ÉLECTRODES
72. Anodes. Dans le cas où l'anode est à décomposer, on la coule naturellement avec la matière à traiter. Dans les autres cas, elle est en charbon de cornue aggloméré par les moyens qui servent à l'obtention des charbons à lumière.
L'anode en graphite n'est pas altérée par un liquide dont rélectrolyse ne dégage pas d'oxygène. L'acide fluorhydrique anhydre fait exception.
S'il y a dégagement d'oxygène à Tanode, le graphite se désagrège en donnant de Tacide graphitique, des traces d'acides organiques et en dégageant de l'oxyde de carbone et de l'acide carbonique.
Dans les liqueurs alcalines, on obtient la série des acidesmelliques et dans les solutions fluorhydriques, phosphoriques, antimoniques acides, l'acide graphitique et ses produits fluorés,, phosphores, antimoniés.
73. Cathodes. Dans les traitements galvanoplastiques, la cathode est la pièce à recouvrir.
Dans les autres procédés, on la fait avec le même métal que le métal contenu dans le bain, ou en charbon de cornue.
Le charbon, toujours poreux malgré la haute pression à laquelle on le soumet, résiste mieux dans les sels fondus que dans les solutions aqueuses, où il se désagrège.
Pour les procédés employés en chimie industrielle, blanchiment etc., on emploie un métal inattaquable.
Le platine est supérieur à l'or parce qu'il n'est pas attaqué par le chlore à basse température.
On a aussi essayé des métaux platinés, mais la couche de platine se détache rapidement.
Le plaqué de platine serait bon, mais n'est pas fabriqué industriellement jusqu'ici.
Des essais, dont les résultats sont encore inconnus, ont été faits sur des électrodes en cuivre recouvert de peroxyde de plomb par électrolyse d'une solution de litharge dans la potasse.
Les électrodes sont généralement formées de plaques. Parfois le voltamètre lui-même, revêtu intérieurement en conséquence, forme l'anode.
74. Séparation des électrodes. Dans certains cas, on divise à l'aide d'un diaphragme poreux, chaque cuve électroly tique en deux compartiments contenant, l'un l'anode > l'autre la cathode. Cette cloison empêche la diffusion, dans le
bain tout entier, du liquide réduit au voisinage de la cathode, permet d'admettre le liquide nouveau dans le compartiment de l'anode et de soutirer le liquide réduit du compartiment de la cathode. C'est le cas dans Télectrolyse des solutions sulfuriques de cuivre et de fer qui doivent être soustraites à Faction du courant quand le sulfate ferrique est réduit en sulfate ferreux.
Dans dautres cas, cette pratique permet de soustraire au contact d'un gaz corrosif qui se dégage à l'anode, le métal léger qui se précipite sur la cathode et monte à la surface du bain. C'est le cas notamment pour certains procédés d'électrolyse par voie ignée des fluorures alcalino-terreux.