EFFETS CHIMIQUES DE L^ÉLEGTRIGITÉ DYNAMIQUE
dans la cellule à [double compartimeot par Tacide sulfurique étendu d'eau, Daniell constala un transport très-prononcé diacide à Télecirode positif, et il trouva qu'il passait environ le quart d'un équivalent d'acide pour un équivalent entier d'eau décomposée. Faraday avait obtenu déjà un résultat à peu près semblable, seulement un peu plus fort.
Restait donc à savoir comment le courant agissait daùs la double décomposition d'un équivalent d'eau et de sel. Pour cela, Daniell imagina de placer dans le même circuit où se trouvait le voltamètre à double cellule chargé d'une dissolution saturée de sulfate de soude, du chlorure de plomb tenu en fusion dans un tube au moyen d'une lampe à alcool; un fil de platine servait d'électrode négatif au chlorure et un petit bâton de plombagine d'électrode positif. Or, le fil de platine, qui pesait avant l'expérience 5 gr. 44, acquit un poids de 27 gr. 1, ce qui fait pour le plomb seul, qui formait un bouton bien net adhérent au fil, un poids de 21 gr. 66. Dans le voltamètre, il y avait eu décomposition à la fois d'une quantité d'eau et d'une quantité de sulfate de soude équivalente, chacune séparément, au poids du chlorure de plomb décomposé. Cette expérience nous montre donc clairement qu'on ne peut admettre qu'il y ait à la fois électrolysation directe d'un équivalent d'eau et d'un équivalent de sel par la même force qui électrolyse un équivalent de chlorure de plomb. A l'appui de cette conclusion, nous noterons encore le fait suivant, c'est que si l'on prend une lame d'étain pour électrode positif dans le voltamètre à double cellule, qu'on charge ce voltamètre d'une dissolution de chlorure de sodium, et qu'on le mette dans le circuit toujours avec le chlorure de plomb, on trouve que la perte en poids de l'étain qui est attaqué par le chlore et le volume de l'hydrogène dégagé à l'électrode négatif de platine où se porte aussi la soude, représentent la décomposition d'une quantité de chlorure de sodium exactement équivalente à la quantité du chlorure de plomb décomposée. La seule manière de se rendre compte de ce résultat est d'admettre que le chlorure de sodium dissous est seul décomposé, que le chlore est absorbé par l'étain, et que le sodium porté à l'électrode négatif réagit sur l'eau,
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s'oxyde en dégageant son éqniyalent d'hydrogène, qui n'est plus qu'un produit secondaire dû à un effet purement obimique, et non à Télectrolysation directe de Veau.
Nous sommes ainsi conduits à considérer eommê un prin<^ cipe fondamental que la force électrique que nous mesurons par son action définie en un point quelconque du circuit, ne peut pas décomposer plus d'une proportion équivalente dans un autre point du môme circuit, de sorte que le courant que nous avons mesuré par son électrolysation sur le chlorure de plomb ne peut pas être en même temps suffisant pour électrolyser un équivalent de chlorure de sodium et un équivalent d'eau dans le même voltamètre entre les mêmes électrodes. II résulte de cette man ère de voir que, dans la décomposition du sulfate de soude dissous, il faut admettre que le sulfate seul également est décomposé, et non l'eau ; que l'oxygène de l'oxyde de sodium se rend avec l'acide sulfurique à l'électrode positif où il se dégage, pendant que le sodium est porté à l'électrode négatif où il décompose l'eau, et devient de la soude en déga*geant son équivalent d'hydrogène, qui n'est plus également qu'un produit secondaire. Avec les sels dont la base métallique, telle que le plomb ou le cuivre, est incapable de décomposer l'eau aux températures ordinaires, le métal pur se trouve dé* posé à l'électrode négatif: ce dépôt est un effet direct de la décomposition, et il n'est point dû, comme on l'a longtemps prétendu, à la réduction de l'oxyde par l'hydrogène provenant de l'électrolysation de l'eau qui aurait lieu en même temps que celle du sel. Des expériences directes faites en remplaçant la dissolution de sulfate de soude par celle de sulfate de cuivre dans le circuit où est le chlorure de plomb fondu, confirment cette explication qui est complètement d'accord avec les idées de Davy et de Dulong sur la composition des sels, qu'ils regardent comme des composés binaires analogues aux chlorures. Ainsi, de même qu'un chlorure de sodium est un composé d'un équivalent de chlore et d'un équivalent de sodium, un sulfate de soude est un composé d'un équivalent à' oxy-mûfton et d'un équivalent de sodium, un équivalent d'oxy-sulfion étant formé d'un équivalent d'oxygène et d'un équivalent d'acide