I..a soie blaiidlie
La soie éerue.
Ia'S pierres pn'cieuses Iraiisiiarentes.
Ia! diamant.
Le mica.
Toutes les vitrilicalioiis.
le verre.
Le jais.
La cire.
Le soufre.
Les résine*.
L’ambre.
La gomme laque '.
* La ju//a.ji*rcAa parait être l'uB* (les iulisUnees i'unnucs IfB plu» cependant sa place ne peut pas être assignée exactement dans ce lableaii.
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NOTIONS PRËMMINAinES.
S s. ÉleetrieKé par commaaieatloB.
Les corps sont donc tous capables de devenir électriques par le frottement; mais ils diffèrent entre eux quant à la faculté qu'ils ont de transmettre l'électricité ; les uns la transmettent promptement et librement, les autres plus lentement et difficilement , d'autres semblent ne pouvoir presque pas la transmettre. Toutefois ils sont tous susceptibles de prendre de l'électricité à un corps électrisé avec lequel on les touche ; seulement, si le corps touché est isolant , il ne prend de l'électricité que dans la partie de sa surface qu'on a touchée, tandis que, s'il est conducteur, il en prend dans toute son étendue, quoiqu'il n'en ait reçu qu’en un point. C’est un moyen d'électriser qu'on nomme r/ec/riser par commvnication.
Remarquons encore que le corps électrisé, s’il est isolant, ne donne au corps conducteur qu’il touche que l’électricité qu’il possède aux points dans lesquels le contact a lieu ; mais , s’il est conducteur, il s’opère alors un partage de son électricité entre lui et le corps touché, partage qui est soumis à une loi bien simple , savoir <[ue chacun des deux corps, que nous supposons nécessairement isolés , prend une partie de l’électricité totale, proportionnelle à sa propre surface. Cette loi, que nous démontrerons plus tard , explique pourquoi un corps conducteur isolé et électrisé , mis en communication avec le sol , perd toute son électricité; l’électricité qu’il possédait se partage réellement entre lui et la terre proportionnellement à leurs surfaces respectives; mais, sa surface étant infiniment petite par rapport à celle de la terre , il doit donc, après le contact , lui rester infiniment peu ou point.d’électricité.
Il arrive souvent que, lorsipi’on approche un corps électrisé d’un corps ([ui ne l’est pas, l’électricité du premier passe dans le second avant i[u’il y ait contact entre eux, sous forme d’une étincelle qui traverse la couche d’air qui les sépare. Cette circonstance ne modifie en rien le résultat définitif, lequel est le même que si la communication s'était faite au contact.
MANIFESTATION E1' POnME DE l'eLECTRICITÉ .
§ A. Diitlnction entre le* deux tleelrlritÿa.
Nous avons jusqu’ici appelé d'une manière générale électrisés tous les corps, quels qu’ils soient , qui , après avoir été frottés ou mis en communication avec un corps électrisé, exercent une attraction à distance sur des corps légers. Nous allons maintenant étudier ce genre d’action de plus près, et nous verrons que cette étude nous conduira à reconiiaitre que l élcctricité que manifestent les différentes substances n'est pas toujours identique.
Suspendons à un fil de soie écrue fixé lui-méme à un support de verre, afin que l’isolement soit plus complet, une balle conductrice de moelle de sureau de ü à 10 millimètres de diamètre ' ; nous aurons un appareil (jue nous nommerons électroscopc simple, ou pendule électrique. Approchons de celle balle un bâton de verre électrisé , la balle sera attirée, touchera le verre , puis , après l’avoir touché , elle -
en sera aussitôt repoussée (fig. 3). La , ,
balle aura acquis de l’éleclricilé par son /
contact avec le verre ; elle gardera cette / \
électrisée de la même manière ; puis rapprochons avec précaution, et en leur donnant le moins de mouvement possible, les deux balles ainsi électrisées : arrivées à une di.stance plus ou moins grande l’ime de l’autre, elles se repousseront, et se repousseront d’autant plus fortement qu’on tentera de les rapprocher davantage. Faisons la meme expérience en employant, pour électriser les deux balles , un bâton de cire frotté an lieu d’une tige de verre, nous aurons exactement le même résultat. Mais électrisons l’une des balles avec la tige de verre , l'autre
■ Un peut employer aiitei des balles de moelle de sureau recouvertes d'une mince feuille d'or, ou des boules mëlalllques creuses très-légères.
10 MOTIONS PaÉLIMlNAiaSS.
avec le bâton de cire, puis rapprocboiis-les avec précaution;
w arrivées à une certaine distance , nous les verrons s’attirer, puis se précipiter l'une sur l'autre, et, après s’être touchées, reprendre la position verticale et ne plus donner aucun signe d’électricité (fig. 4)
^ ^ Si ruiie des balles est électrisée, soit avec le verre , soit avec la cire, et tjuc l’autre ne le soit pas, elles s’attirent l’une l’autre, et, dès qu’elles ont été en contact, elles se repoussent, la première ayant donné, par communication, une partie de sa propre électricité à la seconde.
Nous pouvons conclure des expériences qui précèdent ;
1" Qu’il y a attraction entre un corps électrisé et un corps qui ne l’est pas;
2° Qu’il y a répulsion entre deux corps électrisés par la même source d’électricité;
3" Qu’il y a attraction entre deux corps élcctrisé's l’un par le verre , l’autre par la cire.
Il n’y a donc pas identité entre l’électricité qu’acquiert le verre par le frottement, et celle qu’acquiert la cire , puisijue, sur un corps électrisé de la même manière , reifet do l’une est répulsif, et l’ellet de l’autre allraetif. Aussi, pour les distinguer, a-t-on nommé la première éledricilé vitrée, et la seconde électricité résineuse.
L’expérience a appris (jue tous les corps de la nature acquièrent,en étant frottés, l'une ou l’autre decesdeux électricités. Le verre et les corps vitrés, en général, acijuièrent la pnanière; la (dre, la gomme laque, les résines, la seconde. Les métaux ac’quièrcnt également l’électricité résineuse. Toutefois l’espèce d’électricité (pii est développée sur un coqis ne dépend pas scu-
< Lorsque lot bulles sont de sureau, il arriva quelquefois que le ranUKt dure quelques moments avant que la neulralisatiun suit conijjléte. Cela vient de l e (|ua la moelle de sureau lois<|u'cllc est st'ebe n’est jias un conducteur parfait et <|uc l'électricité, par conséquent, n'y circule pas librement cl promptement. Avec des boules de métal ou des balles de sureau recouvertes d’une feuille do métal, le même incoiivénieol ne se présente pat.
UA.MFESTAT10N ET FOBUE DE l'ÉLECTRICITÉ. 11
lemcnt de la nature de ec corps , mais aussi de celle de la substance avec laquelle on le frotte. Pour comprendre cette influence , il faut savoir que jamais Tune des électricités n’est développée sans que l’autre ne le soit également, et (jue, lorsque deux substances sont frottées l’une contre l’autre, si la substance frottée prend l’électricité vitrée, la substance frottante prend l’électricité résineuse, et récipro([uemcnt. Voici comment on peut s'en assurer :
Au lieu de tenir à la main le morceau de drap dont on se sert pour opérer le frottement, on l’enroule à l’extrémité d’une tige de verre, au moyen de laquelle on le tient , puis on frotte une autre tige de verre avec le drap ainsi isolé. Apres le frottement, on approche 1e verre électrisé de la Iwule do moelle de sureau d’un électroscope simple, cette boule est attirée, puis repoussée après avoir pris l’électricité vitrée. On en approche alors le morceau de drap isolé qui a servi de frottoir, elle est immédiatement attirée, preuve que le drap a pris, dans le frottement , l’électricité résineuse. Si l’on frotte avec le drap isolé un morceau de cire on de gomme laque, on trouve que le drap prend l’électricité vitrée; la cire ou la gomme l.a(|ue se charge , par contre, d’électricité résineuse. Dans ce cas, il faut prendre garde ipie la substance résineuse, en étant frottée, ne laisse pas un dépôt sur le drap, ce qui rendrait douteux le résultat de rexpf'rience.
L’électricité que prend une certaine substance n’est pas toujours la même ; il n’y a rien d’absolu à cet égard. Ainsi, le drap prend rélectriclté résineu.sc quand 11 est frotté avec du verre, et (1e la vitrée quand il est frotté avec <le la cire. Le verre luiméme peut prendre l’électricité résineuse, s’il est frotté avec une peau de chat, tandis qu’il prend la vitrée, s’il est frotté avec du drap.
On a ilress»* des tableaux dans lestjuels les substances sont [dacées dans un ordre tel, que chacune prend l’électricité vitrée si elle est frottée par celles qui la suivent dons le tableau , et l’électricité résineuse si clic est frottée par celles qui la précèdent.
Eu voici un qui est adopté généralement :
NOTIONS PRÉUMINAIIIES.
La peau du rhat.
Le verre |>oli.
Le drap de laine.
Les plumes.
Le bois.
le papier, le soie.
le gomme laque.
Le verre dé|>oli.
Cependant ces tableaux ne sont jamais parfaitement exacts. .Nous retiendrons sur ce sujet quand nous étudierons le frottement comme source d'électricité, llornons-nous à ajouter que, indépendamment de la nature chimique , certaines circonstances physiques peuvent influer sur la nature de l'électricité que prennent les corps dans leur frottement mutuel. Ainsi , le poli, la température exercent à cet égard une influence remarquable. Le poli augmente la tendance d'un corps à prendre de l'électricité vitrée, l'élévation de la température, sa tendance à prendre l'élcctricité résineuse. Deux morceaux du même verre, l'un poli, l'autre dépoli, frottés ensemble, prennent, le premier l'électricité vitrée, le second la résineuse. L'élévation de la température, non-seulemeni augmente la tendance résineuse, mais facilite beaucoup en général le développement de l'électricité chez les corps.
S s. XealraliniiUon dea deux électriclt^a.
Nous avons vu que, lorsque deux boules de sureau mobiles et isolées ont des électricités diftérentes, elles s’attirent, viennent en contact, puis qu’aprés le contact elles reprennent leur état naturel. Les deux électricités ont disparu, elles se sont neutralisées. Pour que cette neutralisation soit complète, il faut que les deux boules aient autant d'électricité l'une que l'autre, condition assez facile à remplir, comme nous le verrons plus loin. Si l'électricité de l'une est plus forte que l'électricité de l’autre, il reste alors après le contact un excès d’électricité, vitrée ou résineuse, suivant que la vitrée ou la résineuse était en plus grande proportion, .\insi, pour neutraliser une certaine quantité d'électricité vitrée, il faut toujours une quantité égale d'électricité résineuse, et réciproquement, .\ussi appelle-t-on souvent une des électricités, la vitrée, positive, et l'autre, la