lis que cette direction est indiquée, de la manière la plus npte et la mieux prononcée, par le sens de la déviation de quille aimantée.
eus avons vu qu'un conducteur traversé par un courant é au-dessus d'une aiguille, mais très-près d'elle et parallèent à sou axe, fait dévier cette aiguille à Test ou à l'ouest, aul qu*il est dirigé du nord au sud ou du sud au nord. S*il lu-dessous, il Ta fait dévier à Test quand il est dirigé du sud lord, et à l'ouest quand il est dirigé du nord au sud. Il en 1. 21
322 MJLG5ÉTISME ET ÉLECTBO-VrriMlQIJB.
résulte que, si le conducteur qui transmet le courant, pa d*abord au-dessus de Taiguille, est replié de façon à reTeni'
dessous, et à former ainsi
W W. ^ branches parallèles entn
J ^ Al quelles Taiguille est susp<
^^ ^ ^^^ :0g. 132 , le courant qui
court la branche supéi tend à faire dévier l'aiguillt Pig, 432. le même sens que le courai
traverse l'inférieure, pp ment parce qu'il a dans la première une direction contn celle qu*il a dans la seconde. En disposant ainsi le fil qui ^ met le courant, on obtient une action sur Taiguille deu plus forte que si, demeuré rectiligne au lieu d'être rep n'agissait que dessus ou dessous. Mais, au lieu de le replie seule fois, on peut le replier deux fois, ce qui double e Teffet, trois fois, ce qui le triple; en un mot, on peut fain au fil un très-grand nombre de tours, et multiplier ainsi quantité considérable l'action du courant sur Taiguille a: tée. 11 en résulte qu'un courant très-faible, dont Teffet se peine sensible, si le fil qui le transmet ne faisait q\i*une e volution, peut exercer une action très-maniuée lorsq nombre des circonvolutions devient considérable. Aussi i nommé cet appareil gakcmomètre mvltiplicateur. On le m aussi quelquefois, et avec raison , rhèomèire, mesureur di rant. C'est à un savant allemand, M. Schv^eigger, qu'on i première idée du galvanomètre multiplicateur.
On a soin, pour le construire, de prendre un fil de cuiv couvert de soie, afin que les différents tours puissent être j posés et superjwsés sans {\\\'\\ y ait une communication i lique directe d'une circonvolution à l'autre, et que le co puisse ainsi parcourir le fil dans toute sa longueur. On en le fil autour d'un châssis en bois ou en métal solidemen sur un pied, et qui laisse entre sa face inférieure et sa fa( péricure le plus petit espace possible; c'est dans Tintérie cet espace qu'on suspend l'aiguille aimant<M}; les deux boi fil, qu'on a soin de dépouiller de la soie qui les recouvre
6ALTAN0MÈTRES MULTIPLICATEUBS. 323
Tenta mettre le galvanomètre, c'est-à-dire le lil de Tinstrument, dans le circuit (fig. 133). Au moment où un circuit est ainsi fisrmé y on voit , pour peu qu'un
courant s'y propage, Taiguille y^-^^"^^ ...^^1011 '^
se mouvoir; le sens dans lequel elle se meut indique la direction du courant dont son mouvement vient d accuser la présence, et le nombre de de- ^^.^""^ ■" "7^ ^ grés où la grandeur de la dé- / ^ I
nation permet d'en apprécier f y ' — i
TiniensUé. Fig- »»^-
g 8. Chilnuiomètre mnltlpUcatenr de IVoblU.
Pour augmenter la sensD)ilité du galvanomètre mulliplicalear, M. Nobili a eu l'ingénieuse idée de neutraliser la force directrice du magnétisme terrestre qui tend, en opposition à Faction du coui-antyàmaintenir l'aiguille dans sa direction normale ou à l'y ramener, en employant , au lieu d'une seule aiguille aimantée, deux aiguilles que l'on fixe parallèlement Tune à l'autre, les pùles inverses on regard, aux deux extrémités d*une petite tige de paille ou de métal qui passe par leurs eentres de gravité. L'une des aiguilles est placée en dedans du eliàssis, et l'autre en dehors, de sorte que, comme il est facile de le voir, la déviation que le courant tend à imprimer à la première s'accorde avec celle qu'il opère sur la seconde, la position de leurs pôles étant pour Tune inverso de ce r[u'elle est pour Tantre; car si elles avaient leurs polos homogènes tournés du même côté, elles dévieraient au contraire en sens opposé, l'une étant au-dessus et l'autre au-ilessous. Il résulte ainsi de faddition de cette seconde aiguille, une augmentation considérable de sensibilité dans l'appareil. Il faut que les doux aiguilles soient aussi semblables ([ue possible; on les suspend à un iil de coton que Ton fixe à rextrémité supérieure do la i>otitc tige qui les unit. Si elles avaient exactement la môme force magnétique, ee système serait a^/a/ti^tt^, c'est^-dire n'éprouverait aucune ac-
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Ain déicrminé, il est bon il avoir toujours Jeux instruaieuts à ^■îsposilion, Vun à fil court, TaiUre h lil lan^. ^■Toici d'abord les (liujonsions du cli assis : la largeur est rie BFtniVliftiètres, la longueur do 40 millimètres; Touverlure dsios la partie supérieure de 5 millimètres; la hautetir extéheure entre les deux parties horizontales est de 4 millimètres, el la loD^eur intérieure entre les deuiL parois verticales est de ! jcnilliinètres. C'est dans cet espace intérieur et vide de lOmillide longueur sur 4 de hauteur, que se meut raiguille terieure, La supérieure est située au-dessus du châssis, naaîs près que possible des fils qui sont enroulés autour de lui. fil, recouvert de soie, a moins d'un sixième de milliiBèlre de lètre, et forme huit cents tours autour du châssis. Les ' - sont deux aiguilles ordinaires à coudre, de 30 milli- : ' le longueur et aimantées à saturation* Elles sout placées Uelemeoi runeàFaulre, mais les pôles inverses en regard, [une distance de 15 niilUmètres, et fixées à chacune des exlréiié» de deux petits fils de cuivres tortillés Tun sur Tautre, Le de suspension est un fil de cocon dédouhlé de 10 à IS ceiiti^ jètres de longueur. Le châssis est placé sur un support mobile fui permet de lui donner toutes les positions possibles par jipport aux aiguilles. On le fixe dans ce but sur un pivot qui ime sur sou axe au moyen d'un engrenage à pignon, qu'on lit mouvoir à volonté dans un sens ou dans un autre par uo 5Ulon extérieur. Pour que ce mouvement du châssis puisse iV'xéculerj il faut que les deux boots du fil métallique recouvert de soie aient une longueur suffisante, entre le point où ils ^luttent le châssis et celui où ils sont fixés au cadre de Tintrument.
Le fil de cocon est fixé à une tige en potence, et, au aoyen d'un petit râteau mû par un engrenage, on peut faire iesceûdre ou remonter le système des deux aiguilles, par degrés insensdDles, de manière à le placer exactement à la hauteur lonlue. Une division circulaire dont le centre coïncide exacte- [ment avec la prolongation du fil de suspension est placée auriei-suî^ du châssis et des fils dont il est entouré. C'est sur cette division que Taiguille supérieure marque le^ degrés de dévia*
326 MIGNÉTISME XT fLECTRO-DT^AMIQIIS.
tion. On ajuste ordinairement à Tune des extrémités de ce*J[^ aiguille un bout de crin très-fin, qui marque les degrés ^ iléviation sur le cercle divisé, dont les dimensions peuvent et** ainsi rendues plus considérables. Quant aux aiguilles, quelque précautions ([u'on prenne pour que le système qu'elles fermeté soit astatique, il reste néanmoins à ce système une force direct* trice appréciable, qui n'emp<>clic pas que Tapparail ne possèdi^ un grand degré de sensibilité. Si la force directrice est trop grande, on la diminue au moyen d'un procédé indiqué ptf M. Nobili lui-même. On cherche celui des quatre pôles dei deux aiguilles qui a le plus fort magnétisme; on lui en enlève une partie en le frottant légèrement avec le pôle opposé d'uH barreau faiblement aimanté, et Ton continue juscfu'à ce que le système sorte du méridien magnétique pour s'approcher pliu ou moins de la position perpendiculaire à ce méridien. On fiiil ensuite osciller le système, et Ton juge, d'après le nombre des oscillations dans un temps donné, si l'action du magnétisme terrestre est diminuée suffisamment. Il faut, comme nous l'avons déjà dit, ne laisser au système que juste la force directrice qui lui est nécessaire pour le maintenir dans une position fixe, afin qu'il puisse abandonner cette position sous Faction du courant le plus faible. C'est là la principale cause de la sensibilité de l'appareil; aussi doit-on faire tous ses efforts pour atteindre ce but.
L'instrument est recouvert d'une cloche de verre dont la partie supérieure est percée d'un trou qui laisse passer le bouton au moyen duquel on peut abaisser ou remonter la tige dentelée qui porte le fil de cocon.
Los galvanomètres niulliplicalonrs ne diffèrent entre eux (pie par les dimensions du fil de cuivre recouvert de soie; on en a dont le fil très-fin fait plus de mille à deux mille tours, comme aussi il en est dont le plus gros ne fait que quelques tours. Un fil de l de millimètre de diamètre faisant trente tours est le type d'une galvanomètre à fil court.
L'isolement des tours est une condition importante à bien remplir, car si le courant électrique, au lieu de parcourir tout£8 les circonvolutions du fil, passait latéralement d*uii con-
6ALVAN0MÈTBES MULTIPLIGÀTEUB8. 327
tour à l'autre, Teffet serait, sinon totalement annule, du moins singulièrement ail'aibli. Cet isolement n*est pas toujours si facile à obtenir qu*on peut le penser; il faut que la soie qui [recouvre le fil de métal soit bien serrée et forme une enveloppe passablement épaisse. Ces précautions sont surtout nécessaires quand on veut constater, au moyen d*un galvanomètre, le coulant électrique qui résulte de la décharge du conducteur d'une machine électrique ou d'une bouteille de Leyde. M. CoUadon, qoi le premier a réussi à faire dévier une aiguille aimantée par Taction de ce courant, se servait d'un galvanomètre de 500 à lyOOO tours au moins, dont le iil était doublement recouvert de soie et dont chaque série de tours était séparée de la suivante par un taffetas gommé. Sans cette double précaution, l'électricité passerait facilement d'une circonvolution à une autre. Pour obtenir l'action de l'électricité d'une machine sur l'aiguille du galvanomètre, M. CoUadon, après avoir mis l'une des extrémités du iil en communication avec les coussins de la machine, approchait l'autre, terminée par une pointe fixe et tenue par un manche isolant , à différentes distances du conducteur, pour soutirer l'électricité positive. A un décimètre de distance, la déviation était de 18°; à deux décimètres, elle n'était plus que de 10^; à 1 mètre, elle était encore de 2^.
Il est facile, comme on le comprend, de déterminer le sens du courant qui aifecte un galvanomètre quand on sait le sens dans lequel le fil est enroulé autour du châssis, et qu'on connaît la position des pôles des deux aiguilles magnétiques. En eifet, de même que, lorsqu'on sait la direction du courant, on peut déterminer d'avance le sens de la déviation de l'aiguille, de même, connaissant le sens de la déviation, on pourra en conclure la direction du courant. 11 n'y a qu'à faire usage, pour cela, de la loi trouvée et formulée par Ampère. Mais il est plus court et' plus commode d'obtenir cette détermination par une expérience directe, en faisant communiquer l'une des extrémités du fil de Tinstrument avec une petite lame de zinc, et l'autre avec une plaque de cuivre ou de platine; on plonge ces deux lames dans de l'eau, puis on note le sens dans lequel se dévie l'aiguille supérieure, en se rappelant que le courant qui opère cette dévia-
328 MÂG!fÉTISlCE ET ÉLECTB0-DT5AM1QCE.
tion va du cuivre au zinc à travers le fil du galvanomètre; telle sera également la direction de tout courant qui opérera uoe déviation dans le même sens, tandis que tout courant qui en opérera une en sens contraire aura une direction opposée. Pourue pasavoirrennuide répéter plusieursfois cet essai, on marqueune lettre, la tettre a par exemple, sur le pied de Tinstrument i la place où aboutit Tun des bouts du fildu galvanomètre, et la lettn 6 à la place où aboutit Vautre bout, puis la lettre A sur lecMé de la division circulaire vers lequel tourne la pointe nord de Taiguille supérieure quand le courant entre par a, et la lettre^ sur le côté vers lequel tourne cette même pointe quand le courant entre par b (fig. 1 3 i} . 11 ne faut pas oublier qu'on doit aT(»r soin de tourner le cadre mobile de Tinstrument, de façon que le système des fils soit parfaitement parallèle à la directioD que prennent naturellement les aiguilles aimantées et que le pôle nord de Taiguille supérieure soit placé entre A et B.
Une précaution très-importante, c'est de ne pas agir sur on galvanomètre avec un courant trop fort pour Tinstrumenl, car Taction d'un semblable courant risque de modifier le magnétisme des aiguilles, soit en on diminuant Tintensité, soit même en le renversant ; on altère ainsi beaucoup la sensibilité du galvanomètre, et on risijue de faire erreur ensuite» soit sur la force, soit sur le sens des courants qu'on veut apprécier. 11 est donc important d'avoir un certain nombre de galvanomèlrcsde divers degrés de sensibilité, pour se servir, dans chaque cas, de celui qu'on estime être le mieux approprié à l'nsage auquel oa veut l'atTecter.
Il arrive même souvent que l'aiguille d'un galvanomètre, pd restant quelque temps sous rinfluence d'un courant qui n'est pas très-fort, éprouve une modification dans son magnélisme. L'axe magnétique, ainsi que l'a observé Pellier, obéissant à l'action du courant qui tend à le placer perpendiculairement à sa propre direction, s'éloigne de l'axe de figure de l'aiguille. Il eu résulte que cet axe faisant un angle plus grand avec le méridien magnétique, l'aiguille est sollicitée avec plus de force par le magnétisme terrestre, ce qui établit un nouvel équilibre entre les deux actions contraires, le magnétisme terrestre qui
GALVANOMÈTRES MULTIPLICATEUBS. 329
tend à ramener ]*aiguille à 0^ et le courant qui tend à la pousser à 90** Quelques moments après qu on a rompu le circuit, Taxe magnétique de Taiguille revient à sa place primitive. Ainsi un courant constant fait dévier Taiguille de 50^; au bout de dix minutes Taiguille se rapproche du 0°, s'arrête à 49** et même à 48*; on rompt le circuit, et on laisse l'aiguille libre pendant une minute seulement; on la soumet de nouveau à l'action du courant; on retrouve les 50** primitifs, quoiqu'on ait eu soin, pendant le repos du galvanomètre, de tenir le circuit fermé, afin de ne rien changer aux circonstances de l'expérience; preuve que l'etTet est bien dû à un dérangement de Taxe magnétique et non pas à un affaiblissement du courant.
S s. ClAlTAnomètre très-senslble de Daboifl-Beymond.
Dans un ouvrage récent sur réleclro-physiologie, M. Dubois- Reymond a apporté un soin tout particulier à étudier le galvanomètre à aiguille astatique, et les moyens d'augmenter la sensibilité de cet instrument au plus haut degré, pour arriver apercevoir les courants les plus faibles. Il a analyse avec beaucoup de détails et de sagacité les causes des irrégularités que présentent les galvanomètres très- délicats et ([ui en rendent souvent l'emploi difficile et peu sûr, et il a décrit les moyens de concilier la fidélité des indications de l'instrument avec sa sensibilité.
Il remarque d'abord que les axes des aiguilles n'étant jamais rigoureusement parallèles, soit à cause de quelques irrégularités dans l'aimantation, soit par l'effet de quelques défauts dans la suspension, il en résulte que le système des deux aiguilles n'est jamais exactement dans le méridien magnétique, et qu'il s'en écarte d'autant plus qu'il est plus complètement astatiijue. El môme si l'on diminue le magnétisme de la plus forte des deux aiguilles, de manière à rendre le système des deux aiguilles de plus en plus astatique , il en résulte qu'il se place perpendiculairement au méridien magnétique, cas dans lequel l'instrument atteint son maximum de sensibilité.
Une seconde cause de l'irrégularité de l'instrument est le
:j :.lij6 {t ni. U en résulte que la :..»r:-:.c it - i«^ft L-r^LL.î-. ;.l: rhj«j»i»n aux circoDvolulîoDS ii'^.TVrr.'^ -iir jiil-:z^ r î^' .i Li^(jk«û dans laquelle elle se i^v..-:. A f-i ï- . i:.f-^.- r:*:.: ti. t^juiobreà une certaine disp -. vL .^ Lu hrT-j Lt li fTii -i .j.c ^c iicî iC'umex le cadre de telle Zi'.L .j:.-. --: irr*. t>:ij>: st : ivr s.ufiiifuilJe, celle-ci semUe r T- r. . .-t>T: : iliL:* '.i. li^;. -. -t 5^ :ri -at-^ Oioûis cjuc le zéro lui- L^^.z. c-z f».r.r: riz >h Lr'-LL-.i kù zzTo dimluue ; Cependant il i.-:^'. ,:à:--âl^ i*s»à--. L'. li iki:^. ^AuciitT exactement avec le zr:v. LLi^ î-.:u T...^:.-. --.::; iu irfM nâî par devenir un mioi- :..jz.. S. ... v:li:> :»e r::.ji;iuii, aat^r? Taiguille dépasse r^::-'— •^~"* -'■ ---' •" ^ I--i>- -- t^-^L^iïtfe de Tautre côté elà •y.^ -nîiiJT: ùiï^iD.r ô-r lui. «iii* ùUrijues CAS Fares» Taiguille i-.:-:i-". uiT >:^:::-"^ i'::-:.ulb:'r: >:-i-r au zirTo lui-même; mais V l'.uî 5..UV-L1:. .:*r:i: u:: r^ju: ;ior in^lÂble qui se trouve entre :•:.? driix f-.'î'i:i'.-it? dr^^uiH-rt ï'.ibîc ijiîi «.iUl de chaque côté du z-r:-. M- Nvb;li. -nii ivii; .i^ji ^irri^r oi^ effets, avait montre ;u lis rMï'iiJî uii Tv^ul'.j; ..ir l'àJii.'U aiiratlive exercée sur le ïV-v-cir dr? lirux .-.iJruillîTï ivii .c^ vkux (»âquets du fil galva- Lvi:.- iri-iU':: ïC*i^:i^ : û s "i. *.\'rdi a; malgré la position iuverse .:-- j .'1^ .it-j- ii-u\ âifui:*.- >, jvirco i^ue les tiis agissent comme iiv- '.orps uiijaiciiqii'j-s-iil'lÂi'^es au fer doux» et non comme •;».-:? •-'Orj»? ainiiîuî'.s.
Li combii: iii-:'n d-.s d.u\ oui^^ef d'imirularitê que nous veîi'jii- .ie îiifn iUr ilouiit: iieu à des résultats qui peuvent être âppr'^i»:? •xaoïeiuciii l'àr ie iMicuI, el qui varient suivant '(iji. i':ï\>t>niv dr^ d'.iîx ai^*uiiU> tst moins ou plus statique, [lai* e qijt- la part du niai:iu-iisnie terrestre, dans cette action •'OJijpl*:\»', dtrvicut aïusi }>]u> vi\ uioins iiuiHirtaute.
l'uur \.irier uu du moins iliiiiiuutT ces diverses causes de pe^ turliiiiijii, on .1 prupu^l' di\iis moyens de correction. Kleinera iuiliqu»- l'emploi de petite? masse de cuivre placées dans ^inte^ \.'illf qui .M.'part' les deux masses de til galvanométrique, de iiianii-re à neutraliser l'action perturbatrice île chacune. >ohili clierrliait a compenser Tallractiun ext-rcée par le til du galvanoêtre au moyen d'un barreau magnétique placé à distance.
GALVAlfOMiTBES MULTIPLIGÀTEUB8. 331
M. Dubois-RejTTiond a perfectionné ce dernier moyen, qui avait rinconTcnient que Taimant exerçait son action à peu près avec la mcme énergie dans toutes les positions de l'aiguille. 11 a substitué à Taimant un petit fragment d'une aiguille à coudre aimantée, long seulement de 1 * millimètre, placé dans l'intérieur du galvanomètre, devant le zéro de la graduation.
L'action de ce petit aimant n'est sensible que tant (juc l'aiguille est près du zéro , et elle sert à compenser l'effet des causes perturbatrices. Mais aussitôt que l'aiguille est à quelques degrés du zéro , position par laquelle la compensation n'est plus nécessaire, le petit aimant 'n'a plus aucun effet.
C'est sur ce principe et en prenant plusieurs précautions trèsminutieuses, que M. Dubois-Reymond est parvenu à construire un galvanomètre de 27,000 tours, aussi remarquable par son exactitude que par sa sensibilité. En particulier, les tours en sont si parfaitement isolés les unes des autres, iju'il accuse facilement les courants provenant des macbines électriques ordinaires. 11 a été construit par M. Dubois-Reymond, essentiellement en vue de percevoir les courants électriques qui peuvent exister dans les nerfs et dans les muscles.
S 4. ClAlYAiiomètre différentiel.
Ouandon veut comparer la force relative de deux courants, il est fort commode de se servir du galvanomètre différentiel (fig. 13o\ On appelle ainsi un galvanomètre formé de deux fils parfaitement égaux en longueur, en diamètre et de même nature, en un mot parfaitement semblables, qu'on enroule simultanéaient autour du cadre et qui se trouvent semblablement jlàcês par rapport aux aiguilles, de telle façon que lorsqu'on fait passer par chacun d'eux des courants opposés et égaux, les aiguilles restent au 0% c'est-à-dire n'éprouvent aucune déviation, à cause des deux actions égales et contraires auxquelles elles sont soumises. Mais si le système des aiguilles se meut, le sens dans lequel la déviation a lieu indique (jue l'un des courants est plus fort que l'autre et quel est le plus fort. L'amplitude de cette déviation permet d'apprécier approximativement
332 MAGNÉTISME ET ÉLEGTRO-DTNÂMIQUE.
de combien il était le plus fort. Toutefois, pour avoir avec cet instrument des résultats comparatifs, il est préférable d'ame- f ner les deux courants à être égaux, ce qu'on peut apprécier r
fè
Fig. 435.
avec une grande précision; en même temps qu'on peut, comme nous le verrons dans la quatrième partie, déduire très-exactement la force relative des deux courants de la modification apportée au circuit du plus fort pour le rendre égal à l'autre.
Le galvanomètre diflërentiel a aussi l'avantage de pouvoir servir de galvanomètre à fil long ou à fil court. En effet, comme il y a deux fils, il y a quatre bouts aboutissant au pied de l'instrument. Soient a, et b les deux extrémités du premier fil a' et y celles du secx)nd. Quand on veut avoir un galvanomètre à fil long, on réunit par un petit arc métallique l'extrémité b du
GàLVÀNOHÈTEfiS MULTIPLIGATfiimS. 333
piemier fil avec rexlrémité ci du second, de telle façon que le courant entrant, par exemple, par a et ressortant par i', parcourt successivement et dans le mùme sens les deux fils a A et •' V. Quand on veut avoir un galvanomètre à fil court et gros, cm réimit par un arc métallique a et a', et on en fait autant pour h^KV ; on fait entrer le courant par les deux bouts réunis (a et B*) et ressortir par les deux autres (& et If) , de sorte qu'il parcourt simultanément les deux fils dans le même sens ; ce qui revient au même que s'il en parcourait un seul de la même longueur que Tun des deux un diamètre double. Enfin, en ne se servant que de l'un des deux fils, c'est-à-dire en faisant entrer le courant par a et sortir par A, ou bien entrer par ci et sortir par V^ on a un galvanomètre à fil court et mince. Le même instrument peut ainsi faire l'office de trois galvanomètres différents, en même temps qu'il sert, conformément au but qu'on s'est proposé en le construisant, de galvanomètre différentiel.
La figure 135 représente un galvanomètre différentiel construit sur de grandes dimensions; l'aiguille aimantée supérieure est recouverte d'une longue lame en baleine mince et légère, taillée en forme de flèche, qui, se mouvant sur un cadran blanc où sont tracées les divisions, rend les indications de rinstrument très-visibles, ce qui est précieux par la démonstration. Ajoutons que c'est à M. Becquerel qu'on doit ImventioD du galvanomètre différentiel .
S 5. CiAlTanomètres comparables.
Nous avons jusqu'ici envisagé le galvanomètre comme un instrument propre à accuser la présence du courant même le plus faible et à en indiquer la direction; il nous reste à examiner comment il peut en déterminer Tintensité.
Elle peut être appréciée approximativement au moyen de l'amplitude de la déviation, mais elle est loin de lui être proportionnelle, du moins jusqu'à 90''; car de 0° à 20", on peut sans erreur sensible, ainsi que l'expérience l'a prouvé, admettre cette proportionnalité, de sorte qu'un courant qui produit une
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