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ACT10;< MUTUELLE DU MAU.NÉTISME ET DES UOUR.UM'K

élablil ainsi le courant dans la partie mobile qui sert, au moyen des capsules pleines de mercure, à fermer le circuit (üg. 82j . 11 faut que les conducteurs fi\es soient assez éloignés des conducteurs mobiles pour que, dans leurs différentes positions, les côtés de ces derniers ne soient pas influencés par les courants qui traversent les premiers. Au reste, ceux-ci étant très-rapprochés et traversés par des courants égaux et dirigés en sens contraire, leurs effets sur le conducteur mobile se neutralisent muluelle- Fig. S3. ment.

Kn plaçant un barreau aimanté au-dessous et très-prés de la partie inférieure du courant mobile, cl parallèlement à ce courant, on voit celui-ci se mouvoir et venir se placer trauversalenient à l’aimant, mais toujours de façon à être dirigé dans la partie sur laquelle l'aimant agit, comme il doit l'être d'après la formule que nous avons établie plus haut, dans le cas du courant fixe et de l'aimant mobile. Il faut, en d’autres termes, que l’bomme supposé couché dans le courant, les pieds tournés du côté par lequel celui-ci arrive, et regardant l'aimant qui est ici au-dessous de lui, ail toujours le pôle nord de cet aimant à sa gauche. Si, lorsque le conducteur mobile a pris cette position, on change le sens du courant en changeant de place les deux pôles de la pile, on voit aussitôt le conducteur se mettre en mouvement et décrix-e 180“ pour venir prendre une position semhlahle à celle qu'il occupait, ayant alors le courant dirigé dans le sens convenable. Le même mouvement s'effectue si, au lieu de changer le sens du courant, on retourne l’aimant fixe de manière à placer son pôle nord là où était son pôle sud et réciproquement.

M. Ampère ne larda pas à découvrir, eu se servant d’un coulant puissant et d’un conducteur mobile toujours rectangulaire ou êirculaire, mais d'un diamètre de 40 à oO centimètres au moins, que le magnétisme terrestre agit sur le courant comme agirait un aimant placé au-dessous de lui dans la direction de

214 iiagnItiüue et Electbo-dyramique.

l’aiguille de boussole, mais ayant son pMe sud tourné vers le nord et son pflle nord tourné vers le sud. Le courant mobile se place en effet sous l’influence du globe terrestre transversalement ou perpendiculairement au méridien magnétique, et de façon à être dirigé de l'est à l’ouest dans sa partie inférieure, ce qui fait que l’homme couché dans le courant, les pieds à l’est et la tête à l’ouest, et la face tournée vers la terre, a à sa gauche le sud de la terre. Or, si c’était un aimant qui agissait, et non le globe, il devrait avoir le pôle nord de cet aimant à sa gauche, d’après la loi que nous avons établie ; il en résulte donc que le globe terrestre agit comme un aimant dont le pôle nord serait au sud et dont le pôle sud serait au nord de la terre. Si l’on change le sens du courant dans le conducteur mobile, on voit ce conducteur se mouvoir majestueusement en décrivant un angle de 180*, pour venir se placer de façon que son plan soit toujours perpendiculaire à celui du méridien magnétique, mais qu’en même temps le courant soit de nouveau dirigé de l’est à l’ouest dans sa partie inférieure.

Cette action de la terre, quoique beaucoup moins énergique que celle d’un aimant puissant très-rapproché du conducteur, peut cependant compliquer les résultats quand on étudie cette dernière action. Aussi, pour s’en mettre à l’abri, M. Ampère imagina-t-il de contourner le fil conducteur mobile de manière à en former deux rectangles semblables parfaitement égaux l’un à côté de l’autre, ou bien l’un au-ilessous de l’anlre (figure 83) ; dans le premier cas, les deux rectangles sont situés

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chacun d’un côté différent de l’axe de rotation, mais silr le même plan. De petites pièces de bois interposées entre les portions rapprochées du fil, et liées avec elles au moyen d'un fil de

ACTIO?l UL’TUILLE D0 lUQIfiTIKMB ET DEK COLRANTS. 215 (oie, maintiennent la forme du conducteur, tout en empArhant le contact métallique entre ses diiférenteg parties. Le fil est arrangé de façon que le courant traverse dans des sens différents les deux rectangles accolés eusemble ; il en résulte que l'action de la terre est neutralisée ou nulle sur le système mobile qu'on nomme, par cette raison, atiadqvai en effet, elle tend à donner à l'un des rectangles une direction exactement contraire à celle qu'elle tend à donner à l'autre, et comme les deux rectangles sont égaux, et que c'est 1e môme courant qui les traverse l'un et l'autre, les deux effets se détruisamt. De cette mauicre on se procure avec le premier système asiatique un courant vertical, et avec le second un courant horizontal, l'un et l'autre mobiles et parfaitement indifférents à l'action du magnétisme terrestre. Nous nommerons, pour les distinguer, le premier conducteur astatique terticai, et le second conducteur astatique horizontal.

Le système de suspension employé par M. Ampère présente deux inconvénients ; le premier, c'est l'impossibilité où se trouve le conducteur de tourner indifféremment dans tous les sens, étant retenu en un point de son mouvement circulaire par les branches des conducteurs fixes (|ui portent les capsules destinées à établir la communication avec les pôles de la pile ; le second, c'est sa résistance trop considérable au mouvement qu'éprouve le conducteur mobile par l’effet du frottement de la pointe qui repose sur le fond de la capsule. Un a essayé de remédier à ces inconvénients de différente manières; nous nou» bornerons à en indiquer deux.

La première consiste à suspendre le conducteur mobile à un fil do soie sans torsion, de manière <|ue les pointes qui le terminent poissent plonger dans le mercure sans toucher, ni l'une ni l'autre, le fond de la capsule; on évite ainsi le frottement considérable qui résulte de ce contact, et on peut, en disposant les pointes, l'une dessus, l'autre dessous, obtenir un courant également mobile dans toutes les directions.

La seconde manière est cellequi aété imaginéeimmédiatement après lesdécou verlesd’ Ampère, par M. le professeurG.de la Kivo. Elle consiste à rendre mobile tout le circuit, y compris la pile. Dans ce but, on fixe A un liège qu'on fait flotter sur de l'eau lé-

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gèremenl acidulée une pile comjKJsée seulement d’une laine de cuivre et d’une lame de zinc, qu’on implante à travers le mor- ^ ceau de liège. Les extrémités supérieures de ces deux lames sont réunies par un fil métallique sur lequel on peut agir avec l’aimant : les extrémités inférieures et en général la plus grande partie des deux lames plongent dans l’eau acidulée. Comme la pile est faible, on fait faire plusieurs tours au fil, qu’on a eu soin d’envelopper de soie, afin d’éviter toute communication métallique, de manière à former un anneau circulaire ou rectangulaire (fig. 84). Le courant traverse suc- ■ ■ cessivement tous ces tours dans le même sens , d’où il résulte qu’au lieu d’agir avec l’aimant Sifc.- sur un seul couraut, on agit en même temps sur plusieurs semblables, et que, par conséquent, on multiplie d’autant l’intensité de l’action. La possibilité de cette multiplication , dont nous Ffg. Si. verrons beaucoup d’autres applications, tient à celte propriété fondamentale de la force électro-magnétique que nous avons diqà reconnue, savoir, que foutes les parties rl’un même circuit agissent également sur l’aimant. Ces flotteurs sont également dirigés par l’action du globe terrestre, de la même manière que les conducteurs mobiles traversés ptm le courant d’une forte pile ; il faut seulement que le diamètre de l’anneau ou du rectangle soit de 8 à 10 centimètres au moins.

On peut, si l’on tient à ce que le courant soit plus énergique, ce qui permet d’avoir au besoin pour conducteur un ûl métallique ne faisant qu’un tour, fixer au liège une petite pile d’un couple de Danicll renfermée dans une enveloppe de verre mince, ou dont le cuivre forme le vase extérieur; on fait flotter le tout sur de l’eau ordinaire. On peut également ajuster au liège une pile en hélice formée d’une lame mince de platine et d’une lame mince et amalgamée de zinc. Dans ce cas, il faut que l’eau sur laquelle flotte le liège soit acidulée. C’est cette combinaison qui me parait réunir les conditions les plus favorables do force et de légèreté. On adapte alors à l’appareil, pour établir la communication entre les pôles de la pile , les couduc-

ACTION Hl'TI ELLE DU MAUNÉTI8ME ET DES COUBANTS. 217 leurs en fil de cuivre contournés comme on en a besoin pour les expériences ; mais il faut donner de pl us grandes dimensions aux ligures, que forment les divers conducteurs, quand on ne met pas eu pratique le système de la multiplication (fig. 85).

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Du reste, avec les uns comme avec les autres, on peut facilement faire toutes les mêmes expériences qu’on fait avec l'appareil construit d'apres le mode de suspension d’.\mpère, et en |)articulier obtenir la direction par le globe terrestre d’un courant rectangulaire ou circulaire. Il faut seulement avoir bien soin, quand on n’emploie qu’iin-seul couple voltaïque, de ne pas oublier (juc , comme nous l’avons déjà fait remarquer dans la première partie de cet ouvrage , réleclricité positive , se porte à la plaque de cuivre ou de platine, et la négative à celle de zinc; que, par conséquent , c’est, suivant notre convention , de la plaque de cuivre ou de platine que se trouve partir le courant pour traverser le conducteur, aller de là au zinc et retourner à travers le couple à son point de départ.

Pour qu’on puisse mettre les difi’érents conducteurs successivement dans le circuit du couple, la rondelle de liège porte deux petites capsules cylindriques en bois remplies de mercure, qui communiquent l’une avec le platine, l’autre avec le zinc du couple, et dans lesquelles on fait plonger les extrémités du conducteur à travers lequel le courant doit être transmis.

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