‹ Traité d'électricité théorique et appliquée (volume 2)Chapitre 47 sur 64 · KOT£S · texte numérisé non relu

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liés Tua de l'autre. L'action mutuelle des électricités des deux disques lans le condensateur ne diiîère pas par sa nature^ mais seulement par ion intensité de celle qu'exercent les mêmes disques à de grandes disances. Le terme d'électricité dissimulée n'indique donc pas un mode parkulier d'action^ mais seulement une proportion d'électricité beaucoup )lu8 forte qui se répartit sur les surfaces trùs-rapprochées de deux conducteurs en présence, ce qui fait qu'on ne peut les mesjurer par le plan i'épreuve d'une manière directe.

Dans le cas du condensateur, le disque A est mis en communication iTCC la source d'électricité que nous supposons être positive, le disque B 2st mis en communication avec le sol ; par leur rapprochement on dé- :ompose l'électricité naturelle de B ; son électricité négative se porte à la surface voisine de A et réagit de même sur ce dernier disque. Lorsque l'équilibre s'est établi et que le disque A ne communique plus avec la source, m cherche à évaluer les quantités d'électricité condensées sur les surfaces de l'appareil. Supposons qu'il ait a d'électricité positive et b de négative réparties respectivement sur A et sur B, et qu'elles se fassent équilibre, û nou9'!jremp|açons aeib par des quantités d'électricité a et b qui leur soiâil proportionnelles, ré(|iiilil)re s'établira de même; de sorte que si on donne à A la qaantité à au lieu de a, il se développera spontanément sur B

une quantité d'âeétricité négative b', telle qu'on aura ^=: p. Maintenant

n on fait coaminniquer le disque A avec le sol et non plus le disque B, et (|u'il n'y reste pha qu'une quantité a' d'électricité positive, les deux cas d'équild)re serontSemblables, mais les deux disques auront changé de rôle,

de sorte Ai^n aun^ -"= -r , car il devra exister entre a' et b le même ^ a b '

rapport qu'entre b et a. Si Ton fait - = m, on aura ^ = w» d'où o' = 6 m;

b=zam, et a=am^. —L'électricité qui a quitté A quand on Ta fait communiquer avec le sol est a — a' = e. — On a donc ez=^a—am*y d'où

e , - me

. et 6 =

L'électricité e est ce que nous avons nommé l'électriciU* libre; c'est

celle que prendrait le dis(iue A s'il était isolé et non sous l'influence de B ,

a étant la quantité totale d'électricité que prend ce disque quand il est

sous rinOueiKe de B; cette influeuce est exprimée parle rapport de

-= ' j- qu'on nomme le pouvoir condensant de l'appareil. — Pour le

déterminer expérimentalement on n'a qu'à observer directement au moyen du plan d'épreuve les intensités totales aeib après avoir 8<»paré

les disques; on obtient aiasi - ou m et par conséquent •. ^ '.

La valeur de m dépend du degré de rapprochement des deux dis<|ues; s'ils pouvaient être en contact immédiat, tout en restant isoléa l'un de

3d4 NOTES.

l'autre sous le rapport électrique de manière que leur deux éJertricili'-s ue <e neutralistMit pas, on aurait m = 1, et alors le pouvoir condeutaot

serait --, c'est-à-dire Imlini. Mais il est facile de voir que ce cas ne peu!

se réaliser : il faut toujours entre les deux disques une couche isolante ; et quelque mince qu'elle soit, son épaisseur n'est jamais nulle; mais plus cette éiMiisseur est faihlo, plus le pouvoir condensant est grand. — Si, [»ar

exemple, elle est telle quon ait m = j^ona .^^^ = ^ j, =

\ïUiy KMX»— 9001 ~ "mT ~ ^' ^" remplaçant, ce qu'on peut faire sans

10000 erreur sensible, 199 par SOO. Le pouvoir condensant serait donc égal à 90, c'est-à-dire que le disque en communication avec la source deviendrait, par le fait de rinfluencc exerctV, sur lui par le second, capable de se charger de 30 fois plus d'électricité qu'il n'en aurait prb« s'il avait été en communication avec la même source, mais sans être sous l'influence du second disque.

Pour déterminer m expérimentalement avec un condensateur donné, on le charge d'électricité, puis on sépare les deux disques, en ayant soin qu'ils ne perdent pas leur charge électrique. On touche le premier aieile plan d'épreuve de la balance de torsion, et on obtient, en portant le plan à la balance, un angle t de torsion qui est proportionnel, d'après ce que nous suivons, à la charge totale du disqiio, c'est-à-dire à a; un a doix* / n a, H étant une fraction plus petite que l'iuiité. On en l'ait autant avec le stvund disque, chargé de l'électrinté contraire /i; on a un angle t' = nb pour\u qu\ku pnMiiie la pivcaution de toucher ce discpic dans un puint placé d'iuio nianirre semblable à celle dont était placé le point qu'on avait touché sur le premier dinpie; il est essentiel de remanjucr que les deux disques sont, du R'ste, parfaitement semblables, de même grandeur, de

méuie forme, etc. On a donc t' z=:nbcl tz=zna, d'où - = - = wi.

'ta

^>uand il s'agit d'une bouteille de Lcyde, pour laquelle la couche isolante

osl tiv*-éi»aisî>e, puisque c'est une lame de verre, la quantité m s'éloigne

beauci'up de l'unité, et b est bien plus petit cpie a. Aussi, quand on réunit

liîs deux arituuvs de la bouteille puur opérer la (lt<liarge nu la neutrali-

:»liuu des deux éleclririiés, il reste, ajirès cpic celle décharge a eu lieu,

me quautité dVIccIricité cunsidérabh? dans l'iimiure qui a été en cumniu-

ijitiiLivu a^ec la source. On peut i'acilenienl calculer cette quantité, en se

.ri^ivlsml qu*? « - Y^m^ v\ n =mh=: r-^^^- .- A[)rcs la dt-chargo, il

iifî^ ÂiW >ar Vannure qui était charLM'e de la quantité a la (juaiili^' ft me (1 — w) r

NOTE C (p. 175)

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