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Pcir la voie électrométrique

On met en simple circuit le bain d'essai, un galvanomètre et une pile dont on augmente le nombre d'éléments jusqu'à obtenir dans le bain la dissociation que l'on a en vue. A ce moment on note la déviation du galvanomètre.

On remplace ensuite le bain par une boite de résistances qu'on modifie jusqu'à ramener le galvanomètre à la même déviation. La résistance û de la boîte à ce moment est équivalente au bain et, si l'on a mesuré d'avance la résistance

propre p de celui-ci, la différence (ii — p) sera la résistance

équivalente à la fœ^ce électro^notrice inverse résultante.

En amenant alors le rhéostat à une résistance (û — p), on

mesure une intensité I et la loi d*Ohm appliquée à ce circuit

donnera : ^ ^ ^„ t /n \

I = ou g = I (12 — p)

ii — p

Dans les essais industriels, on emploie, au lieu d'éléments de

pile, une petite magnéto-machine.

80. Moyens d'étudier la polarisation. Les études à faire sur la polarisation seraient facilitées par le moyen qu'indique M. Bouty. Il conseille la disposition imaginée par M. Lippmann pour mesurer la résistance spécifique des liquides, exposée [§ 78], M. Bouty fait remarquer en effet que, si p est la polarisation de l'électrode A et p 1^ résistance du cylindre liquide ka, la différence de potentiels y de A et du Ijoint a est

y = io +p

Si l'on a déterminé i et p par la méthode de M. Lippmann et que l'on détermine y directement par la méthode ordinaire, p sera connu.

M. Bouty a expérimenté que pour chaque valeur attribuée à la force électromotrice et à la résistance correspond une valeur limite de la polarisation totale toujours inférieure à la force électromotrice extérieure et il s'établit un courant permanent d'intensité convenable pour maintenir cette polarisalion limite.

En faisant usage de courants très faibles, on peut rendre io négligeable si l'on a la précaution d'employer une résistance extérieure énorme; alors y = p^

[Voir aussi les dispositifs de MM. Bouty et Poincarré § 78].

81. Détermination des trois facteurs de la résistance totale (r, r,, nr^, La connaissance de la force électromotrice inverse permettra de fixer le nombre de bains de la chaîne voltamétrique ainsi que nous l'avons vu, si l'on

doit se servir d'un générateur donné, produisant dans les meilleures conditions un courant de potentiel connu. Si le choix de la machine reste à faire, on la prendra capable de desservir un assez grand nombre de bains, attendu que c'est là la disposition la plus avantageuse. Ce nombre de bains dépendra de la valeur plus ou moins élevée de la force électromotrice de réaction, du prix du métal des anodes, du coût de la force motrice, du système de moteur employé, etc. Le système du moteur est à considérer en ce sens que si Ton dispose, par exemple, d'une chute d'eau assez basse, ne pouvant actionner que des roues hydrauliques ordinaires, on obtiendra difficilement et seulement au prix de transmissions coûteuses et sujettes à des bris fréquents, une vitesse considérable et par conséquent une force électromotrice élevée à la dynamo. Une chute d'eau de grande hauteur au contraire permet de se servir pour moteurs de turbines tournant à grande vitesse et de faire marcher les dynamos à un nombre de tours propre à obtenir une force électromotrice élevée, qui pourra desservir un plus grand nombre de bains.

Le nombre de bains étant fixé, on en déterminera les dimensions (surface des anodes, nombre de plaques de chaque bain) pour que, en y ajoutant la résistance des conducteurs, on obtienne une valeur convenable du rapport

R [r, (conducteurs) + nr^ (bains)] r [rés. int. de la machine]

On possédera ainsi les valeurs de tous les facteurs I, g, r, r,, r,, ^i du travail total, si l'on fait abstraction du travail consommé par le transport des molécules métalliques de l'anode à la cathode.

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