‹ Traité d'électrométallurgieChapitre 106 sur 187 · EXTRACTION DE L ALUMINIUM ; PROCÉDÉ KLEINER · texte numérisé non relu

EXTRACTION DE L ALUMINIUM ; PROCÉDÉ KLEINER

282. Description du procédé Kleiner. M. Kleiner a cherché, dans la construction du creuset, à favoriser la formation du culot de métal autour du charbon négatif, tout en diminuant Tusure du positif.

Un creuset en fer est revêtu de bauxite en poudre, comprimée par pression hydraulique. Un charbon vertical servant de cathode est passé par le fond du creuset. La cryolithe sèche pulvérisée est alors chargée jusqu'à ce que la cathode soit recouverte. Un charbon vertical maintenu dans un étau et qui doit servir d'anode temporaire, est abaissé et amené en contact avec la cathode. Le courant lancé a 80 à iOO vous et 60 à 80 ampères. L'arc, qui jaillit aussitôt que l'anode est un peu relevée, cesse quand l'écartement des deux charbons s'est accru et le courant passe à travers la cryolithe fondue. A mesure que la poudre se fond, on en ajoute de nouvelles quantités tandis qu'on relève de plus en plus Tanodc temporaire.

Des cylindres horizontaux en charbon pur, formés chacun de deux pièces rapportées, attachés à des oreilles traversant les parois du creuset et au même niveau que la tête de la cathode, forment l'anode permanente. Ils sont protégés, par une couche d'alumine en poudre, contre l'action corrosive de la cryolithe fondue qui les recouvre bientôt. Au bout de dix minutes, quand les anodes cylindriquess sont noyées dans le liquide, on retire l'anode temporaire et la force éîectromotrice

est réduite à 50 voits. On maintient la masse en fusion tranquille pendant 3 à 6 heures. Si la cryolithe est bien sèche, il ne se dégage ni fluor ni acide fluorhydrique.

Le métal se sépare à la cathode sous forme de petits globules, qui grossissent de plus en plus jusqu'à atteindre quelques centimètres de diamètre; ils tombent alors au fond. A la fin de ropération, le résidu fondu est refroidi, concassé, lavé et séparé ainsi du métal. La partie soluble est du fluorure de sodium, que Ton convertit en soude caustique et la partie insoluble, non réduite, est de la cryolithe à retraiter.

Il faut au moins deux opérations pour extraire tout le métal de la cryolithe. Le fluorure de sodium, qui domine après une première électrolyso, empêcherait la séparation du reste du métal et doit d'abord être enlevé par lavage.

283. Résultats obtenus. Dans un essai fait par le D^ Hopkinson avec un courant moyen de i00*^"P-,2, un potentiel moyen de 57^-, 43, durant 2 heures 58 minutes, la quantité d'aluminium séparé a été de 60 gr., ce qui correspond à environ 3 gr. par cheval-heure. Ce faible rendement est dû au chauffage, qui se fait uniquement par le courant.

La consommation de charbon d'électrodes est de 2 à 6,5 pour 1000 d'aluminium.

Un creuset peut supporter jusque 300 opérations, parce qu'il n'est pas chauffe extérieurement.

L'aluminium obtenu contient jusque 98 p. c. de métal.

284. Conclusion. Le procédé Kleiner doit être perfectionné pour devenir pratique. La consommation de charbon et là main-d'œuvre y sont trop élevés [comparer avec les chiffres du § 299]. On doit pouvoir arriver à régénérer le bain et à rendre l'opération continue. 11 n'y a pas lieu, pour toutes ces raisons, d'étudier en détail un ateher travaillant par le procédé Kleiner. Nous réservons cette étude pour le procédé Minet [§ 285].

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Le procédé Kleiner a été essayé en grand à Tyldesley (Manchester) par ** The Aluminiwn Syndicate »» de Londres.

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