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Inconvénient des trieuses magnétiques

Outre leur poids considérable, les trieuses composées d'aimants permanents nécessitent des râcloirs pour détacher le dépôt.

Dans les trieuses électromagnétiques, il suffit de disposer les choses pour que chaque électro se déplace et soit alternativement actif, puis inactif. Le dépôt étant effectué sur la masse polaire et Télectro ayant dépassé une certaine position, le courant qui Fexcite est interrompu automatiquement et le dépôt tombe de lui-même.

Quelques électrotrieuses sont construites d'après ce principe ; dans d'autres, tels que les types Edison, Jaspard, Siemens les électros sont constamment excités et la séparation se fait souvent par raclage.

383. Trieuse Chenot. Elle consiste en une roue verticale rotative, garnie à sa circonférence d'électros en rapport avec un commutateur fixé sur Tarbre. Trois des électros seulement reçoivent à la fois le courant. La roue tourne au-dessus d une toile métallique sans fin passant sur deux cyhndres rotatifs. Le minerai en poudre tombe sur ce transporteur et va passer sous les électros actifs, qui conduisent la matière magnétique au-dessus d'un plan incliné. A ce moment, devenus inactifs, ils la laissent tomber sur ce plan incliné. La matière non magnétique est transportée par la toile dans une autre trémie.

384. Trieuse Siemens. La trieuse Siemens (flg. 31 et 32) est un cylindre incliné à 25^, animé d'un mouvement de rotation

assez rapide et à Fintérieur duquel est admise la matière à trier. La séparation est opérée par une série d'électros circulaires très minces E, disposés à l'intérieur du cylindre, c'està-dire juxtaposés les uns à la suite des autres et dont la partie centrale représente l'intérieur du cylindre. Les électros portent un nombre de spires qui va croissant à mesure qu'ils sont plus rapprochés du pied de l'appareil ; le dépôt est ainsi régularisé sur toute la surface.

Fig. 31 et 32.

Dans l'axe du cylindre et indépendant de celui-ci est fixée une rigole en tôle ouverte par le haut et dont un des côtés, frottant contre la paroi supérieure du cylindre, forme râcloir. Ce chenal recueille aiusi les parties magnétiques; une vis d'Archimède qui s'y meut les transporte, à travers le coussinet, en M dans une trémie de recettes. Les parties non magnétiques tombent continuellement en N dans une autre trémie, dans laquelle vient déboucher le cylindre séparateur.

385. Trieuse Bail & Norton. Le minerai en poudre tombe d'une trémie sur un tambour de bronze tournant à grande vitesse devant les électros fixes.

La plus grande partie des poussières non magnétiques est enlevée par un courant d'air qui lèche le cylindre inférieurement.

Les corps magnétiques se détachent du tambour au-delà du point où ils échappent à Faction des électros et tombent en se •divisant en deux classes dans les trémies.

Quand on traite des minerais par voie humide, on fait arriver Feau contenant la boue à traiter par \m décanteur. Le courant d'air (que Ton pourrait d'ailleurs chauflTer au préalable) évapore presque toute Teau entraînée et les corps magnétiques se séparent presque secs [La Lum, élect., v^ du 7 Décembre 1881].

386. Trieuse Hilder & Scott. Un disque horizontal, portant des électros, tourne autour d'un arbre vertical sur lequel est placé un commutateur, disposé de telle sorte que la moitié dés électros sont toujours excités et l'autre moitié inactifs. Le disque rase deux tables horizontales transporteuses ^ont la ligne de séparation, suivant le diamètre du disque, sépare les électros excités des électros inactifs. La matière à trier descend sur la table qui correspond aux électros excités ^t qui entraîne avec elle, dans une caisse, la matière non magnétique. Les électros abandonnent la matière magnétique sur la table jumellée qui l'emporte dans une autre caisse.

387. Trieuse Edison. Dans la trieuse Edison, la matière À trier tombe en nappe mince d'un bac B (fig. 33), par une rainure de O'",004 de large, devant les pôles des électros E, «disposés à côté l'un de l'autre, de manière à former un plan séparateur vertical, parallèle à la nappe de matière à traiter, occupant toute sa largeur et une hauteur suffisante pour assurer la séparation. La puissance des électros, la hauteur •du plan séparateur et la distance de la nappe continue sont réglées de façon que la matière magnétique est seulement 'déviée vers les électros sans pouvoir s'attacher sur les pièces polaires ; la gravité doit donc toujours l'emporter sur la force :attractive des électros, qui n'ont le pouvoir que de déplacer latéralement les particules magnétiques pendant leur chute. En d'autres termes la résultante oblique des deux composantes

normales Tune à l'autre passe, pour toutes les positions que peut occuper une grenaille, à une certaine distance du plan séparateur.

La matière magnétique tombe en M, le reste en N.

Pour assurer une descente régulière du minerai, le fond du bac B est attaché à quelques brins de corde tendus et passant sur un cylindre G, dont le broutement produit des trépidations qui forcent les poussières à tomber d'une façon continue. Fig. 33.

On peut combiner ce mode de séparation avec les modes ordinaires, particulièrement avec un courant d*air horizontal, lequel divise les matières non magnétiques par ordre de légèreté, en deux ou trois classes qui tombent dans leurs caisses respectives, échelonnées à partir de la verticale passant par le pôle de Télectro.

Cet appareil, si simple et si original, donne bien la note du génie inventif particulier au célèbre inventeur américain.

388. Trieur Moflat. Le minerai tombe sur des tambours en fer, qui tournent autour d'électros fixes, traversés par des courants alternatifs. Il en résulterait, suivant Tinventeur, une division de la matière en trois classes : les corps magnétiques, attirés sur le tambour en fer et détachés par des brosses, les corps métalliques non magnétiques, repoussés et les poussières non métalliques indifierentes [La Lum. élect, n° du 5 Avril 1890].

389. Trieuse Kessler. L'appareil est formé d'un cylindre en fer doux soumis à l'action magnétisante d'un solénoïde parcouru par le courant d'une dynamo. Sur ce cylindre circulent deux chaînes sans fin guidées par un galet en bois ; elles sont formées de lanières de cuir réunies par des languettes

parallèles en fer doux, armées de nombreuses pointes saillantes groupées en quinconces. Un coursier en bronze dirige et maintient le minerai sur la chaîne devenue magnétique par contact.

Un levier à contre-poids sert à régler la distance entre la chaîne et le coursier et permet à ce dernier de s'écarter dés qu'un obstacle s'oppose au mouvement.

Les particules magnétiques du minerai s'attachent aux pointes aimantées de la chaîne et sont entraînées jusqu'à ce qu'elles soient en dehors de l'influence magnétique du cylindre ; elles se détachent alors et tombent dans un compartiment séparé. Une brosse rotative en chiendent, placée dans le plan de l'axe du galet fait tomber les grains de fer qui resteraient adhérents à la chaîne.

Aux mines de Mercadal (Espagne), on emploie le séparateur Kessler pour éliminer l'oxyde du fer magnétique de la calamine calcinée.

390. Trieuse Conckling. Le minerai est déversé au pied d'une courroie inclinée formant comme une table Brunton,. sous laquelle se trouvent des armatures d'électros. La partie magnétique est remontée en tête, où elle est détachée par une brosse ; le reste tombe au pied de la table.

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