‹ Traité d'électrométallurgieChapitre 36 sur 187 · Importance des mesures fréquentes. Il est · texte numérisé non relu

Importance des mesures fréquentes. Il est

important de pouvoir mesurer souvent le travail consommé par un circuit voltamétrique en activité et par un bain pris isolément à un moment quelconque. C'est le seul moyen de surveiller l'opération efficacement et de s'assurer qu'elle se passe d'une façon normale.

Pour pouvoir opérer cette mesure rapidement, il est nécessaire de connaître d'avance la résistance intérieure du générateur et celle des conducteurs, dans les conditions de la marche normale. Ces mesures se font une fois pour toutes. Cela étant, la détermination du travail consommé à un instant quelconque n'exige que la mesure de l'intensité, de la force contre-électromotrice et de la résistance du bain sur lequel on veut opérer.

83. Mesure de la résistance intérieure d'un générateur (r) et de la résistance des conducteurs (r^). Les méthodes pour mesurer la résistance intérieure d'un générateur d'électricité quelconque, pile ou machine, ou celle d'un conducteur métallique sont bien connues et ne présentent aucune difficulté.

Toutefois, nous ne saurions trop insister sur la nécessité de faire ces mesures sur les fils, induit de la machine ou conducteur quelconque, amenés à la température qu'ils prennent sous l'intensité de régime du circuit, ou du moins, si l'on peut se contenter d'une approximation, d'évaluer la température de ces fils en allure normale et de modifier convenablement les

chiffres trouvés par des mesures à froid, en leur appliquant des formules reconnues suffisamment exactes dans les limites de température que supportent ces conducteurs.

84. Mesure de l'intensité (I). L'intensité se mesure aisément au moyen d'un galvanomètre ou d*un électrodynamomètre.

On peut y arriver indirectement en mesurant la différence de potentiels des deux extrémités d'une portion quelconque du circuit dont la résistance a été soigneusement mesurée. La formule d'Ohm donne chaque fois I. Cette méthode a l'avantage de n'exiger pour mesurer l'intensité et la force électromotrice qu'un seul instrument, le voltmètre, qui est d'ailleurs indispensable.

85. Mesure simultanée de la résistance d'un bain (r,) et de la force contre-électromotrice résultante (6). La résistance métallique d'un bain ou d'une série de bains et la force électromotrice inverse résultante peuvent être déterminées simultanément à un moment quelconque de l'opération.

Si E est la difierence de potentiels des anodes d'un bain,

e la force électromotrice inverse résultante,

I l'intensité du courant au moment de l'expérience,

en mesurant E et I dans une première allure du générateur,

on peut poser E — e

La formule d'Ohm simple ne peut en effet s'appliquer que dans le cas où le bain n'est le siège d'aucune force contreélectromotrice. Du moment que cette condition n'est plus respectée, il faut tenir compte du changement survenu, soit en augmentant la résistance métallique du bain de la résistance équivalente à la force électromotrice inverse, soit en diminuant, comme nous l'avons fait, de cette même force contre-électromotrice la différence de potentiels des électrodes.

En produisant un autre régime du courant (par une modifi-

cation de Içi vitesse de la machine) , sous lequel ont fait une seconde détermination, on pourra poser :

si (E + e) et (I + i) sont les nouvelles constantes. Egalant ces deux valeurs de r, :

~(I-hi) ^I '

d*o(i Ton tire : t^i ^ I ^ ^

6 = E — e— etr, = -:.

On obtiendrait directement de la même façon la résistance nr^ d'une série de n bains et leur force contre-électromotrice totale nî, en mesurant dans deux ^expériences consécutives I et E entre la première anode et la dernière cathode de la série. Les formules seraient alors :

E — we (E + éî) — ns

et Ton en tirerait :

ns = E — (? -r et nr^ = -r.

Il faut remarquer toutefois que la résistance métallique du bain varie à mesure que celui-ci s'échauffe, qu'il se dilue, qu'il devient moins acide. Si Ton veut obtenir un résultat exact, on doit opérer assez rapidement pour pouvoir raisonnablement supposer que toutes ces conditions de chaleur, de saturation, d'acidité, etc. n'ont pu changer dans l'intervalle de temps requis pour les deux doubles mesures et que la résistance métallique est restée très approximativement constante durant ce même intervalle de temps.

Il va de soi aussi que les changements de régime que l'on provoque ainsi ne doivent pas pouvoir produire d'autre réaction chimique, qui ferait intervenir une force électromotrice nouvelle. Si l'on a mesuré m et nr^ sur la série tout entière des bains, on possédera tous les éléments du travail total.

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