‹ Traité d'électricité théorique et appliquéeChapitre 21 sur 80 · QUANTITÉS · texte numérisé non relu

QUANTITÉS

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RAP^OKTS

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» ■.ledb pMDd pour Pyiiité de mMttrt de la quttlHé d'éleetrlcHé dyaaadque, la q«a»lilé d'éleetricité capable de décomposer cent graint d'eau par heure ; elle eat produite par uu eoeram capable de dètier ton galvanooètre de SS^.ft. G'eac eeUe «aité que H. Joule ap^ peUeQ.

^ Nous revlendroos sur ces différences en nous occupant de l^tncandescence des tls, phénomène dans lequel elles sont surtout sensibles.

176 TRANSMISSION DE l'ÉLEGTRIGITÉ.

L'expérieDce, prolongée pendant une heure, donna un ré^ sultat d'accord avec celui renfermé dans le tableau; ce qui prouve que la chaleur, dégagée par le courant dans son passage à travers le fil métallique, est bien proportionnelle au carré de rintensité électrique. D'un autre côté, quelques expériences faites avec des fils de diverse nature, savoir un fil de cuivre, un fil de fer et un filet de mercure renfermé dans un tube en verre contourné, avaient montré à M. Joule que le même courant transmis à travers deux de ces conducteurs difiTérents, placés à la suite Tun de l'autre, produisait des quantités de chaleur qui étaient, pour le fil de cuivre comparé au fil de fer, comme 5, 5 : 6, et pour le fil de cuivre comparé au filament de mercure, comme 2, 9 : 4, 4. Ces rapports étaient exactement ceux que l'expérience directe montre exister entre les résistances électriques des conducteurs employés. D'où Ton peut conclure la loi générale suivante, que lorsqu'un courant d'électricité vol" taique est propagé le long d'un conducteur métalliquey le calorique dégagé dans un temps donné est proportionnel à la résistance du conducteur multiplié par le carré de l'intensité électrique.

M. E. Becquerel a perfectionné la méthode de Joule, en tenant compte du refroidissement qui avait lieu pendant la durée de l'expérience, et en employant dans ce but un calorimètre dans l'eau duquel plongeait un thermomètre très-sensible et un fil métallique tourné en spirale qui était traversé par le courant'. La quantité d'électricité était mesurée ici par la quantité de gaz dégagée par minute dans un voltamètre qu'on ramenait à 0" et à0",76 de pression; on faisait varier cette quantité en produisant le courant par un plus ou moins grand nombre de couples à force constante.

Trois expériences principales ont été faites suivant cette méthode : l'une avec un fil de cuivre de 0",936 de longueur et de 0°"", 45 de diamètre, la seconde avec un fil de platine de

* Cette méthode, dans laquelle on tient compte de la chaleur perdue par le refroidissement pendant la durée de Texpérlence, est la même que celle dont ont fait usage de La Roche et Bérard pour la détermination de la chaleur spécifique des gax.

0",44 de longueur et de 0"",23 de diamètre, et la troisième ai^ec un fil de platine de 0"*,85 de longueur et de 0°*",1 de diamètre. dhacun de ces fils était tourné en hélice autour d*uu tube de Terre. Si Ton divijse dans chacune des trois séries d'expériences les quantités de chaleur mesurées au moyen du calorimètre par le carré des quantités correspondantes d'électricité, mesurées au moyen d*un voltamètre chimique, on a comme quotients des nombres Irès-peù différents les uns des autres pour chacune des expériences de la même série, nombres dont la moyenne est, pour la première série, composée de six expériences, 0,0340 ; pour la seconde série, composée de cinq expériences, 0,1844, et pour la troisième, composée de quatre expériences, 3,143. Ces résultats prouvent d* abord que la quantité de chaleur dégagée par le passage du courant est proportionnelle au carré de la quantité d'électricité qui passe; de plus, les trois nom* bres ci-dessus étant l'expression de la quantité de chaleur dégagée par le passage d'une même quantité d'électricité, il est facile de reconnaître qu'ils sont en raison directe de la résistance que les trois fils présentent à la transmission du courant. En effet, voici le tableau comparatif des quantités de chaleur dégagées, déduites, soit de l'expérience, soit du calcul basé sur cette hypothèse :

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