XC
Plomb . . .
Bismuth. . .
Etain. . . .
Or
Zinc . .
Argent . . .
Palladium . .
Cuivre . . .
Platine . . .
Aluminium. .
Acier. . . .
Fonte grise. .
Cobalt . . .
Nickel . . .
Fer ... .
Manganèse . .
Il faut toutefois observer que les chifFres de la cinquième colonne sont peu exacts. D'une part, un bon nombre ne contiennent pas la chaleur de fusion (qui n*a pas été mesurée); d'autre part, ceux qui la contiennent ne concordent pas toujours avec les résultats des essais calorimétriques effectués sur les métaux fondus ou au moment de leur solidification. Gela tient sans doute au surchauffage qu'éprouvent les métaux. Pour ne citer qu'un exemple, les fontes grises, au lieu de 176 cal., en possèdent 245 au moment de se figer et 222 immédiatement après solidification (Griiner). Pour nous mettre dans les conditions de la pratique, il faudrait donc majorer les chiffres des deux dernières colonnes.
En les doublant et, pour tenir compte des pertes de chaleur
dans les fours électriques, majorant encore de 50 p. c. les nouveaux chiffres obtenus ainsi, nous arrivons, en définitive,, à tripler les nombres de la dernière colonne.
On trouvera ainsi que la fusion de la fonte grise, par exemple, exige 440 X 3 = 1320 gr. de charbon par kilog. Si Ton rapproche ce nombre des 70 à 120 gr. de coke que consomme le cubilot de refonte ordinaire et des 2 kiiog. de charbon par kil. d'acier consommés au creuset Siemens [§ 332], on verra que les procédés électriques de fusion ne sont guère possibles avec des moteurs à vapeur ^ 7nais seulement à Vaide de dynamos actionnées par les forces naturelles,
333. Détermination des constantes du courant. Gomme on Ta vu [§ 333], l'insuffisance des données physiques,, les pertes variables avec la température, la durée de l'opération, le volume et la nature des pièces à fondre, ne permettent d'obtenir, par la détermination théorique de la chaleur de fusion pour un poids donné de métal, qu'un chiffre fort peu approximatif.
G étant le nombre de calories-grammes trouvé ainsi, on doit encore se donner la durée de l'opération {t).
La formule de Joule donne alors :
I*R^ = GX 4,2 joules (1).
En y faisant R égal à la résistance en ohms de la matière à fondre (donnée électrométrique) (2),
t égal à la durée en secondes,
on tire la valeur de I en ampères.
La formule d'Ohm donnera E en volts, si l'on y remplace I et R par leurs valeurs respectives.
On connaîtra ainsi les deux constantes du courant, mais nous le répétons, ces calculs rendront peu de service dans la plupart des cas de fusion par l'électricité.
(1) Voir le tableau des unités mécaniques [12"»^ partie].
(2) Si la fusion se fait par lare, il faut tenir compte de la forcecontre-électromotrice de celui-ci (36 volts) dans la mesure de R.
334. Conclusion. Les modes électriques de fusion ont peu de chance de supplanter les procédés ordinaires, sauf dans des cas j)articuliers où le métal à fondre est extrêmement réfractaire.
La suppression des phénomènes de dissociation; l'atmosphère neutre dans laquelle se passe la fusion ; l'apport direct de la chaleur dans le métal, permettant de surélever la température que peuvent supporter les produits réfractsfires, sont des avantages qui pourront parfois faire donner la préférence aux creusets électriques.
Ce sont, au surplus, des appareils d'essai d'un maniement facile et qui trouveront leur place dans les laboratoires, particulièrement pour la fusion des métaux précieux.